‹ Cours d'agricultureChapitre 69 sur 174 · ANALYSE DE M. PHILIPS. ANALYSE DE M. PAYEN · texte numérisé non relu

ANALYSE DE M. PHILIPS. ANALYSE DE M. PAYEN

Silice

Altimine

Silice

Alumine

Oxydp de fer . . . .

Oxyde de fer, . . .

Carbonate de chaux.

Chaux

Terre végétale. . . .

Acide humide. . . i

magnésie

Chlorures alcalins.

— sulfurique. . j

traces.

Acide phosphoriq.

traces.

Chlore.

Matière organique'

Perte

Perte

• C’est donc un ftmon meuble^ d’après la théorie ; et, en effet, M. Murchisson nous apprend qu’étant humide, cette terre présente une masse tenace ; mais que, quand elle est sèche, elle se réduit en poudre impalpable, qui s’élève, dans l'air par la' simple pression des pas des chevaux au-dessus des gazons. EUé se compose de particules très fines de couleur noire et mélangées de grains de sable. Partout où se présente le tchernoyzen,. , le sol est riant, couvert de champs de blé et de prairies, et n’exige généralement qu’une année de jachère pour recouvrer scs qualités productives premières.

Cette vaste formation, dont on ne connaît pas l’origine, n’est pas l’analogue des diluviums de l’Allemagne et des autres pays, ni même des terrains de transport super&ciels, car elle recouvre ces derniers en certaips endroits; elle ne contient

(1) Contenant 2,45 p. 100 d’azote ou 0,0118 p. 100 de la terre. C’est ■ une terre très riche. . ' ■

57S • • . À«BOLOGIE. ' ‘ .

aucun testacé fluvialile ni terrestre; elle ne présente non plus aucun débris des troncs, des branches ou des fibres des régétaux, même dans les points où ce dépôt acqai^'t S et 7 métrés • d’épaisseur. M. Murchisson, en ayant égard à ces circonstances et à sa position particulière.jusque sur le sommet et les flancs des coteaux, à ses caractères uniformes sur de grandes étendues, croit lui reconnaître des signes non équivoques d'une accumulation sous-marine, déposée tranquillement loin des iourants et des autres agents perturbateurs, et conséquèmment au delà du cercle d'opération de la grande formation de transport du nord de la Russie. Il pense que sa couche, unifonné' ment noire, est due à la décomposition de la matière végétale qui se trouvait mêlée au limon et au sable fin.

. Après le grand diluvium argilo-siliceux et les steppes saKnes, c’est sans contredit une des formations les plus étendues où l’on remarque l’uniformité de nature du Sol.

3. Limon tenace. Quand l’argile est prédominante, le limon peut avoir onq assez grande ténacité. Ce genre de limon est réputé la terre à froment par excellence, parce qu’elle conserve mieux son humidité au retour des chaleurs, et parce qu’il tient en réserve, dans le tissu de son argile, des sels ammoniaéaüx que le blé semble plus propre que toute autre plantei ini ■ enfover.

L’exemple le plus remarquable dû limon tenace est, sans •ontredit, le limon du Nil, analysé récemment par M. Lassaigno, sur un échantillon qui nous avait été communiqué par M. Élie de Beaumont.

Ce limon a la couleur d’un jaune brunâtre. Il happe fortement à la langue; son toucher est doux et un peu savonneux. Desséché à 100 degrés, il perd 8 p. 100 de son poids; sa peèanteur spécifique est de 2,85. Sa ténacité n’a pas été éprouvée à cause de la petitesse do l’échantillon ; mais elle doit être au moins de 5*^,0. Sa composition est la suivante :

CLASSrFICAtlON DSS TËUAÎMS AGK|£OLSS.- ' 379

M Be^nauU «tait obtenu en 1812.

Silice

Alumine

Silice

Peroxvde de fer.'. . .

Oxvde de fer . .

Carbonate de chanx. .

Carbonate de chaux. .

Carbonate de magnes.

Carbon, dé magnésie.

klagnésie. . . .' . . .

Tftfrftiin. .......

Matières organiques

Eau. .........

azotées, solubl. dans Tammoniaque. . . .

Eau .........

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