CHAPITRE IV
Aptitude des terres d attirer l'buinldltë de l'atmesplicre»
Pour évaluer cette propriété, on étend les terres desséchées ' SUT' des plateaux de verre, que l’on recouvre de cloches plongeant dans l’eau par le bas. On pèse les terres après 12, 24, 48, 72 heures. On s’aperçoit alors l° que l’absorption diminuede vitesse à mesure que les terres se sèchent; 2" qu’elles absorbent plus pendant la nuit que pendant le jour, la tempéra- ' ture restant égale ; 3° que la faculté d’absorption suit le même ordre que l’hygroscopicité, si ce n’est que le terreau a plus d’action sqr l’humidité atmosphérique que le carbonate de magnésie, tandis que ce carbonate, complètement imbibé, retiënt beaucoup plus d’eau entre ses molécules que le terreau.
■ C’est de cette propriété que H. Davy voulait conclure la valeqr des terrains, par cette considération que ceux qui en sont le ‘ plus doués possèdent le plus de torreau ; mais les autres difTé-; rences de composition minérale rendent le problème tout é
• . 154 ■ . . AGROLOGIE. ,
fait rmlét^rtninèet saris application possible ; d’ailleurs il faudrait «ncore prendre on considération la nature du terreau qur • renferme la terre. >.■
Voici quels ont été les résultats des expériences entreprises par Schübler, sur 5 grammes de chaque terre^' étendus sur une surface de 36 millimètres de côté : ..
• abiorbc «o 11 heure*.
14 heures.
heures.
72 heures..
Sable siliceux
Sable calcaire
Gypse
Glaise maigre . . ^ . .
Glaise grasse.
Terre argileuse ....
Argile
Terre 'calcaire fine. . .
Magnésie
Terreau '. .
Terre de jardin. . . . .
Terre d’Hotfwil ....
Terre du Jura .... ;
La grande proportion d’eau que prend le terreau et la con- ‘tinuitè de son absorption rendent raison du gonflement des tourbes lorsque l’atmosphère se maintient pendant quelques jours dans qn grand état d’humidité.
CBAPITRE V.
ApUtude 4en terres ik ne
Les. expériences faites pour constater l’aptitude des terres' mouillées à se sécher à l’air, ont prouvé qu’elles suivent à peu près l’ordre inverse de leur hygroscopicité ; ainsi, pour des sols * semblablement situés, ce serait bien la mesure de cette dernière propriété qui serait aussi celle par laquelle on reconnaîtrait la disposition des terrains à être secs.
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• PROPUIÉrÉS PHYSIQUES DES TEBRE$. 155
•Pour l’évataer, Schübler prenait des disques de fer-blanc de 73 centimètres carrés , parfaitement ronds, plats et munis «Tun rebord. Il attachait ces disques au fléau d’une balance sensible, et y répanJait. avec égalité la terre é examiner dans son état de complète humidité (telle qu’elle est quand elle a cessé' de filtrer); il notait le poids du disque humide et laissait éva- 'porcr pendant quatre heures, dans un appartement fermé, à la température de 18",75 centigrades; il notait alors le nouveau poids et avait ainsi la quantité d’eau évaporée. Enfin il faisait dessécher entièrement la terre et obtenait ainsi la quantité d’eau qu’elle contenait avant l’expérience. Il réduisait ensuite, pour le tçtal,. la quantité .d’eau en oèntiémes.