‹ Cours d'algèbre supérieure (volume 2)Chapitre 94 sur 121 · AH-B . A — B · texte numérisé non relu

AH-B . A — B

Ah-B et d= ^—3.

Ainsi, dans ce cas, Téquation (i) a deux racines imaginaires.

Si Ton a R = o, ou

il en résulte B = A; alors l'équation (i) a ses trois racines réelles, mais deux de ces racines sont égales entre elles.

Supposons, enfin, R<^o, ou

chacun des radicaux qui figurent dans la valeur de x aura ses trois valeurs imaginaires ; mais il est facile de voir que Téquation (i) a ses racines réelles et inégales. Soient, en cfTet,

A-+-By — I, «(a -4-By''-^), C(AH-By'^)

les trois racines cubiques de Texpression imaginaire H yR ; l'expression imaginaire conjuguée yR

aura évidemment pour racines cubiques

A — Bv/^, e(A — Bv^^), «(a — Bv^— 7);

et, comme les valeurs des deux radicaux qui composent la valeur (lo) de x doivent avoir un produit réel, on aura les trois valeurs suivantes de x :

(A-4-Bv^)-f- (a — Bv/^), « (a -f- B v/^) -\- €(a — B V^^), e(A -4- B \f^\) -H «(a — B v'^);

ou, en remplaçant a et 6 par leurs valeurs, 2A, — A -+- B v^, — A — B v^3.

L'équation (i) a donc ses trois racines réelles, comme nous l'avions annoncé, et il est très-facile de montrer qu'elles sont inégales.

En eflet, on ne peut avoir d^abord

car il en résulterait B = o, et la quantité — - -+- ^/R serait

égale à la quantité réelle A', ce qui est contre l'hypothèse. On ne peut avoir non plus

2Ar r — AiBy'S,

car il en résulterait B = ih A y^S ; par suite,

A H- B s(^^\-— a(i =h yf^) = — 2aA,

et

— i. -h vR := - 8«'A3 = - 8 AS

458 COURS D^LGÈBHE SUPÉRIEURE.

ce quî est encore contre l'hypothèse, puisque le second membre est réel.

Le cas que nous examinons ici est fort remarquable; car, bien qu'alors les trois racines de l'équation du troisième degré soient réelles, la formule de Cardan présente leurs valeurs sous une forme compliquée d'imaginaires; et si, pour faire disparaître ces imaginaires, on cherchait à mettre les radicaux cubiques qui enlrcnl

dans la formule de Cardan sous la forme ÀH-By — i» on trouverait que les quantités A et B dépendent d'une équation toute semblable à la proposée. L'équation en A, par exemple, aurait ses trois racines réelles, et Ion trouverait, par conséquent, une expression de A également compliquée d'imaginaires. C'est pour celte raison que le cas dont il s'agit ici a été nommé cas irréductible.

507. Ainsi la formule de Cardan ne peut servir àb résolution numérique de l'équaliorT du troisième degré que si une seule racine est réelle; mais, dans le cas irréductible, l'équation se résout très-simplement par le moyen des fonctions circulaires. Si l'on pose, en effet.

' -i- -- — û'siirw, — OC:»SW,

la quantité p et l'angle w seront déterminés par les iormules

et la formule de Cardan donnera

X rrr \ p ^\ COSW 4- y — I siuw -f- \ COSw — \ — I

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