‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 178 sur 308 · X -\- ^x X — a Aj · texte numérisé non relu

X -\- ^x X — a Aj

On en déduit évidemment, en divisant par ^x et en passant aux limites.

dy

dx

et

df=-

Différentiation d'une puissance quelconque. 576. Soit la fonction composée

oi!i a est une fonction de a; et m une constante.

Pour arriver à une règle complètement générale, nous devons distinguer plusieurs cas :

I" m est entier et positif .

Y étant alors le produit de ni facteurs égaux à u, sa diiïérentielle logarithmique (573) est égale à la différentielle logarithmique de u répétée m fois. On a donc

dv

du

ot, en multipliant de part et d'autre par j'= ii"\ il vient dy z= mu'"~^ du.

2" m est fractionnaire et positif.

Soit m =^ — , p cl q étant entiers et positifs. Il on résulte

y= ul.

En élevant à la puissance q les deux membres de celle égalité, on a

y'J=i iiP.

Ces deux fonctions étant constamment égales, leurs différentielles le sont (5i9), et il en est de même de leurs différentielles logarithmiques (572). On peut donc poser

dyf diiP y^ ~ uP ^

c'est-à-dire, puisque p ci q sont entiers et positifs (i°),

dy du q-^ = p

On en déduit, en divisant par q et en multipliant par

OU encore

dy = mu'"-^ du.

3° m est un nombre négatif, entier ou fractionnaire.

Soit /?i = — n, n étant un nombre positif, entier ou fractionnaire. Il en résulte

ou

En appliquant au produit j« ' le théorème de "la diiîérenlielle logarithmique (573) et en remarquant que i est une constante dont la différentielle est nulle (.oiO), il vient

dy du"'

c'est-à-dire, puisque n est entier et positif (i°),

dy dn'^ __ du

En multipliant les deux membres de cette égalité par

j= «-", on trouve

du , ,

dv -=: — ««"" — =: — nu~"~' du, u

ou encore

dy = mu'"^^ du.

Cette dernière formule est donc complètement générale et reste vraie, que l'exposant m de la puissance u"' soit entier ou fractionnaire, positif ou négatif.

En divisant par da: les deux membres de la formule, on a, également d'une manière générale,

dy , du

dx dx

La dérivée ou la différentielle de la puissance m'^'"^ d'une

ALGÈBRE SUPÉPilEURE. 47^

fonction est donc égale à m fois le produit de la puissance {m — ly'e/ne ^/^ la fonction par sa dérivée ou sa différentielle.

rTil. La dilTérei)liation des radicaux est comprise dans la règle précédente.

Soit la fonction composée

Nous aurons (o7G)

«y = — «'" du,

•^ ni

c'esl-à-dire

dv ^ — a '" du = — '- — •^ ni 'ILi

ou

- du

et, en divisant par dx de part et d'autre,

du

dy dx

dx

La dérivée ou la différentielle de la racine m'^'"^ d'une fonction est donc égale à sa dérivée ou à sa différentielle divisée par m fois la racine m'^"'^ de la puissance (m — ^yème de la fonction.

Dans le cas particulier de ni = 2, qui se présente fréquemment, on a

7 = \/'' et

du du dy dx

df =

La dérivée ou la différentielle de la racine carrée d'une fonction est donc égale à sa dérivée ou à sa différentielle divisée par le double du radical.

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