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d'azote absorbé par celte récolte est de 740 kilogrammes. Or le fumier de ferme analysé par M. Boussingault reiifetmait 7^ de potasse et de soude; nous avons, pour 740 kilogrammes, la quantité de 3*^,7 d’alcalis fixes, c’est-à-dire une quantité beaucoup plus grande que celle qui serait néccs^ire pour fourtiir à la récolte.
Mais le fumier de M. Boussingault tient sa composition spéciale des substances dont il est formé, parce qu’outre les résidus des récoltes, on y mêle des cendres de tourbe qui contiennent assez de sels alcalins ; dans d’autres circonstances, if pourrait y avoir des fumiers moins riches en alcalis. Il serait doue essentiel do s’assurer, dans tous les cas, de leur richesse alcaline, par l’incinération d’un poids donné de ces engrais. Les cendres lessivées, on traitera l’eau de lessive. par la méthode, indiquée page 51. Connaissant alors la cofnposition des plantes à la culture desquelles on veut les appliquer, on pourra juger des additions qu’il sera nécessaire de faire aux fumiers pour qu’elles y trouvent toujours les éléments nécessaires à leur végétation. Si les terres ne recevaient pas d’engrais, ce serait alors 1,76 kilogr. de potasse et de soude par hectolitre de blé qu’il faudrait restituer au sol. Après avoir, préalablement délayé la potasse dans l’eau, on en humecterait un tas de terre calcaire bien sèche que l’on brasserait à la manière des mortiers, pour la répandre ensuite à la surface du champ. • .
S II. -r Cendres. '
Les cendres des Végétaux renferment fa potasse dans des’ proportions très diverses, et sOus forme de diiïérents sels, de chlorhydrates, sulfates, carbonates.
Sans SC livrera leur analyse complète, on peut arriver à déterminer la richesse des cendres en alcalis par l’emploi de
AGROLOGIE.
l’alcalimètre de Dcscroizilles. On fait bouillir 50 grammes de cendres dans 2 décilitres d’eau pendant 10 minutes, on iil« tre avec assez d’eaq pour porter le volume de la scdution à 5 décilitres. On opère ensuite comme il est prescrit pour l’usage de cet instrument, et sur une partie de la liqueur. Le résultat donne la quantité totale d’alcali, potasse et soudej et non pas seulement celle de la potasse. On pourra alors précipiter la soude de la partie restante du liquide par le pioyen de l’antimqniate de potasse, et obtenir par soustraction te poids réel de la potasse. , . .
Les cendres de plusieurs plantes donnent une. quantité con*, sidérable d’alcali (potasse, soude), comme on peut le voir dans le tableau suivant extrait des ouvrage deKirwan, Yauquelin,- Berlhier et ^rzélius.
Un million de parties de la plante sècbe ont donné :
Fanes de pommes de terre 150Ô
■ Fumelerre.. ....... t 790
Absinthe • 730
Vesces • • * .' • 275
Fèves .' ,. 200
Chardon . 196
. Marrons d’Inde. 100
Fougère 62
Vigne. 55'
Pin. 39
Orme. '....; 39
Sapin. '. 23 .
Charme. , . . ' 16
Chêne 15
Hêtre. 12
Pin '. 9
Peuplier 7
Les cendres de bois flotté ne donnent presque point de po<tasse.
Quant aux cendres ellcs-mènaes, celles de charme contiennent 0,5065 de potasse, colles de sapin 0,2820, celles dp pin
0,3166; Cette richesse saline ne permet pas de les semer sur le sol sans précaution, car l43 kilogr. de cendres de charme, par exemple, suffiraient pour rendre au sol tout ce qu'il a perdu de potasse par hectare, en portant une récolte de s6 hectolitres de blé. Or, cette quantité est à peine le quart dû piètre que l’on répand sur les prairies artificielles, et qui ne poudre que légèrement le terrain. Aussi convient-il mieux de se servir de cendres mêlées à trois ou quatre fois leur poids de terre, dans la proportion de l’alcali que Ton veut restituer au sol.
Les trèfles, le tabac, les plantes huileuses semblent profiterle plus-de l’application des cendres. Leurs' effets sont aussi très ■remarquables sur les terrains acides et les prairies à cartx. De» contrées entières qui, par leur formation géologique, sont privées de potasse, emploient une- immense qùanlité de cendres nécessaire à leur fertilité.
Les cendres de houille -renferment très peu de potasse, or-^ dinaîrement à l’état de sulfate. La quantité en est très varia-^ ble. Ainsi les cendres de charbon- de Lowenthal en Carinthlo donnent à l’analyse près de 0,05 de sulfate de soude , d’autres renferment un peu de potasse, tandis que le plus souvent les cendres de tourbe ne contiennent pas un atome d’alcali. Cependant Davy a trouvé dans quelques-unes une petite quantité de sulfate de potasse. C’est donc par d’autres qualités,' par ' les sulfates et les phosphates terreux qu’elles contiennent, qu’-elles sont appréciées.
Les cendres lessivées n’ont de valeur que par ces mêmes sulv ' stances, car l’eau en a enlevé tout le carbonate de potasse ou 'de soude-, il n’y a que les cendres provenant des savonneries qui aient une autre utilité, parce qu’elles renferment en ou-* tre des matières grasses ou huileuses; quelquefois aussi ces dernières cendres contiennent un peu d’alcali à l’état de savon. ' ' < v'
ACROLOGIET.-
■ Section II. — De la soude.
Nous avons vu, dans la première partie de cet ouvrage^ que les deux alcalis minéraux se substituaient souvent l’un à l’au~ Ve f que Tun et l'autre existaient toujours.sîmii]tajiément dans les plantes, dans ope proportion qui variait selon les sols où elles étaient cultivées. Cependant il est certain que dans les nétres la potasse est beaucoup plus rare que ta soude, et que la substitution dont nous parlons n’est pas toujours avantageuse quand il s’agit de remplacer complètement la potasse par la .soqde; cette derpière est donc, moins absolument nécessaire que la preipière. . •
. On administré-la soude aux plantes ou par le moyen du sel marin (chlorure de sodium), eu sous forme de carbonate de soude obtenu (le ee sel par la fabrication. On a attribué aU sel marin des qualités nuisibles à la végétation ; les anciens semaient de sel les terres condamnées; on a pu voir plus baut (p.- S96) ce que l’on deVait penser de ce préjugé, et les vastes étendues' de terres salines soumises à la culture ont prouvé que le sel n’était nuisible que par son excès. On a prétendu aussi qu’à petite dose il n’avait aucun bon effet sur |es plantes. Les expériences que l’on a tentées pour en constater la vertu n’ont pas dù réussir partout nuisible sur les terrains salés, le sel a dû être sans action sur ceux qui possédaient la dose (le soude convenable, et il a été utile à ceux où elle manquait, C’est ce qui explique les contradictions nombreuses dans lesquelles on est tombé à son égard.
AI. Lecoq, ayant fait ses expériences d'abord sur des plantas supportées par du coton nageant sur une solution d’un centième de sel, a trouvé, aprèsdeux mois de végétation, les résultats suivants, comparativement aux plantes nageant sur l’eau distillée*.
.(ty Reclierches sur l'emploi des engrais salins, Clermont-Ferrand, t8,32, p. 20 et suiv.
ÂLIHENTATIOK VÉSÉTALE
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