‹ Cours d'agricultureChapitre 57 sur 174 · DE LA FORMATION &ES TOIKAINS AGRICOLES · texte numérisé non relu

DE LA FORMATION &ES TOIKAINS AGRICOLES

iiorner à prévenir leur abord direct qui, par la vitesse du courant, leur amène des çables et des graviers, et ne devait-on pas . continuer à les recevoir à reculons, en laissant leurs^digues ouvertes à la partie la plus basse ? C’est ainsi que l'on a agi ' dans la plaine qui borde le Rbône d'Oraiige à Dorizère, et cette plaine est restée fertile. Partout où l’on a fermé tout accès è ‘ l’eau, l’appauvrissement n’a pas tardé à se. faire sentir. En effet, plus de nouveau principe fertilisant, plus de nouveau terreau amené par les crues annuelles, et dès lors nécessité de-, ' consacrer à la Culture des quantités toujours croissantes d’en- . grais, qui remplacent l’engrais déposé autrefois par les eaux. • l>e véritable motif d’uiie conduite si imprudente n’est pas. difficile à trouver 1 il y a quelquefois des crues à la fin du prin- . temps et en été qui enlèvent une récolte au moment de la moisson. La perte est patente, facile àcalculer, et on ne la met pes en balance avec un avenir obscur,' incertain.. Ôn veut «’y dérober saris calculer leS pertes annuelles que l’on se prépare, soit ■par la diminution do fertilité, soit par l’entretien toujours ‘plus 'coûteux des digues qui doivent être d'aütamt plus fortes et 'plus élevées que l’on resserre les eaux dans un canal étroit; pat les ruptures de digues alors fioaucoup plus fréquentes et qui dans les années extraordinaires, comme celles do 1841 à 1^43, ravagent tout le pays; enfin, par l’exhausseincnt progressif du lit du fleuve qui passe au-dessus des campagnes i .un niveau élevé, entretenant les terres au-dessous de lui dans un état humide et marécageux, et menaçant toujours de se frayer un nou- ‘ ireau lit à moins d’iin entretien coûteux et incessant, comme On le voit dans la partie inférieure du cours du Pô et de l’Adige. ‘ .

Sbctioiv IV. — Terraint d'atterrissement.

C^ost sous le nom de terrains d'atterrisseilaent que l'on désigné ’ .

les terrains formés sur la côte dé la nier par les courants ma- ,

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fins et puT les flots. Sur les dôtfes; la mer oe cesse d'attaquer et . ' ^

de battre en brèche certaines parties saillantes, dont elle transporte les débris dans les anses enfoncées où son mouvement' . s’est ralenti ; les courants littoraux s’emparent aussi d^ matières transportées par les fleuves à leur embouchure ; il se' ' forme ainsi' graduellement des plages que le fleuve finit par ne plus pouvoir recouvrir, si ce n’est dans les plus hautes marées ' ou dans les tempêtes^ et qu’on ne peut soustraire à l’inonda- , tion que par le moyen de travaux d’art. C’est ainsi que les Beiges et les Hollandais ont conquis sur la mer de vastes étendues , de terrain.

Sur les eûtes de la JHéditerranéc, où les marées sont peu sensibles, les atterrissements sont nécessairement . plus mêlés de sable, parce que n’ayant lieu que par l’effet des vents . et .des .

courants, et non par l’apport journalier des marées, les flots' qui les apportent soulèvent toujours par leqr violence unepips grande quantité de particules pesantes. Voici de quelle manière se forment les atterrissements dans cetté raçr. Dans les golfes et les lieux où le courant littoral diminue l’aetion directe des flots venant du large, il se forme peu à peu des bancs qui finissent par enfermer dans leur digue et séparer, de la haute mer une certaine étendue d’eau qui devient un étang. Si celui-ci reçoit les affluents ou les alluvionS do l’intérieur des terres, il se comble peu à peu, passe à l’état de marais, et finalement à celui de maremme. C’est purement une alluvionfavn- ' ^

■ risée par l’atterrissement',, mais longtemps abreuvées par les eaux de la mer qui franchissent souvent la digue', les terres se .

*> pénètrent de sel. Si les eaux de l’intérieur n’arrivent pas dans l’étang ou n’y apportent pas de dépôts suffisants, il reste alors dans l’état où il se trouvait quand le dépouillement Complet des. montagnes^ a fait cesser le travail de l’alluvion des rivières.

< C’est ainsi que les marais Pontins sont restés dans cet état de dcmj.-comblement ; c’est ainsi que dans {'Ile de Camargue,' à ‘

UE l.A rOUAIATiON DES TERRAINS AGRICOLES. 219 l'embouchure <lu Rhône, une première partie qui borde le fleuve est comblée, une partie intermédiaire reste à l’état de marai.s depuis que l’ile, entourée de digues, ne permet plus aux eaux du Rhône de l’atterrir, et enfin, une troisième partie, la plus 'Voisine delà mer, le Valcarès, est restée un étang. On dit qu’il te forme actuellement au large une nouvelle barre qui deviendra bientôt une digue et formera un étang au sud du Valcarès.

Quant aux maremmes ou parties comblées des anciens étangs, ce sont des terrains malsains à cause du voisinage de CCS flaques d’éau isolées qui se remplissent et se dessèchent alternativement; mais il n’est pas sûr qu’après leur dessèchement ils cèssent tout à fait d’étre malsains, il existe eneoté pendant longtemps dans ces terrains des décompositions de matières organiques que retient le sol et qui s’en exhalept quand' la sécheresse succède à la saison dos pluies. Il faut probablement longtemps pour que la source de ces. émanations soiLcompléternent tarie. La culture de la surface et peut-être son écobuage, souvent renouvelé, sont les meilleurs moyens pour 'accélérer le moment où elles cessent de nuire.

. La fertilité des polders, des lais et relais de la mer et de toutes CCS terres nouvellement, apportées par les eaux, prouve combien ce remaniement est favorable à la végétation quand la surabondance du sel n'y met pas obstacle.

SbctioiV V. — Terrains paludiens,

Les marais intérieurs ne reçoivent pas ordinairement leurs •eaux de Vivières limoneuses qui y apporteraient un tribut abondant de terres; ils sont alimentés ou par des eaux pluviales qui coulent sur les déclivités dc leur bassin, ou par des sources qui jaillissent près de leur, bord ou au 'centre même de leur étendue. Ce sont des eaux peu rapides, qui ne se chargent •que du l'tmon leplos-ténu, et qui mèmè quelquefois paraissent

agrolog'ie.

entièrement claires. Aussi le sol des marais est-il Formé alors de particules très fines, d’une nature analogue au terrain des en-, virons quand ce sont des eaux pluviales qui l'entretiennent, ou au sous-sol qui porte les terres arables si ce sont des sources, et quelquefois enfin seulement de tourbe provenant des plantes qui croissent dans les eaux daircs ÿ mais, dans tous les cas, la tourbe est mêlée en particules plus ou moins discernables aux • terres de marais; et quand on en Fait l’analyse par les acides, les débris charbonneux se retrouvent en grande quantité aVec la silice, même quand ils n’étaient pas visibles à l’œil. ' . .

Dans la lévigation, le premier lot' reqferme des débris de 'joquilles terrestres ou fluviatiles, du terreau carbonisé ddns lequel on distingue quelquefois la Forme des plantes ; on trouve • du terreau non décomposé à la surface de l’eau qui a servi à Fa ' lévigation. Le sous-sol est nécessairement un terrainqui retient l'eau et ne peut être traversé par les racines des plantes. La * valeur du terrain est donc en raison de la profondeur de la couche perméable. . • • ,.

Parmi ces natures diverses de sol, variables autant que les’ circonstances- de jeur formation, on distingue surtout les ter^ rains paludiens formés par les dépôts, provenant de la couche ^ marneuse, si étendue, sous nos terres arables et d’où elle a éfé. amenée à jour par les sources. Cette nature de sol, si longtemps dédaignée, a pris une grande importance depuis qu’elle est devenue le siège de la riche culture de garance que l’on fait dans. ■ le département de Vaucluse. Ces terrains sont très produetifo ' au moyen de fréquents engrais quand leur couche est profonde et quand le sous-sol est Frais sans retenir des eaux stagnantes;

' car, dans ce dernier cas, le marais souterrain devient une Cause . d’infertilité et d’insalubrité. ,

SçcTiOTi VI. — Dunes: ’ ‘

Les dunes, sont formées de sables mobiles transportés parles

Djgilized by Gdogle

’ DE Li FOHMATIOü DES TEBBAI.N9 AGRICOLES. 3S1 Tests; leur présence ëstuu véritable danger pour l'agriculture: c'est le typhon des anciens, qui des déserts de la Libye ne cesse de menacer la fertile Égypte. En effet, quand elles ne rencon- . trent pas d’obstacles, l’action du vent ne cesse de leur faire gagner du terrain aux dépens des terres labourables. Les sablés mobiles du Sahara sont composés do grains de quartz translucide qui ont, en terme moyen, 7/tO de niillim. de diamètre, saqs mélange d’aucune autre substance ' . Quand rien ne les'

• arrête, ils s’avancent de 3 à 4 mètres par an. Les sables qui composent les dunes de Bordeaux sont aussi quartzeux ; ils régnent

sur une longueur de 240 kilomètres sur une largeur moyenne de 5 kilomètres. Celte mer de sable, à laquelle rien ne résiste, s'avaiice invariablement de l'ouest à l’est dans la direction des vents dominants, avec une vkessc moyenne do 24 mètres pér an, cquvrant les terres, les villages, les bois, comblant les rivières et les forçant à s’étendre en étangs et en marais à la-

■ surface du sol. En Hollande, on plante les dunes A'atundo areifatia pour les recouvrir et dérober le sable à l’action du

■ vent; en Guienne, Brémouticr imagina de fixer les dunes par de grandes plantations de pins qu’il parvint à faire croître par d'ingénieases précautions. Cette opération sc continue annuel-

. lement. Les arbres, une Pois enraeinés et préservés pair leurs voisins du ravage que fait dans leur feuillage et leurs jeunes branches le sable siliceux poussé par la violence du vent, réussissent bien, grâce à la fraîcheur constante de l’intérieur décos dunes, entretenue par l’humidité des vents de mer’’. ■ ' ' • .■ <Aussi M. de Candolle’ s'étonne-t-il que l’on n'ait pas songé plus souventà utiliser le sol des dunes; il parle du hameau delà-

(I.) Costaz, Mémoire sur l’Egiipte, t. II, p. 264.

.(2) Voir les Mémoires de Brémoulier et le Itapport de Chassiron dans le tôtne IX des Méirioires de ta société d'agriculture de la Seine,' ’p. 4)4. . . , ,

(3) Mémoire sur la fertilisation des dunes; Mémoires de la société, • d’agriç. de Seine, t. V, p. 440 cl 443,

A&ROLOGIK.

Panne, entre Dunkerque et Fumes, dont les habitants s'^étaient formé au milieu des dunes un petit territoiro où le migle, l<r pomme de terre, la carotte, venaient à merveille; mais surtout il cite un exemple remarquable de ce que peut l'industrie dansr des terrains de ce genre ordinairement si dédaignés. < Qu’ott me permette, dit-il, d'entrer dans quelques détails sur un établissement formé en 1798. Le premier soin d’Heitfeld (c’est le' nom de j’industriéux cultivateur) a été de bâtir sa chaumière auprès d’une source d’eau douce; cette chaumière' est très basse et l’entrée en est au sud-ouest, afin d’étre à Pabri des ventsdu nord-ouest, fréquents sur cette céte. En creusant pour avoir de l’eau, il a trouvé un banc de tourbe qu’il exploite et dont il se sert pour brûler... Dèsqu'Heitfeld a eu bâti sa.'chaB- . iniére, il s’est occupé à protéger sa future possession des vents du nord-<;st. Dans ce but, d’après la méthode reçue, il a d’a^ bord placé sur les hauteurs qui l’environnent l’arundo arena-.^ .ria. Ce gramen se transplante sans difficulté lorsqu'on l’arrache avec de longues racines. Mais pour se préparer de l'ouvrage pour l’avenir, les planteurs hollandais qui sont chargés d’ea garnir les dunes avancées le coupent avec des racines très courtes, do manière qu’il périt la première ou la seeonde année et ne pousse ps de nouvelles racines. Ce sont cependant les racines qui, par leurs cntrelasseménts, retiennent le sable mobile. Heitfeld ne plante plus d’arundo.et préfère eirrployer des arbres. pour arrêter le vent Le peuplier blanc et le peuplier d’Italie réussissent bien dans ce terrain dont le fond est bu-, . inidc. Il a établi des haies assez épaisses pour résister aux . eiïorts du vent ; c’est derrière cet abri que cet industrieux paysan a commencé ù cultiver. L’humidité dont le sol des dunes est imprégné le dispense d’arroser pendant l’été. Faute de secours pécuniaires, il n’a jamais mis d'engrais, et. malgré cela l’avoine a réussi dans ce sable comme dans un terrain ordi>naire ; le blé sarrasin s’est élevé à un mètre'; le seigle et le Ire-

DE LA FOBMATION DES TERBAUfS AGH1C0LËS. • 2^3

fie réassissaieot très bien, mais ils ont gelé cet hiver ; la spergule vient à merveille; le chanvre atteint 13 décimètres de hauteur; le lin s’est élevé à 12 décimètres et a fourni la graine la plus grosse et la plus nourrie que j’aie encore vue ; le colza d'été et la moutarde y ont aussi prospéré; les diverses variétés de lentilles, dé fèves, de pois, do haricots, y ont parfaitement réussi; mais la culture qui y est la plus avantageuse est celle des racines tubéreuses et charnues. Je l’avais soupçonné en voyant la grosseur que la racine de la moindre plante sauvage acquiert dans les dunes. . . L’agriculture a' confirmé ces indications de la botanique; les pommes de terre, les raves, les carottes, les scorsonères, la betterave, ont prouvé, par leur prospérité et par leur saveur, qu’elles ne se refusaient pointa croître dans ' les dunes. Outre tous ces essais, j’ai vu chez Heitfeld des oignons, dés laitues, des épinards, de l’osciljc, du persil et dp : céleri naissant et bien portant. Le maïs qu'il a semé cette an< pée ne parait pas réussir aussi bien.

« Tel était l’état de la plantation de Heitfeld en prairial an VII (mai 1799). L’hiver cruel qu’il avait eu à supportera .augmenté les difficultés de son entreprise, mais aussi a rendu . ses résultats plus certains ; car toute plante qui n’a pas gelé pendant l’hiver de l’an YII peut certainement supporter ce climat. Le sol des dunes gèle très profondément, mais se dégèle avec la même promptitude, » à cause de la porosité des sols sablonneux.

■ Les terrains des dunes ne sont donc pas complètement im-' pVoduclifs quand ils sont bordés par les eaux de l'Océan occi- dental et humectés par ses vents d’ouest. Sous d’autres conditions, les dunes ne peuvent pas être utilisées p^r des cultures annuelles ; mais si elles ne sont pas battues par des vents violents,' on les voit se couvrir d’arbros tels que les pins, les gene- . vriers, etc. En Languedoc, la clématite y abondé et les habitants la récoltent pour en faire un bon fourrage sec > Les dunes

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ne repoussent donc pas toute végétation, et présentent à côté de leurs immenses inconvénients un certain de^ré d'utilité.

Les vents, au reste, ne se bornent pas à former des dunes avec les particules de sable transportées; elles ajoutent encore aux couches terreuses par un eft'et lent, mais continu, et qui,, dans la direction des terrains mobiles, peut être assez appréciable. M. Reizet rapporte ' avoir vu un vent de sud-ouest Uës violent élever des volcans du Puy-de-Dôme de gros nuages de poussière noire qui., apportés cp un instant à Clermont et sur la Limegnc, y déposent sqr les terrasses et sur les pavés une couche do 1 à 2 millimètres d'épaisseur de lapilli et de cendres volcaniques. Il regarde comme très probable que le sol de la ' Limagne a été ainsi formé, car de pareils transports de ma- ■ tières volcaniques sont très fréquents dans ces contrées. Dans quelque mesure que l’on adopte celte opinion, il n'en parait pas moins certain que ces vents doivent contribuer puissamment à modifier la nature du sol.

SecTiON VII. — Terrains-voUaniques. ' /

Si les laves scoriacées, les basaltes, les traebytes, sont d’urie décomposition diliicilc et ne fournissent pas de nombreux con^tingenls aux terres arables , en revanche les vaques , les argilolites, les produits boueux des volcans, se réduisent facilement en terres propres à la culture ; ce sont eux qui forment les sols ‘argileux dans les terrains volcaniques, et qui, par leur mé-, lange avec les produits plus siliceux, composent les mcilleuréa terres qui s’y trouvent. Mais on trouve aussi des sols composés seulement de jUns débris de ponce que l’on a appelés tufs ponceux . lis sont de couleur rougeâtre ou grisâtre ; ils ont un éclat , soyeux et contiennent des parcelles de fer oxjdulé. Quand les fragments de ponce sont fort atténués, ils donnent à la terre . (i) Mémoire turks mleans d'4uvarÿne,p. i5. ...

l'appareace et quelques-unes des qualités des terres argileuses. Ces tufs ponceux composent une grande partie du sol de la riche campagne de Naples.

Ce que l’on appelle lapilli et cendres volcaniques ne sont que deux degrés diiïérents d’atténuation des laves compactes lancées par les volcans. Les lapilli ^ont de petits fragments, de lave de 1 à plusieurs millimètres de diamètre ; les cendres volcaniques ne sont que ces mêmes fragments réduits à déplus petites dimensions ; ils constituent des terrains secs et inconsistante, et il est à peine croyable que la végétation puisse y exister. Cependant c'est sur des terrains pareils que viennent les vignes qui produisent le lacrima Christi au pied du Vésuve. M- Webb remarque que les pommes de terre qu’on cultive à TénériOie, dans des amas de ponce entièrement dépourvus de terreau, acquièrent en peu de temps un développement extraordinaire',. et nous avons vu ce même sol mis en cultu^re entre Nicolosi et l'Etna. Ce sont des lapilli pyroxéniqùes, constituant un terrain sec et filtrant, d'une grande profondeur, où la vigne, le figuier, l’amandier, ont assez bien réussi, ^ct ou la ÿcnûtayuRçea devient un véritable arbre Quand on met ■ en culture les laves récentes, il s’en élève, surtout en hiver et ‘dans les temps pluvieux, une odeur désagréable, annonçant des réactions chimiques et qui, attaquant les organes respira toires des ouvriers, leur cause un véritable orthopnée \

La fertilité de ces terrains qui viennent d'être soumis à une chaleur incandescente, et privés par conséquent de toute snl>stance organique, s’explique par la présence de la potasse et. de la soude dans toutes les laves et par celle de sels ammoniacaux que l’on trouve auprès des volcans et dans les pseudo-^

(r) Bibliothèque universelle de Genève, t. LU, p. 359.

(2) Coup d’cpil sur l’agriculture de Sicile; Journal d’Agrtcultiire pratique, t. III , p. 433.

(3j Mémoire de Galvagni dans les Mc/ es de l'Académie gioenia de C atone. • ; . '. ' . ’ ■ >

226 ' ACRÔLOGIE. ' ' ' ..

; volcans (chlorhydrate et sulfate d'ammoiiiaqùo). Sao*êtreoJ)ljgé df tirer les substances nécessaires à leur nutrition dfe la décoiti-. . position des corps organisés ou de l’avare distribution qu’en fait l’atmosphèra;, les plantes trouvent donc inamédiateinent dans les terrains volcaniques deux des éléments les plus importants et les plus rares, les alcalis fixes et l’ammoniaque. Ce fait explique l’opulente végétation de ces terrains, surtout qiiand il s’y joint l’humidité procurée par l’irrigation. ■

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