‹ Cours d'agricultureChapitre 71 sur 174 · SG · texte numérisé non relu

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AOROLOGIE.

et (le cbèoes- Si elles ont un sous-sol glaiseux qui retienne l’eau, la lande, la bruyère, les genêts sont les plantes les plus communes. •

Quand cès. terres possèdent une certaine quantité d’argile,, elles deviennent très propres à la vigne. C’est dans des terres de schiste minacé avec prédominance de quartz que viennent les vins de Lamalgue, près de Toulon. Ces terrains contien- ' nent de la potasse et de la soude, mais manquent de principes charbonneux ; aussi les amende-t-on avec les sarments de la . vigne elle-même. \ •

2. Fraîches. Quand les terrains siliceux sont naturellement, ‘ • frais ou peuvent être atrosés, ils sont propres à toutes les cultures, au moyen des engrais et des amendements. L’expé-' rience que l’on fait en ce moment à La Teste prouve tout le' parti que l’on peut tirer de ees terrains par le moyen de l’eau. . • Dans les climats humides, le spergule est le fourrage qui S’ac- • '

commode le mieux hvec les terrains siliceux. M. Oscar Leclerc a observé sur la Loire, aux environs de Chalonne,'un sable • silicepx très Gn et presque pur, et qui est d’une grande fertilité, grâce au climat et à la fraîcheur du sous-sol * . .

• Dans los pays les plus chauds eux-mêmes, près des grands

fleuves ou des grands amas d’eau qui entretiennent là frai- ^ .

«heur dans l’intérieur du sol, les terres siliceuses passent pour

très fertiles; telles sont les terres du Sénégal, analysées par Laugier, et qui ont de 72 à 91 p. 100 de silice ; tel est le ter- * , rain de Ceylan, décrit comme il'suit par Campbell * : « Le sol du jardin des cannelliérs, dans le voisinage de Colombo, où croit naturellement le caunellier, est un exemple remarquable de terre à silex. La surface de la terre est blanche comme la neige; c’est du sable de quartz tout pur. A quelques pieds de ■

’ (t) Comptes rendus de l'Academie des sciences, 1837, novembre,

• (2) Excursion à C<*yi an. ,

^jiiiyrd'b) (.'.ooglc

CLASSIFICATION DES TERRAINS AGRICOLES. 287 profondeur, le sable est de couleur grise. Un échantillon soigneusement séché et analysé donne pour résultat :

Silice.

Matière végétale . . . ,

Eau

' «Il peut sembler surprenant que le cannollier réussisse dans lin sol aussi pauvre, mieux qu’ailleurs, mais plusieurs circonstances peuvent expliquer le fait. Le jardin avoisine une ■ plaine au niveau du lac de Colombo ; sa situation abritée, le climat fort humide, les pluies qui y sont fréquentes, la température élevée et rarement égale ; telles sont les principales causes auxquelles on peut attribuer la riche végétation de ce précieux drbuste dans un sol qui parait si ingrat. »

S II. — Glaises (varènes,' puisayes, bolbènes, terres blanches).

Caractères. Donnant parla lévigation au moins 0,4.5 d'argile et 0,10 de silice libre, •

• . Observations. Les glaises sont un mélange d’argile avec une quantité plus ou moins grande de silice libre, mais qui ne peut dépasser 0,55; sans quoi l’on arrive aux terrains que nous avons désignés sous le nom de siliceux. Elles composent Me sol d’une grande partie de l’Europe, couverte par le diluvium. ■ ■

Les qualités des glaises varient selon la proportion des deux

éléments qu’elles contiennent. Jusqu’à un certain degré', 'Celles qui contiennent le plus d’argile sont les plus estimées, pourvu que l’on ait assez de pente pour se procurer l’écoulement des eaux pluviales, parce que, conservant mieux leur fraîcheur, le froment y vient bien, et que les trèfles y donnent Une seconde coupe; elles conservent aussi mieux le fumier. La grosseur des particules de sable est aussi à considérer. S’il est

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Gn et abondant, on a des terres très compactes quand cHes sont tassées par les pluies-, si, au contraire, la silice est en gros • grains et abondante, la terre devient plus sèche, perd de sa . consistance, et reprend les qualités des terres siliceuses.

Après les pluies, les glaises, en se séchant, prennent 4 leur surface une consistance qui, sans ressembler à la croûte super- Gcielle des craies, oppose les mêmes obstacles à la sortie des germes. On ne peut bien les cultiver ni dans l’arrière-saison ni au printemps, car, quand elles sont fraîches, elles se pétrissen|, et forment des mottes difficiles à briser -, pour les labourer avec . avantage, il faut qu’on puisse compter sur une série de beaux jours, car elles so tassent par la pluie, et deviennent très comr . pactes ; et après les labours il ne faut pas trop herser et émietter la terre : il vaut mieux que la surface reste un peu inégale, car dès que les particules sont en contact, elles tendent à sc lier ' •

et à faire corps de nouveau.

Les glaises abondantes en Sable sont généralement pauvres en principes nutritifs ; elles deviennent meilleures en prenant de l'argile, sans cependant pouvoir se passer' d’engrais. Les glaises abondantes en peroxyde de fer tendent toujours à s’ag'^ - - -

glomérer en masses et deviennent très denses si elles ne sont ^ pas incessamment cultivées.

1. inconstslanfes. Quand les gfaises renferment beaucoup dé silice, elles ont peu de ténacité, surtout si la silice est ep* gros grains-, clics sont sèches en été, et se réduisent en bouillie en temps de pluie. En été, leur sol est peu adhérent et se pulvérise. Ce sont ces terres que les paysans appellent vaines e creuses^ dans lesquelles toutes les cultures trouvent des incon-v vénients. Remettre de pareilles terres en bois nous semble le parti le plus avantageux.

* 2. Meubles: Celles-ci ont une ténacité de O ,5 à 1 kilog.; elles offrent plusieurs variétés, dont quelques-unes constituent des sols excellents. <

Diflitized-by^C jaogle

- A. Meubles micacées. Ces terres, formées de débris de schistes micacés, quand elles ne sont pas très abondantes en quartz, sont douces, liantes, retiennent bien l’humidité et s’égouttent convenablement. Quand le qdartz domine, elles sont maigres, légères, et rentrent alors dans la classe des terres siliceuses. Les arbres et surtout les châtaigniers viennent ad- ' . mirablemcnt dans ces terres.

■ ' , B. Meubles schisteuses, formées de débris de schistes argileux et d’ardoises. Quand le quartz y est très abondant, ou les débris d'ardoises non décomposés, ce terrain devient inconsistant; mais si la silice à gros grains ou les débris d’ardoise ne ' dominent pas, il est frais, perméable aux racines, et ayant en partie les avantages de l’argile sans en avoir sa ténacité. Sa ‘ couleur noire le rend plus facile à échauffer et à sécher que les autres glaises.

c. Meubles volcaniques. Ce terrain, composé de débris de basalte, de vaques et de lapilles, est perméable, et’ cependant retient suffisamment l’humidité. Sa couleur est grisâtre, rou- . geâtre, ou noirâtre; généralement, il renferme beaucoup dé potasse et de' soude qui doivent être la source de sa grande fertilité. Les campagnes de Naples en sont un témoignage. La . Limagne d’Auvergne ést mélangée de beaucoup de débris Ÿol- • caniques, et peut être rangée en partie dans ce genre.

D. Meubles sablonneuses. Ce genre de glaise présente à la lévigation cette particularité, que chaque lot contient une assez grande quantité de sable, de plus en plus lin, de sorte que le troisième lot lui-môirie a quçlquefois de la peine à faire '

• corps.

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