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Tenaces. La ténacité surpasse 1 kilogr

Quand ces terres sont mouillées, elles formedt une pâte grasse où la charrue ne peut marcher; lorsqu'elles sont sèches, ' elles sont très dures et résistent au labour. La gelée les ameu- ‘

, blit. Lors des semaillès de printemps, il faut se défier de l’ap-

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parence do sécheresse de la surface, et si le fond est encore humide, il vaut mieux faire les semailles de cette saison sur un hersage que sur le labour, qui pétrirait ensemble la terre sèche et la terre humide et formerait un ciment dont les germes des plantes ne pourraient se dégager. Ces terres se fendent profondément en été et retiennent Teau en hiver. Elles sont aussi d’une culture difficile, et quand elles n'ont pas une pente suffisante, il faut les disposer en billons ou en ados. En gé* néral, ce sont des terres à blé et à trèfle ; la luzerne et le sainfoin n'y prospèrent pas ; les féveay viennent particulièrement bien. On b remarqué que les blés durs y venaient mieux que les tendres. Quand ces terres sont ocreuses , fortement colorées, on y plante la vigne dans le midi ; le vin en est gros, épais et peu spiritueux. .

S III. — Argile.

Caractère. Plus de 85 d’argile, et de la silice libre.

Ce sont des terres d’une ténacité si grande qu’elles sont tout à fait impropres à la culture et ne peuvent servir qu’à faire des briques et de la poterie. Dans une terre qui a kilogr.. de ténacité, les frais de culture excéderaient la valeur de tous les produits, si toutefois on pouvait espérer que Tes germes pussent s’y dévélopper.

Section III. — Terres à'bases organiques {terreau, humus). • » .

Caractère. Terre qui, étant préalablement desséchée, perd un peu plus d'un cinquième de son poids par la combustion.

S P''* — Terreaux doux.

Caractère. L’eau dans laquelle ces terreaux ont été mis

CLASSIFICATION DES TERRAINS AGRICOLES. 201 en digestion ou dans laquelle ils ont bouilli ne rougit pas le papier de tournesol.

Terre de jardin {marais). Ces terrains se forment des débris de végétaux au fond des étangs et des marais et sur un sol calcaire. Ils sont généralement accompagnés de débris de coquilles d’eau douce.

. C’est dans ces terrains que les maraîchers se plaisent à placer ^eur culture; mais l’engrais animal en abondance ou la chaux y sont nécessaires pour neutraliser l’acide carbonique superflu qui nuirait à la végétation.

• g II. — Terreaux acides. • '

. Caractère. L’eau dans laquelle les terres ont été mises en digestion ou dans laquelle elles ont bouilli, rougit le papier de tournesol . ’ > -

' 1. Terre de bois. Les défrichements récents de . bois présentent une touche de feuillages peu consommés, et contenant du tannin qui donne à la terre pendant longtemps des qualités' acides. Une dissolution de gélatine détermine un précipité blanchâtre dans l’eau qui a bouilli ou infusé sur cette terre; la prA^scncc du tannin et la production d’une quantité surabondante de gaz acide carbonique nuisent à la végétation de ces terres. On combat ces vices par le chaulage,.le marnage, les fumiers, les cendres, l’écobuage. On a remarqué que le colza réussit bien sur ces terres novales, et brave des influences qui nuisent aux autres plantes.

■ 2. Terre de bruyère. Ce terreau se forme, dans les terrains secs,- du détritus des bruyères, des genêts, des fougères ; sur les Alpes, des rhododendrum, vaccinium et d’autres plantes qui contiennent beaucoup de tannin et de fer; à la loupe, on y reconnaît des débris entiers de plantes dicotylédones. C’est par la présence d'une quantité plus considérable de fer et par sa ‘

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nature siliceuse qu'il dilTère de la terre des bois, provenant du détritus d’autres espèces de végétaux et ayant pour base toute espèce de terrain. Un grand nombre de végétaux dont les débris concourent à sa formation se plaisent dans ce terrain, et les jardins de botanique l’exportent quelquefois de fort loin pour la culture de ces plantes.

Berthier a analysé des terres do bruyère employées à ,

et il a trouvé :

!•» érbantillon

2* iclianiillon.

Racines moyennes et petites. . .

Radicales et terreau

Terreau. , .

Sable quartzoux et argile. . . .

Gette terre SC prend en masse brune fendillée par la dessicca- • ^ tion. L’ammoniaque en dissout une assez grande partie f la potasse plus encore ; enfin, si on la traite par l’ammoniaque ' après l’avoir lavée avec l'acide chlOTbydrique, il s’en dissout autant que dans la potasse'.

Quand on veut utiliser les champs qui en sont formés par • la culture des végétaux étrangers au sol de bruyère, on peut y cultiver des arbres et des vignes, et même du seigle et dés racines, au moyen delà cbaux ou de l’écobuage ; mais il faut toujours avoir soin d'y ajouter du fumier animal, car la base terreuse de ce sol étant la silice, il est généralement maigre. .

3. Terre tourbeuse , formée dans les terrains marécageux ou inondés, non calcaires, des débris de plantes monocotylédones ou agames, dont on reconnaît les débris à la loupe. Dans ' •

la décomposition des végétaux, les principes acides, ne trouvant pas de base à laquelle ils puissent s’unir, restent lüjres ; on y trouve donc de l’acide acétique, de l’acide pbosphorique, et plus tard du tannin. , ^ •

(I) Berthier, Mémoires, p. 150. ..

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Les analyses des tourbes prouvent qu'elles contiennent de ^ 82 à 93 parties de matières organiques sur 17 à 7 parties de matières minérales diverses. Les terrains tourbeux sont de couleur brune, spongieux et élastiques.

, La tourbe employée .comme combustible est aussi exploitée en grand dans les marais et étangs desséchés.

Les tourbes ont deux grands inconvénients : l<>leur imbi- 'bitiori en hiver qui tient les végétaux dans un véritable état de macération, si on ne divise pas le terrain par des fossés profonds et rapprochés ; alors la nature des plantes qui croissent spontanément sur la tourbe s’améliore avec l’emploi de la cbaux ou de la marne et des engrais, qui neutral isent les acides libres de la tourbe. On peut y cultiver do l’orge et de l’avoine qui y viennent mieux que le froment, celui-ci exigeant un terrain plus ferme; les trèfles y réussissent aussi. 2° Mais pouç que ces cultures y aient tout leur succès, il faut remédier aussi à la dessiccation excessive de. la tourbe pendant l’été. Cette 'dessiccation est favorisée par la nature du sol, par sa coloràtion et sa grande porosité. Alors la couche du sol où végètent les plantes manque bientôt de l’humidité nécessaire, et quelquefois jusqu’à plus de 18 à 20 centimètres de profondeur la sé- ’ eheresse est presque absolue. Mais le remède est le plus souvent à côté du mal ; les fossés d’écoulement produisent deà roseaux, des typhas, et il suffît d’en recouvrir la terre pour la dérober aux effets do soleil et y maintenir l’humidité nécessaire. C’est ainsi que dans les marais de Donges (Loirè-Inférieure) , on est parvenu à se procurer de belles récoltes de seigle et de chanvre dans des tourbes que l’on croyait stériles.

L’aune, le bouleau, les pins, les saules et un petit nombre d’autres espèces d’arbres viennent dans les tourbes bien' desséchées. ’

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