TENTAT. FOCK APPBÉC. LA VALEUR DES TERRAINS
On observera, dans ce compte, que le travail y devient l’article principal, tandis que la valeur de l’engrais l’égale ou le surpasse dans les deux autres ; mais c’est un avantage de ta localité, qui est rapprochée d’Arles, où les fumiers ont moins de valeur : d’ailleurs, le transport des produits du jardinage dans les marchés des environs entre pour une très grande partie dans les frais de travail.
• En Alsace, les cultures jardinières sont aussi soignées qu’en Flandre ; et cependant la scène semble changer complètement quant à la distribution des capitaux. Dans ce pays il existe de
, vastes communaux où chaque propriétaire peut conduire ses vaches toute l’année. Ces terrainssont leur fabrique d’engrais ; les cultivateurs sont eh plus petit nombre, et les grandes fermes sont peu productives. La raison en est que la petite ferme entretient, proportion gardée, une plus grande quantité de bétaH que ta grande. Tout ce bétail est faible, maigre et de peu de produit ; mais il fournit complètement aux besoins d’engrais de ces petits propriétaires et fermiers. Ce qui est surtout remarquable dans ce système, c’est que les bêtes de travail y sont plus nombreuses que le bétail de rente, parce qu’une vache nourrie sur le terrain communal rend très peu de lait et donné par conséquent peu de profit; les chevaux étant nécessaires, et leur faible nourriture ne leur donhant pas beaucoup de force,, il faut suppléer à la qualité par le nombre : c’est le secret de ce grand nombre de juments de l’Alsace.
Il faut considérer maintenant'que cet état de choses tient à l'existence de pâturages et de prairies dads la proportion d'uh hectare sur deux hectares un tiers de terre labourable. Ces pâturages ne sont pas du tout des terres de qualité inférieure ; très souvent, au contraire, ils sont les meilleurs fonds du territoire : d’où il suit que le propriétaire, en louant un hectare de terre, y joint 43 ares de pâturages : c’est lâ le capital qui fournit Icjumier ; il est ici avancé par la communauté. Voilà ce qui
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ne permet pas de comparer cette économie à celles dont nous venons de parler. On peut voir, au reste, des détails sur cette culture dans l’ouvrage de Schwcrz sur V Agriculture de l'Al- tace.
B. — AitolemetH avec prairies artificielles. ~
Cette agriculture perfectionnée est celle qu’adopte tout fermier qui, voulant sortir de l’aveugle routine, se trouve dans une position où les achats d’engrais à des prix convenables ne sont pas possibles; c’est à ce système que conduit aussi la préférence accordée dans un pays à la nourriture animale sur la végétale; enfin, l'éloignement dçs villes où se fait la consommation des légumes, celle des manufactures et du commerce, qui facilite la vente des produits tinctoriaux ou industriels, la diHiculté des transports, nécessitent aussi son adoption, qui permet d’envoyer au loin, à peu de frais, les bestiaux qui en sont le principal produit On trouve donc une multitude de' circonstances favorables à ce genre d’exploitation, fondé sur là multiplication et l’élève des animaux : c’est lui, en effet, qui domine en Angleterre et qui s’étend rapidement en Allemagne, il s’est introduit aussi en France, mais il n’y a fait encore que des progrès trop bornés. Les auteurs agronomiques lui ont consacré de nopibrcux développements ; c’est à son exposition que sont principalement destinés les ouvrages d’Arthur Youiig, de'rhacr, de Pictet, deCrud, de Morel de Vindé, d'Yvart, de Bosc, etc. ; c’est lui, enfin, dont ou cherche à étendre une des formes en France sous le nom d’assolement quadriennal, et que la ferme expérimentale de M. de Dombasie a eu pour but d’acclimater dans les départements du nord-est.
C’est en me servant des données de ces différents auteurs que je crois pouvoir établir de la sorte la répartition des capitaux annuels du fermier dans ce genre d'exploitation :
TENTAT. POCR APPBÉC: LA VALEl'R DES TERRAI.NS. 35^
Travaux ioofr.
Cheptel, 300 fr., dont le douzième. . . 23
Par an, pour un hectare. . . 123
non compris une année'de fermage. • • ■ •