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r :rz ax -4- a' H } ;-!-...,
en sorte que, dans le cas général, les racines/ d'une équation à deux variables x et y sont du premier degré par rapport k x{*). Mais il n'en est pas toujours ainsi, lorsque l'équation que l'on considère manque de quelques termes. Nous allons indiquer un procédé pour trouver généralement les degrés des racinesj^de l'équation (i), et pour former les développements de ces racines en séries ordonnées suivant les puissances décroissantes de x. En ordonnant l'équation ( i ) par rapport aux puissances décroissantes de j^, nous l'écrirons de la manière suivante :
(2) A/*" -f- Ajj'^t -f- . . .-hAkjr'"^ -+- . . . -4- A,/'"^-4- A,+i .— o, et nous désignerons par
les degrés des coefficients
A, Al, Aj, . . ., Ajt, . • «i A/, A^^j,
qui sont des fonctions entières de x.
Cela posé, désignons par r un exposant indéterminé, par u une nouvelle variable, et faisons
X — UJC'';
(*) On dit qu'une fonction jr de x est da de^ r, lorsque le quotient
r ^ u'est ni nul ni infini pour x=oo .
638 COURS d\lgèbre sDPÉmeiiiiE.
Téquation (2) devient
(3) Ajr'"''«"*-hAiX'"t''«'"-H-... 4- A^jr'"*'" «"'*-}-. ..4-A^,=o, OU, en divisant par Ax'"'",
A, j--('"-'"t>'' Aaj:^('"-'"*>'' ^ A/
ft-mr
dans celte équation, les degrés relatifs àx des coeflicients des termes qui suivent le premier sont respectivement
^ "^Xm — nik ; \ ^^ I
Désignons par p^ le plus grand des nombres
m — /W| m — niif m — //i| m
et supposons que - - — - soit le dernier de ceux qui sont
égaux à pi. Si l'on fail/==:û|, quelques-uns des nombres (5) seront nuls, mais tous les aulres, et en particulier ceux qui suivent le A'*"*, seront négatifs; en sorte que, pour x := 00 , Téquation (4) prendra la forme
(6) i/"'-h.. .-+-B^.i£"» ^o, ou «'"»/(i/; = o,
les coefficients B ayant des valeurs finies et le dernier d'entre eux By^ étant différent de zéro. Cette équation (6) a irik racines nulles, et m — tiik racines finies et différentes de zéro. 11 s'ensuit que, parmi les racines j^ de l'équation (2), il y en a nih dont les degrés sont inférieurs à pi, et /;/ — nik dont les degrés sont égaux à Oi . En outre, les premiers termes des séries qui représentent ces dernières
SECTION II. CHAPITRE V. 63g
racines sont égaux aux diverses valeurs de ax^«, quand on prend successivement pour a chacune des racines de Inéquation
Cherchons maintenant les premiers termes des séries qui représentent les m* racines j^ de degré inférieur à pi . Eu divisant Téquation (3) par Aax'"»^, elle devient
Il"' -h ... 4- «'"* -f- . . .
Aj^:r('"hr-nti)r A/^j-r— *"»
les coefficients des termes qui précèdent u*"* ont pour degrés
et ceux des termes qui suivent u"'t ont pour degrés
Désignons par p^ le plus grand des nombres
et supposons que ^- soit le dernier de ceux qui
sont égaux à p^. Il est aisé de voir que p^ est plus petit que /9|. En eflet, on a, par hypothèse.
iw — ni/g m — m^j
,% /ik en déduit
Si Ton fait r=ca» les nombres (9) sont nuls ou négatifs, et en particulier tous ceux qui suivent le {V — ^y«">« sont uégatifs. On voit aussi que tous les nombres (8) sont négatifs; car, si g^ est <^ A, on a, par hypothèse,
^'^-^ =2 OU < 0. avec -^*"~^ = Pi» m — w^ - ' m — //ijt
d'où
i^^^^-=ou>.. et .^±ZliV -p,>o.
D'après cela, si Ton y fait r = p^ et a: = 00 , Téquation (7) prendra la forme
les coefficients 6 ayant des valeurs finies et le dernier B^r étant différent de zéro. Cette équation (10) a mj^ racines nulles et ni/t — m/(f racines finies et différentes de zéro. Il s'ensuit que, parmi les racines^ de l'équation (2), il y en a ///^^ dont les degrés sont inférieurs à p^f eimjç — mj^ dont les degrés sont égaux à p^. En outre, les premiers termes des séries qui représentent ces dernières racines sont égaux aux valeurs de ax^« quand on prend successivement pour a chacune des racines de l'équation
En continuant ainsi, on déterminera les premiers termes des séries qui représentent les m^ racines de degré inférieur à |9o. Ce que nous avons dit suffit évidemment pour établir le théorème suivant :
SECTIOIf II. — CHAPITRE V. 64l
Théorème. — Etant donnée l'équation
ordonnée par rapport aux puissances décroissantes de jTy et dans laquelle les coefficients
A, A]^ Aj A
sont des fonctions entières de x ayant respectivement pour degrés
si p , désigne le plus grand des nombres
fi/ — a
ef ^we — soit le dernier de ceux dont la valeur
m — mj^.
est Pi, l'équation proposée aura m — m^ racines de
degré pi, et si k est <^i-\- i, les m/g autres racines seront
de degré inférieur à p^. Si, en second lieu, p^ désigne
le plus grand des nombres
'^^A— "ÎA + I ''«A— "'A+2 "'A-
et que ^-^ soit le dernier de ceux dont la valeur
est p2j l'équation proposée aura nik — /wa' racines de degré p^y et si h! est <^ i -i- i , les m/^ autres racines saront de degré inférieur à jOa- Si, en troisième lieu, p^ désigne le plus grand des nombres
et que ' ■ — soit le dernier de ceux dont la valeur
est pzy r équation proposée aura m^t — '/^a// racines de
S., yélg, snp. — I. 4*
degré pz^ et si k^^ est <^ i -H i^ les ni^tf autres racines seront de degré inférieur à p^, et ainsi de suite.
Quand on aura trouvé les premiers termes des séries qui représentent les diverses racines j^ de Téquation proposée, on obtiendra aisément et de la même manière autant de termes qu'on voudra de ces séries. Considérons, par exemple y une racine dont le premier terme soit aa', on posera
il la proposée n'a qu'une seule racine dont le premier terme soit aa:^, la transformée en z n'aura qu'une seule racine de degré inférieur à jO, et si la proposée a plusieurs racines ayant ax* pour premier terme, la transformée aura un pareil nombre de racines de degré inférieur à p. On trouvera les premiers termes de ces racines de Téquatîon en z, comme on a trouvé les premiers termes des racines de Téquation en j- ; on connaîtra ainsi les deux premiers termes des racines de l'équation en y qui ont ax^ pour premier terme. Et, en suivant la même marche, on calculera autant de ternies que l'on \oudra dos racines de l'équation en y.
Exemple. — Proposons-nous de trouver les degrés des racines j' de l équation
nous désij^nons, a\ec BézonI, par la notation x.fx. un polMionie en x du (lei;ré u.
D'après le théorème (nie nous venons d'établir, il tant d abord lonncr les noinl)res
SECTION II, — CHAPITKE V. 643
dont le maximum est -: le dernier nombre ciçal à ce maximum occupant le deuxième rang, Téquation proposée a deux racines de degré-- Pour avoir les degrés des autres racines, il faut former les nombres
dont le maximum est — -•, le seul nombre égal à ce
maximum occupant le troisième rang, l'équation pro-
posée a trois racines du degré — - •
Formation de V équation Jinale qui résulte de Vélimi^ nation d'une inconnue entre deux équations quelconques à deux inconnues, — Déternilna'ion du degré de l'équation Jinale,