DE LA SÉPARATION DES RACINES DES ÉQUATIONS NUMÉRIQUES
De la résolution numérique des équations.
11%. La résolution numérique des équations, dont nous allons nous occuper, comprend deux problèmes distincts, savoir : la séparation des racines et le calcul numérique de ces racines. Les propositions que nous développerons dans ce Chapitre se rapportent exclusivement au premier des deux problèmes dont nous venons de parler.
On dit qu’une racine réelle d’une équation est separée, lorsque l’on connaît deux nombres qui la comprennent et qui ne comprennent entre eux aucune autre racine. Quant aux racines imaginaires, leur séparation sera effectuée lorsque, conformément aux idées qui ont été développées dans le Chapitre IT, on sera parvenu à renfermer chacune d'elles dans un contour fermé qui n’embrasse aucune autre racine. La définition qui précède ne suppose pas que les diverses racines soient simples ; cependant, dans le cas des racines multiples, la séparation n’est com plète que si le degré de multiplicité de chaque racine est déterminé. Au surplus, cette remarque n'a qu'une médiocre importance au point de vue des applications; car la résolution d’une équation qui a des racines multiples se ramène toujours (n° 0) à celle
cb)
d’une ou de plusieurs équations qui n’ont que des racines simples.
Dans ce qui va suivre, nous supposerons toujours les polynômes que nous aurons à considérer ordonnés par rapport aux puissances décroissantes de la variable. En outre, il ne sera question que d'équations à coefficients réels, à moins que nous n’avertissions du contraire.
Limites des racines réelles d’une équation à coefficients reels.
112. Le procédé général que nous avons fait connaître au n° 46, pour obtenir une limite supérieure et une limite inférieure des modules des racines, donne en particuhier des limites des racines réelles. Mais, quand on ne considère que ces dernières, on peut obtenir souvent des limites plus resserrées.
Soit
fx) = A0r "+ A rit, HA AM. ., HAp x +Am
une fonction entière de la variable x, dans laquelle les coefficients soient des quantités réelles données, et proposons-nous de trouver une lümitesupérieure des racines positives de l'équation
c’est-à-dire une quantité supérieure à la plus grande racine positive.
Le coefficient À, étant supposé positif, si tous les coefficients qui suivent sont positifs, l'équation n’aura point de racines positives; soit donc À, le premier des coefficients négatifs, et désignons par À la valeur absolue de celui de ces coefficients négatifs qui a la plus grande va-
leur absolue. Comme la quantité
ax-n+i 7}
— À + A (x Han AD ,, Lr+k 1)
est identiquement nulle, on peut l’ajouter à l'expression de f(x) et celle-ci devient alors
AE RUE Es (x Le 1) ee à. | A Ar) ME EN PAR He HE À, TE APE T— I