AGItOLOGlB
■présumée de deux ans au plus. Or, deux ans de plus à attendre les résultats d’un déboursé représentent po'ur le fermier, qui est un vériUible industriel , un quart de la valeur de cette avance. Ajoutons que quand un engrais doit avoir une longue durée,les intervalles de jachère ou d’inculture pendant lesquels il .profite aux plantes adventices sont beaucoup plus longs, et qu’ainsi les plantes cultivées sont loin d'en recueillir tous les principes nutritifs. C’est ce qui explique très bien le prix plus élevé auquel on paie çcs principes dans les engrais hâtifs.
Cette discussion, en prenant pour base les valeurs réelles indiquées'aux cultivateurs parleur expérience journalière, réduit la théorie des engrais à ses véritables principes et en fait. disparaître tes anomalies qui paraissaient si düTicilcs à expli-; quer. Sans doute une matière dont l’évaporatioq marche plus vite que la végétatiob perd toute la valeur qui se dégage inutilement , mais dès que l’azote s’y trouve fixé de manière à se dégager dans le même temps que la plante met à croître, iléSt dans les conditions les plus favorables et tes plus appréciées , d'autant plus qu’il se présente sous un volume moins grand et plus facile à transporter; à partir de ce point, plus le temps de la décomposition de la matière et du dégagement de l’azote est long, moins l'engrais est estimé, et il l’est d’autant moins que le volume est plus considérable, coûte plus de frais de transport, et par conséquent que le cercle de ses acheteurs est plus .resserré.