L.ibours profonds. 120 f. • e
OR kiloar. dcgraineà I20fr. lelOO ' 13 20
Cinq faucliages par an, à raison de 8 fr. 50 c., pendant
quatre ans . . . 170
Faner. rijerbc et la rentrer . . .' . . tM)
Loyer, du terrain pendant cinq, ans 500
201 quintaux de fumier à 1 fr. 30 c 205 20
Intérêt de 790 qtlintauxde fumier, valeur 1 ,027 fr., [len- '
dant six ans • 3os lo
prix de 610 quintaux de luzerne, ou, par quintal 2 fr. 3-r&.\
C64 . AGROLOCre.
en 'vendant 6 fr. le quintal , on voit que cette opération présente un bénéfice de 2,344 fr. par hectare. ' ^ , ,
Si, au contraire, on avait eu des terres neuves pour la lu- . • zerne, pn se serait borné à donner 600 quintaux d’engrais pour favoriser la première croissance de la plante, et alors le compte changeant de face, 640 quintaux , coûtamt 1,254 fr., revien- ' (Iraient seulement à 1 fr. 96 c. le quintal métrique , et dans les terrains où il n’aurait pas fallu employer d'engrais, et où le* plâtre’ aurait suffi beaucoup moins encore. Mais ces terrains, craignant la sécheresse en été, auraientdonné de moins bonnes récoltes de foin.
. Cette longue déduction était nécessaire pour montrer com- '
, ment la luzerne se refuse à nous indiquer la valeur de l’engrais qui. lui est consacré; c’est une plante vraiment merveilleuse,
’ qui ne demande qu’une avance de fumier qu’elle restitue fidèlement. On peut la considérer comme un habile mineur qui va , . , chercher dans la profondeur dé la terre les filons de la richesse Végétale qui y est enfouie ; mais , quand la mine est épuisée ,. elle se refuse bientôt à fouiller inutilement la terre. C’est pour cela qu’après une période d'engouement on voit les cultivateurs se dégoûter d'une culture qui n’entre pas dans un cours régulier d’assolement d’un petit nombre d’années. .
Nous ne pouvons aussi nous empêcher de réfléchir à l’impuissance de la lutte des contrées méridionales contre celles où l’herbe pousse spontanément, en fait de productions animales..
Qn a affirmé que l’agriculture prussienne pouvait obtenir du foin à 90 c. les 100 kilogr. ; et nous, avec les moyens les plus perfectionnés, nous arrivons seulement à le produire à 2 fr. 3 4 c . , et il se vend 6 fr. prix moyen. Nos cultures spéciales peuvent seules rétablir l’équilibre entredeux pays si diversement dotés..
§ V. — Garance.
Chaque année, la culture de la garanpe prend une plus
AUUEXTATION VÉGÉTALE. 665
grande extension dans ledépartement de Vaucluse, et un grand ’ nombre de terres sont livrées parcellairement à des cultivateurs qui cultivent cette plante sans engrais. Toutes les terres qui n’ont pas encore porté cette racine fournissent une récolte ’ qui paie les frais.de la culture. Si le sol est profond et riche, On en retire encore une seconde, et quelquefois une troisième récolte ; mais la plupart des- terres témoignent de leur épuise*, ment dès la seconde récolte, et alors la garance ne peut plus y être cultivée avantageusement sans fumier.
Cette plante a donc, comme la luzerne, la propriété d'épui-" ser la terre de-sucs qu’elle affectionne, et qui, cependant, ne ' sont pas les mêmes que ceux qui conviennent à la luzerne, car la gai'ance réussit merveilleusement sur les défrichés de luzerne. C’est, pour le problème de la nutrition des plantes, une nouvelle donnée qui ne saurait être négligée.
On est revenu si souvent à la garance dans les terrains pa* ludiens fortement calcaires, où le défaut de ténacKé rend l’arrachage peu coûteux, que ces terres ne produisent plus de .garance sans etigrais. Ce.i^ui leur restait de fécondité naturelle pour cette plante, il y a vingt-cinq ans, nous avait fait Hlu- ' sion , et l’analyse des' résultats Obtenus nous avait fait croire que 100 kilogr. de racines provenaient de 1,300 kilogr. d’engrais; nous sommes aujourd’hui beaucoup plus près de la v^ 'rite, puisqu’on peut penser que dorénavant toute la garance produite par les palus, provient seulement de l’engrais. On y emploie 1,812 krlogr. de fumier du pays, équivalant à 1,4.50 d’engrais normal pour obtenir 100 de garance. Les bons cultivateurs fument l hectare avec 72,000 kilogr, de fumier équivalant à 57,600 kilogr. d’engrais normal, et récoltent’ 3,960 kilogr. déracinés. A l’époque de nos anciennes observations, la terre contenait donc environ 150 de sabstances nutritives, propres à la garance sur 1 ,3CO. Cette provision a été épuisée, et les racines emploient ainsi en fumier 3 vingt-sixièmes, cu'
QÜÜ . AGROLOCIE. , .
SUS. Ainsi 100 de futnier produisent 6,8 kilogr. de racine de garance. En supposant cette racine au prix naoyen de 75 fr. Içs 100 kilogr., celui du fumier employé est donc de o fr. 10c. . . ' . La beauté de ce résultat explique bien pourquoi, malgré les avances considérables à faire, malgré l'incertitude du succès ■ après de si grandes mises de fonds, on recherche soigneusement l’engrais dans les pays à garance; poiurquoi on va le clierchcr au loin, pour l’employer à cette culture. On l’achète encore dans quelques villes des environs à 1 fr. le quintal paétrjque, et, employé à la garance, il acquiert une valeur de >5 fr. I Mais ce résultat n’a fieu que sur les terres frqtches> quoiqu’elles ne soient pas arrosées. Nous verrons, en parlant . des terres sèches, qui sont les plus nombreuses, qu’il est fort . différent.
§ VI. — Données sur la valeur du fumier employé à quelques autres . • cultures.
Ici se terminënt les observations directes que nous avons . faites sur la valeur des fumiers employés dans les terres frai- , cbes. Il y aurait encore bien des faits à recueillir, mais ils ne peuvent être réunis qu’au moyen de recherches si longues et si réitérées,, que nous n'espérons pas pouvoir les entreprendre et les terminer de longtemps. Nous nous bornerons donc à consigner ici quelques observations faites par d’autres sur le sujet * qui nous occupe. , ‘ •
M. Crud a indiqué, dans sa dernière édition de VEconomie de V agriculture, l'absorption d’engrais faite par diverses espèces de végétaux. Quoiqu’il n'ait pas assez distingué, selon*' nous, les effets produits par la richesse acquise antérieurement et par leapngrais, il peut être utile de recueillir et de comparer ses observations. ■; , , > • .
Il estime qp’un hectolitre de graine de colza absorbo933 kilogr, ..de fumier ; M. do Woght porte cette quantité à 995. .
alimentXtiox végétale.
CcUc didërcncc peut provenir de la diiïéronte qoalité des cn- ■ gfais, mais elfe h’e*t pas assez grande pour qu’une de ecs assertion» ne serve pas ^e vérification à l’autre. Prenant la • moyenne de ces données, nous admettons que dans les terres fraîches du Boulonnais et du Holstein tOO kilogr. de fumTer ‘ produisent 0, 1 1 5 hectol. de graine, et', au prix de 90 fr. pourl’hectolitre de colza , nous aurons 9 fr. 30 c. pour la valeurd’un quintal métrique d’engrais employé à cette culture ; ce prix n'est probablement inférieur à celui de l’engrais destiné au bloque parce que sa qualité n’est pas égale à celle de l’engrais ■ normal. • “ : '
M. Crud (1 298) attribue eücoro à 100 kilogr. de fudiier la production de 230 kilogr. de ponunes de terre. Cette donnée, qui porterait l'engrais à la valeur excessive de 7 fr. 70 c., • nous paratt exagérée et dépendre de l’excellent état des terres que cultivait cel agronome. M. de Woght estime que 100 livres de blé absorbent 1,19 de richesse, tandis que 100 livres de pommes de terre absorbent seulement 0, 1 . D’après cette' observation, et en s’en rapportant è la consommation de l’engrais par le blé, 100 livres de Wé exigent 1249,5 livres de fumier, ce qui représenté la valeur de 1,19 de richesse de M. de Woght; par conséquent 0,1 de richesse équivalent à • 105 livres de fumier qui produisent 100 livres de pOmmesde . teri(e : ainsi, 95 kilogr. de pommes de terre pour 100 kilogr. ’ de fumier. L’faectohtre de pommes de terre pesant 65 kilogr. et valant moyennement 2 fr. 50c., nous.aurionsdonc 3fr.65c.' pour valeur de 100 kilogr. de fumier. Tliaër arrive absolument au même résultat. Il admet (g 1255) 44 hectolitres pesant* 2,860 kilogr. pour le produit de trois chariots, ou 3,000 kil. ' de fumier, ce qui donnerait aussi 95 de pommes de terre pour ' 100 de fumier. Ce résultat nous parait excessif et semblerait: indiquer que la pomme de terré absorbe, outre le fumier, une' grande quantité de sucs à.ratm»sphère, dont il faut bien tenir
668 • • AGROLOGiE. • > i
compte dans certains climats; et ce qui semble Je prouver, c'est que, cultivée avec des do^s dilïérentes éle fumier, son ‘ .produit n’est presque jamais relatif à ces doses, et qu’elle .donne quelquefois un plus fort produit sur un gazon rompu que sur un terrain bien fumé. Il s’ensuivrait donc que cette plante est tout à fait impropre à nous indiquer la valeur de‘ l'engrais , et que l'on ne peut compter sur les résultats que. Yious avons indiqués. . . . . .
... 31. Crud attribue aussi à 1,500 kilogr, de fumier la facpllé do produire 100 kilogr. de filasse de chanvre» et par . conséquent à 100 kilogr. de fumier une production de G, 6 kil., •ce qui, à l fr. le kilogr., donnerait.Gfr. COc. poui;ia valeur de l'engrais consacré au chauvre, L’excelleot état des chêne- , vièresdu Boulonnais et le vieux engrais, qu’elles renferment doivent nous rendre très réservés pour admettre cette aêsertioni 31. O. Lcclerc-Thouin, à qui nous devons de judicieuses obser-, vations sur la culture de l’Anjou, nous apprend qu’ou y fume, avec 2 mètres cubes ou 1,500 kilogr. d’engraisj un terrain . produisant 65 kilogr. de filasse, ou 4,03 kilogr. do Blasse par 100 d’engrais, ce qui ferait revenir celui-ci au prixdeSfr. 71c.
Il se vend dans le pays 75 c. les ipo kilegr. . .
Section II. — Valeur de l’engrait dans les terres sèches.
• .» , ^ ** ^ Sous le nom de terres sèches» hous comprenons celles qui, au mois d'août, après huit jours de sécheresse, à 0>",33 de profondeur, renferment au plus 10 centièmes dq leur poids il'cau. C'est l’état de la plus grande partie des terres de la . région sud-est de la France. Ici l’engrais ne passe pas immédiatement dans la v^étatioa, car celle-ci se .trouve interrom- . ^e une partie de ranpéc. Il reste donc à ou, eltposéaux inlluences de l’atmosphère, se déc.omposant en pure perte, et ‘ celte déperdition amène forcémçnt .une grande diminution
dans la valeur du fainier qui y est employé. Çlle est nécessairement variable selon les climats; aussi rien n'est moins absolu que les déterminations qui vont suivre et qui résultent d’observations faites dans le département des Boucbes-du-Rhône'.
■ • ' § — Froment.
■ La première base sur laquelle nous avons assis nos recher- • dies sur la valeur de l’engrais appliqué au froment dans les terres sèches, c’est le dépouillegient des livres de l’exploitation du château de Pomerols, près Tarascon, dirigée par nous-méme , pendant plusieurs années. ■ ■
Mais ces données ne pouvaient suffire et offraient des résultats trop divergents. Telle terre produisait une récolte ' ' •
moindre l’année où elle avait été bien fumée que celle où elle; n’avait pas reçu d’engrais ; quelquefois, dans.la même annéè, si l’hiyer et le printemps avaient été secs, il se manifestait une . * ; '
disposition générale à avoir plus de blé sur les terres non. fumées que sur celles qui l’avaient été. Cependant un fait restait • évident, c’est que les parcelles qui recevaient une dose réglée • de fumier portaient des récoltes dont la moyenne était supé- , ’•
rieure d’une certaine quantité à-cellè des terres non fumées. Il , ’ .
ne pouvait y avoir de doute sur la marche â suivre dans les recherches qui nous occupaient. R fallait- réunir un grand . • nombre de résultats de l’une et de l’autre classe, et les compa- . rer entre eux, sans s’occuper dés anomalies fréquentes qu’une . multitude de causes météorologiques et agricoles venoient introduire dans les données partielles dont ils se composaient.
Pour une nature de terrain dont le plus grand défaut est celte < .
incertitude dans les produits, il n’y avait que l’observation en grand qui pût faire disparaître les anomalies. En procédant ainsi, l’ordre s’est introduit dans nos recherches, et, en pre- ■ naill en masse la quantité de fumier que nous avions employée
CTO . ACBOLOG(E. •• •
pendant dix ans et la quantité excédante du blé produit par son ‘ influence, leur rapport s’est trouvé d’accord avec ce que nous ' indiquaient les chilTres positifs pris sur un grand nombre d’autres propriétés exploitées selon divers modes de culture.
^ous avons divisé en deux classes les domaines observés : ceux de la première classe fument leurs terres tous les quatre ans avec une quantité moyenne de 330 quintaux métriques par hectare ; ils font, pendant ce temps, deux récoltes de blé suivies chacune d’une année de jachère, et produisent par ces deux ■récoltes de 38 à 30 hectolitres de blé.
Ceux de la seconde classe n’appliqupnt pas de fumier à leurs terres ; il est réservé pour les prés et les légumes nécessaires à fa ferme , et est insuflisant pour les terres à blé , ou au moins elles en reçoivent si rarement et en si petite dose, que la quantité n'en est pas appréciable. Prises dans les mêmes qualités de soi que les précédentes, ces terres produisent en deux récoltes, faites, en quatre ans, de 1 8 à 20 hectolitres de blé par hectare; si quelquefois elles s’élèvent à 24 hectolitres, elles baissent sou- . vent aussi à 16, et l’on peut tepir les deux chiffres ci-dessus comme un produit moyen assez constant dans les terres où la jachère est bien conduite. .
C’est donc un produit de JO hectolitres ou 800 kilogr. de . blé qui résulte de 230 quintaux métriques de fumier, ou environ 3*^,4 de blé par tOO dé fumier, et l’bectolitre étant toujours supposé au prix moyen de 22 fr. , nous obtenons 0 fr. 033 pour prix de lOQ kilogr. de fumier normal. Je me , borne p faire observer pouf le moment que ce prix est inférieur au prix vénal de cet engrais. ,
^ . . S II. — Betterave. . •
Quand on a assuré la sortie de la betterave et que les ploies a'arrivçnt pas trop tard à la fin de l’été, cette récolte est une'
AJ.IMÉXTATIOS ■VÉGÉTALE. . ftTl de celles Hai réussissent lé mieux dans les terres sc-ches. Mais ces chances, et l’interruption de la végétation en été, réduisent le produit moyen à la moitié environ de ce qu’il est dans les terres fraîches, avec la même dose d’engrais. Noos avons vu que dans les terres fraîches et arrosées l’engrais avait une va^ leur de 2 fr. 89, employé à la culture des betteraves dans les terres sèches; sa valeur sera donc de 1 fr. 44 , et nous remarquerons ainsi que sur cette nature de terre il a une plus grande valeur par cet emploi que lorsqu’il est destiné directement à la cuKure des céréales. ' ' •
9 III. — Garance. . . • • •
Le produit moyen de la garance, traitée avec 57,600 kilogr. d’engrais normal dans les terrains secs, n’est plus que de 1,700 kilogr. Ainsi nous avons 100 de fumier pour 9.3 de garance, et le fumier a le prix de 2 fr. 19 c. Cette valeur élevée est en- "tore une forte prime pour son qmpjoidans cette culture. Aussi, dans les pays où il n’y a plus de terrain neuf pour la garance, l’engrais est-il soigneusement recherché et amené de fort loin.
9 IV. — Oliviers. , . ■
C’est dans son emploi à des cultures qui , par leur durée', compensent l’irrégularité des saisons , que le midi trouve le moyen de rendre aux engrais cette haute valeur que leur infuse souvent la sécheresse de ses terres et de son climat/ Dans notré mémoire sur la culture des oliviers, nous avons porté, d’après les résultats d’une longue suite d'observations, le produit de 100 kilogr. de fumier à 3 kilogr. d’bude. En partant de cette base, nous trouvons' que le kilogr. d'huile étant au prix moyen de 1 fr. 60 c., celui de fumier est de 4 fr. 80 c. L’engrais que Von consacre à cet arbre est le plus À)uvont d’une vàleut biei) inférieure à celle do notre engrais nor-
<ô~:2 . A&RÔLOGIE. • ■ ■
mal ; mais tes expériences ont été faites avec l’engrais normal lui-mème. ' '
Cet emploi serait une source de richesses s’il n’était nécessairement borné par le peu d’étendue des vergers d’oliviers et par le petit nombre des plantations nouvelles qui se font.
. ■ S VL — Vigne. > •
Nous ne pouvons donner encore que des. approximations pour la valeur de l’engrais appliqué à la vigne. Aucun des cultivateurs soigneux auxquels npus nous sommes adressé n’avait observé comparativement le produft des vignes fumées et non ' famées en tenant note des résultats. Ils n’ont pu nous donner que des estimations basées sur leur tact agricole, et plus ou moins arbitraires. Ce n’est que par la comparaison de plusieurs de CCS réponses que nous nous sommes formé une idée du pouvoir que l'on attribue au fumier dans le département du Gard, pays où les vignobles sont traités en grand.
Une vigne produisant du vin de chaudière y donne une récolte de 3 cinquièmes en sus quand elle est fumée. La récolte
moyenne des vignes non fumées étant estimée à 60 hectolitres par hectare, elle produit 96 hectolitres avec l’aide de l’engrais.
Cet engrais estcomposé de 210 quintaux métriques d’un mélange de roseaux secs et de 1 quart de fumier d’éc.ùrie , ce qui ‘SC réduit , par les équivoicnts , à 1 50 d’engrais normal. Cette fumure est renouvelée tous les trois ans , pendant lesquels la vigne ayant produit en plus 108 hectolitres de vJii, chaque centaine de kilogrammes de fainier produirait 0,72 hectol. de vin d’une valeur moyenne de 5 fr,, ou 3 fr. 60 c. pour 100 kilogr. de fumier. -
. Nous regrettons dc' ne pouvoir citer encore aucun résultat certain qui nous apprenne la valeur. (Je l’engtais appliqué aux *
ALIMRRTATIOK VÉGTÉTALE. 673
mûriers , mau noos né tarderons pas à les avoir , et tout nous porte à croire qu’elle n’est pas moins considérable que dans ses applications à la vigne. Malheureusement les pays qui sont le mieux pourvus de ces deux cultures sont aussi ceux où l’emploi de l'engrais sera borné par sa rareté.
Section III. — Examen de$ riiullats.’
Les résultats que nous avons obtenus pour la valeur de l’entrais normal sont donc les suivants :
Froment
Beiteraves. . . .
Prairies..'. ...
Garance .....
Colza
Pommes de terre?
Chanvre
Oliviers
Vignes.^
Le prix vénal moyen du fumier est de 1 fr. 30 c., mais il est diflicile d’en trouver à acheter, excepté dans les villes, et alors les frais de transport viennent s’ajouter au prix d’achat.
Nous voyons , par ce tableau : 1® que les terres fraîches obtiennent plus du double de produit de la même quantité d’engrais, ce qui tient à la continuité de la végétation dans ces ■ terres ; ^® que plus une culture exige de capital de première mise, plus les rentrées sont éloignées et plus la valeur de l’engrais qu’on leur consacre est considérable; 3® que les cultures arbustives qui vont chercher dans la profondeur de la terre la fraîcheur nécessaire à la végétation et lui donnent le moyen de SC prolonger dans la saison chaude , rétablissent l’équilibre entre les terres sèches et les terres fraîches, pour le prix du fu-' mier ; 4® que la culture des plantes qui paient richement le
Tema frafobe*
al NjTO»«e».
Tem* tèabea.
674 ''AGBOLOGIE.
fumier donne le Véritable moyen d’en faire produire, et est le plus grand encouragement qu’un pays poisse recevoir pour la multiplication des bestiaux. Ainsi , dans un pays où l'engrais normal se vend 1' fr. 30 c., il est produit par les consomma^ tions suivantes :
Avoine 5 kil. • f. 90 c.
Foin 10 • 60
Paille. '. 5 • 07
Le cheval produisant 40 kilogr. de fumier qui valent de. prix vénal sa ration ne coûte donc plus que 1 fr. 5 c.; le prix en est réduit d’un tiers.
Les chevaux du pays , nourris avec l’excellent foin qu’on y récolte , et ne recevant pas habituellement d’avoine comme ceux des rouliers, reçoivent également SO kilogr. de nourriture, savoir :
Foin. 15 kil. «f.SOC.
Paille 5 • 07
Si nous comparons, d’après les expériences de M. Boussingaùlt, la valeur réelle des fumiers obtenus par-ces deux nourritures d’après la -quantité d’azote qui y est renfermée, nous avons pour la première :
• Avoine. 5 kil.- • 0,d87
Foin 10 0,115 .
Paille. 3 0,013
Pour la seconde : ■
Fois . 10 0,172
Paille. « 0,013
La différence n’est que de trente millièmes d’àzote; ce qui
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« . ÀLI.MHNTATIOX VÉeÉTAI.E. ’ 675
Cciil uno diminution d'un quart sur la valeur des 50 kilogr. d« fumier produits. En retranchant 53 c. du prix 97 c. de la ration, nous aurons nourri nos chevaux pour 45 c. par jour. Ces ' faits n’ont besoin que d’étre bien connus pour que l’éducatioh des hestianx. reçoive une forte impulsion. En effet, n’entendons-nous pas dire sans cesse que le bétail est un mal néces- ■ saire^ que ses comptes se soldent toujours en perte? Cela n’a rien d’étonnant quand nous voyons la plupart de ces comptes n’ôlre pas débités de la valeur des fumiers ^ d’autres (Roville) , üù ils ne sont passés qu’à 3 fr. les 10 quintaux métriques,
• c’est-à-dire à peine au tiers de ee qu’ils rendent au proprié-
* taire par l’emploi le .moins avantageux ; ailleurs (Grignon) de "3 fr; par 375 kilogr. de fumier ou 53 c. le quintal métrique, environ la moitié de leur valeur réelle. Mais que les faits que nous avons cherché à établir soient mis une fois en lumière, que les cultivateurs distinguent enfin la portion de leur récolte ■qu’ils doivent à la fertilité naturelle de la terre de celle qu’elle aci]uiert par l’addition des engrais, et dés lors, comprenant leurs véritables inléréts, ils chercheront à produire cette pfécieuse matière dont chaque kilogramme représentera pour eux ce poids donné de récolte avec d’autant ))lus de certitude qu’ils cultiveront micul^ et que leurs cultures seront uiieux adaptées au sol et au climat.