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météorologique de la contrée. Qui n’a vu des champs sabloo-' neux couverts de joncs et de latchcs? qui n’a vu des champs argileux couverts de labiées? Ainsi les expériences de labora-r toire ne peuvent fournir aucun indice certain de l’état du terrain relativement à l’humidité. Mais ne serait-il pas possible d’obtenir une synthèse de toutes les circonstances qui font varier l’état du terrain, et d’arriver ainsi d’un seul coup è préciser ce que l’on doitentendre par un terrain frais et ub terrlin sec, et ce que désignent par là les cultivateurs, afin de mettre de plus en plus la langue de la science d’accord avec celle de la ' pratique? , • . , , • . . ,
Pour y parvenir, n(ws prenons une portion de terre à;3^ centimètres de profondeur, nous la pesons immédiatement; on la fait ensuite dessécher. dans une étuve à 100 degrés; la diffé- . rerice de poids nous donne la t]uantité d’erau que contenait la terre. Pour qu’elle soit saine, il faut que, deux ou trois jours après les plus fortes pluies^ elle ne. renferme pas plus de la moitié de sà capacité bygroscopique d’eau , et qu’au mois. ■ d’août, après huit jours de sécheresse, elle en renferme au, • moins 0,'10 de son poids. Les terres qui, à 33 centimètres de ' profondeur, retiennent habituellement une quantité d’eau s’élevant de 0,15 i 0,23 de leur poids, sont réputées teyrês fraîches; celles qui retiennent moins de 0,10 sont des terres sèches; au-dessoüs de cette quantité, l’herbe commencéi jaunir., Pour ne pas être obligé à faire ces essais sur lé terrain
même et pouvoir les réserver, pour le laboratoire, on peut mettre l’échantillon de terre que l’on veut essayer dans un flaconde cristal à large ouverture, bien bouché à l’émeri. ïl y conserve son humidité, pourvu qu’on remplisse à peu près le flacon. . A la campagne, nous nous servons aussi, pour la dessiccation^ d'une large capsule de fer-blanc à double fond ; on coule du ■ suif entre les deux fonds, et, en l’échauffant, l’on élève facile^ , ment la cha1eur.de la terre à 100 degrés et plus,.
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Plus la terre est forte et l'accès de l’air diflieile entre ses molécules, et plus la grande quantité d’eau est nuisiblc.-Cne' terre bien labourée conserve plus longtemps sa fraîcheur dans les couches inférieures; la continuité étant rompue, la capillarité des terres de la surface ne s’exerce pas aux dépens deS; couches inférieures; elles peuvent être très sèches, et l’intérieur se trouver frais.
Cette recherche de l’état de fraîcheur et de sécheresse des sols rend compte d’une de leurs propriétés les plus importantes, do celle qui constitue une grande partie de leur va- ' leur ; on ne saurait .donc trop en recommander l’étude aux agronomes.