‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 175 sur 308 · Soit d'abord la fonction composée · texte numérisé non relu

Soit d'abord la fonction composée

où u et i' sont des fonctions de x.

Si l'on donne à ^ un accroissement A,r, u, v ^l y prennent les accroissements simultanés

^u, Av', A/.

On a donc

j 4- Ay =: ( « H- A// ) ( r -H At' )

=: Liv -T- '■ A« -^ « Ar -H A« Ap.

Si l'on retranche la relation (i) de la relation (2), il vient

Aj' ^^ V \u -r- Il Ar — \a Ar

ou, en divisant de part et d'autre par \x,

Av ^u Ac A;/ Al'

Ax Aj7 A^' \x \x

En passant aux limites, ce qui est permis lorsque le second membre ne renferme qu'un nombre limité de termes (312), le dernier terme de ce second membre s'évanouit à cause de lim A^- =: 0, et l'on trouve

dy du di>

dx dx dx

ou, en multipliant les deux membres par dx,

dy r= p t/« -r- u dv.

La déià'ée ou la différentielle du produit de deux fonctions est donc égale à la somme des produits obtenus en multipliant chaque fonction par la dérivée ou la différentielle de l'autre.

57\ Supposons que la fonction u devienne une constante c, et que l'on ait

y = cv.

11 faudra faire dans les résultats précédents (570, 549)

du , . ,,

-— =1= o, du = 0, et 1 on aura

dv dv , ,

-j— =: c -7— et dy := c dv.

dx dx "^

La dérivée ou la différentielle d'une fonction multipliée par une constante est donc égale à la dérivée ou à la différentielle de cette fonction multipliée par la même constante.

Si l'on considère spécialement la ito\?\èmii fonction simple (557)

y—ax,

on a immédiatement

-y- z= a, ay -= a dx.

dx

On aurait directement, en suivant la marche indiquée au n° 5G1,

f = ax,

y + Aj ^ a ( ^ + A j? ) ; d'oii, par sousiraction,

Aj =3 a Ax, -r- ^=ia, dy z=. a dx.

572. Revenons au produit de deux fonctions u et v (570) et à la formule

dy ^=.v du -\- u dv.

En divisant les deux membres par le produit j' ^= uv, on en déduit

dy du dv y ~ u v'

Le rapport de la différentielle d'une fonction à cette fonction a reçu le nom de dij/é rende lie logarithmique de la fonction.

On peut donc dire encore que la différentielle logarithmique du produit de deux fonctions est égale à la somme des différentielles logarithmiques de ces fonctions.

Cette propriété, analogue à la propriété fondamentale des logarithmes, explique la dénomination employée.

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Elle va nous permettre de trouver rapidement et élégamment la règle de différentiation du produit d'un nombre quelconque de fonctions, pourvu que ce nombre soit fmi (570)

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