‹ Cours d'agricultureChapitre 78 sur 174 · AGKOLOGIE · texte numérisé non relu

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mais cette terre est excellente partout où elle a de la profondeur et où on peut l’arroser. Le fait ne contredirait donc pas le principe; les glaises froides, dépouillées de calcaire, ne présentent que les oseilles, les oxalides, la matricaire et d’autres plantes peu agréables aux bestiaux ; la régie se trouverait encore exacte sous ce rapport. ,

Les terrains secs, caillouteux et peu profonds abondent en thyms, serpolet, lavande, romarin et autres herbes odoriférantes ; Olivier de Serre no veut pas qu’on y perde son travail.

Lnlin les terrains qui ont trop de pente sont dilTici les à travailler,. les terres y sont entraînées par les pluies ; il faut les abandonner é la production du bois, ou faire des travaux conir slants pour les maintenir en terrasses. Il a donc encore raison ■ en thèse générale pour ne pas en conseiller Tâchât. ^ ■

Au reste, les herbes qui croissent naturellement sur un terrain peuvent réellement aider à juger de sa qualité. On raconte qu’un aveugle, voulant acheter un champ, monta sur son âne et s'y Ht conduire par son fils ; ses voisins se riaient de lui, ne comprenant pas comment un homme privé de la vue pouùr- . rait juger de la qualité d'un champ. Mais lui, y étant arrivé, dit à son Hls : a Attache l’âne aux yèbles (samiucus ebultu)' qui sont au bord des fossés. — Mon père, répond celui-ci, il n’yapasd’ycblcsici. — Cela étant, dit le vieillard, retournons chez nous; jo n’achèterai pas la terre. » Ce conte est fondé sur |a prédilection de l’yèble pour les terres fraîches et grasses. ;

Nous sommes tous portés à juger de la valeur des terres par ' leur végétation, et il ne manque à ce procédé, fondé sur la véritable nature des choses, que d’avoir été réduit en principes par l’observation et l’analyse. En attendant que les botanistes aient fait cette étude et en aient communiqué Ica résultats, nous dirons qu’il ne fout pas toujours juger d’un terrain par le mauvais état des récoltes annuelles qui peuvent avoir éprouvé des saisons contraires, mais qu’une belle récolte de blé, haute

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