‹ Cours d'algèbre supérieure a l'usage des candidats a l'École polytechnique, a l'École normale supérieure, a l'École centrale des arts et manufactures (volume 2)Chapitre 271 sur 308 · Soient les réduites successives d'une fraction continue · texte numérisé non relu

Soient les réduites successives d'une fraction continue

Po

Pi

Pn+l

Qo'

'■' Qn-i'

Considérons séparément les réduites de rang pair et celles de rang impair. Deux réduites consécutives de l'une ou de l'autre suite seront alors représentées par

P^i P^HM^

a„ étant le quotient incomplet de rang « -t-i, les valeurs de ces deux réduites seront comprises dans l'expression générale

et elles répondront aux valeurs X = o et X = «„ de l'indéterminée X. Lorsque le quotient a« est supérieur à i et que l'on donne à X les valeurs successives

l'expression générale (i) donne, outre les deux réduites considérées, a„— I autres fractions dont les dénominateurs sont compris entre Qn-i et Qn+i- Ces fractions ont reçu le nom de fractions convergentes intermédiaires.

Cela posé, on demande de prouver que les fractions convergentes intermédiaires jouissent des mêmes propriétés que les réduites, c'eslà-dire de démontrer les propositions suivantes :

1° Les fractions convergentes intermédiaires sont des fractions irréductibles.

1° La différence de deux ft\'Ctions convergentes intermédiaires consécutives est égale à l'unité divisée par le produit des dénominateurs des deux fractions.

3° Si l'on prend la suite des réduites de rang pair et celle des réduites de rang impair, et si l'on écrit dans chaque suite toutes les fractions convergentes intermédiaires qui se rapportent à chaque couple de réduites consécutives, de manière que leurs dénominateurs aillent en

SLR l'aLGKBRE SOPÉRIECUE. ^l5

croissant, on forme deux nouvelles suites, la première décroissante, la seconde croissante, convergeant toutes deux vers la valeur de la fraction continue.

4° Si une fraction ordinaire approche davantage de la valeur de la fraction continue qu'une certaine fraction convergente intermédiaire, ses termes sont respectivement plus grands que ceux de la fraction convergente.

51. En s'appuyant sur les propriétés des fractions convergentes intermédiaires, déterminer, parmi toutes les fractions dont le dénominateur ne surpasse pas une certaine limite L, celles qui approchent le plus, par défaut et par excès, d'une quantité incommensurable ou irrationnelle donnée.

52. Si la fraction rationnelle t- supérieure à l'unité est telle, que le

quotient — ^ — soit un nombre entier, la suite des quotients incomplets

p de la fraction t;. réduite en fraction continue est rec/p/'o^we, c'est-à-dire

que les quotients extrêmes et les quotients à égale distance des extrêmes sont respeclivement égaux entre eux.

53. Déduire de la proposition précédente que tout nombre entier qui divise la somme de deux carrés premiers entre eux est lui-même la somme de deux carrés (J. -A. Secret, Journal de Mathématiquex pures et appliquées, i" série, t. Xlil).

54. Pour que deux quantités incommensurables ou irrationnelles positives x' et x" se développent en fractions continues, pouvant se terminer à des quotients complets égaux entre eux, il faut et il suffit qu'elles soient liées par une relation de la forme

af =

où a, h, a\ b\ désignent des entiers positifs ou négatifs satisfaisant à la condition

ah' — ba' = db i.

55^ Les fractions continues périodiques qui expriment les racines irrationnelles d'une équation du second degré à coefficients rationnels sont inverses l'une de l'autre, c'est-à-dire que les quotients incomplets qui composent la période de l'une reproduisent en ordre inverse les quotients incomplets qui composent la période de l'autre.

(Dans le cas d'une fraction périodique mixte, il est entendu que l'on peut faire commencer la période à l'un quelconque des quotients qui viennent après la partie réellement non périodique .)

yi6 QUESTIONS PROPOSÉES

56. Les numérateurs ou les dénominateurs des quotients complets, qui répondent respectivement aux racines irrationnelles d'une équation du second degré à coefficients rationnels exprimées en fractions continues, forment de même des suites dont les périodes sont inverses l'une de l'autre.

37. a étant la racine carrée du plus grand carré entier contenu dans l'entier F, non carré parfait, l'irrationnelle v/F i-e développe toujours (voir le n" 177) suivant une fraction continue périodique mixte, présentant un seul terme à la partie non périodique. Le dernier terme de la partie périodique est toujours égal à a^, et les autres termes de cette période forment une suite symétrique, c'est-à-dire dans laquelle les termes également éloignés des extrêmes sont respectivement égaux entre eux. Enfin, les numérateurs et les dénominateurs des quotients complets obtenus constituent de même des suites périodiques dont les périodes sont symétriques.

38. Trouver l'expression générale des équations du second degré à coefficients rationnels, dont les racines irrationnelles se développent suivant des fractions continues terminées par un même quotient complet.

59. Chercher l'équation du second degré dont la racine positive a pour expression

60. Convertir en fractions continues les racines de l'équation du second degré

lo^x"- — 1076a: -t- 2783 = G.

61. Chercher l'équation du second degré dont l'une des racines a pour expression

et vérifier ensuite le résultat obtenu.

Remarquons qu'il est commode de simplifier l'expression des fractions continues périodiques, en plaçant entre crochets la série des quotients incomplets, et en convenant de surmonter d'un trait ceux qui forment la période et, d'un point, le premier quotient si ki quantité développée en fraction continue est plus grande que i .

SUR L ALGEBRE SUTÉRIEURE. HIT

La valeur de x deviendra ainsi, dans l'exemple indiqué,

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