‹ Cours d'analChapitre 123 sur 183 · de · texte numérisé non relu

de

oc oc- 1 . 2

¥{a:.y,c-^dc) = ¥{j^,y,c)-^ -^, de -h "-- ^— -4-...:=o,

ou, en supprimant le ternie F(x,y, c), qui est nul, el divisant par de,

ÔF â'F de

de de- 1 . 2 A la limite, de étant nul, on aura simplement

On obtiendra done l'équation de r enveloppe en éliminant c entre les équations

439. Remarques. — i"* Si ces deux équations sont incompatibles, il n'y a pas d'enveloppe.

2" La règle donnée pour trouver l'enveloppe suppose que l'expression ¥{x^ y, c) n'a qu'une seule valeur pour cliaque système de valeurs de x^ y, c. S'il en était autrement, l'enveloppe cherchée pourrait échapper en tout ou en partie à cette détermination.

Cherchons, par exemple, l'enveloppe des courbes

(i) ^ + y/j ~~ jM- c = o.

L'équation — - = o se réduisant ici à i =: o, il semble qu'on n'ait pas d'enveloppe; en effet, les branches de courbe

œ ^\Ji — j-2 -}- c = o et X 4- \/ 1 — y^ 4- c -f- <ic = o

ne se coupent pas. Mais le radical \J \ — y- pouvant être affecté du signe rt, la courbe (i) contient une seconde branche x — y/i — y- -|- c = o , laquelle coupe la courbe

APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES DE LA SÉRIE DE TAYLOR. t\1-

x-\-^/ 1 — y'^ 4- c-^dc^=^o en un point qui tendra, lorsque de se rapprochera de zéro, vers une limite définie par les équations

œ -^\f V — y- H- c — . o, oc — y/ r — ^>'- 4- c = o.

Éliminant c, on aura, pour l'équation de l'enveloppe.

On aurait obtenu ce même résultat en chassant le radical de l'équation (i), qui serait devenue

I — y- — {x -{- cy=^ o.

J^'équation étant mise sous cette forme, on aurait

et, en éliminant c,

4i0. Théorème. — U enveloppe est tangenle en chacun de ses points à l'e/iveloppée correspondante.

L'enveloppe est définie par le système des deux équations

Soient donc ^^o, jKo les coordonnées d'un de ses points, t'o la valeur correspondante de c, on aura

en désignant, pour abréger, par Fq, y~^ ^^ 4"^ deviennent

^F F et —, lorsqu'on j remplace x^ y, c par^'o, yo, c^.

L'enveloppée correspondante au point (Xq, yo) ^ pour équation

Soit maintenant (^,, jr,, c,) un point de l'enveloppe infiniment voisin de Co, on aura les équations

r i et -—■ désignant ce que deviennent r et -y^ pour x = x^,

Pour établir qu'il y a contact entre Tenveloppe et l'enveloppée , il faut montrer que F(Xi, yt, c^), résultat de la substitution des coordonnées Xi, y^ dans l'équation de l'enveloppée, est au moins du second ordre par rapport à

1^, — ^o(4-|r. — Jol- Or on a

F(<ri, /i, Co) — F[^i, j'i, Cl — (ci — Co)] Mais F, et -y-^ sont nuls. Cette expression sera donc du se-

UCi

cond ordre au moins par rapport à Ci — c,-,. D'autre part, posons, pour plus de clarté,

ôc

= *[^o+('^i— -^o), Vo4- ( ri—J'o), Co-t- (Ci-^Co)l

Il étant du second ordre en ^, — Xq, y^ — yo? C\ — <^o- Or <Po est nul. bi donc -. — ^= -r-^ n est pas nul, cette équation

OCq OCq

montre que l'ordre de c< — Cq est au moins égal à l'ordre de la plus grande des quantités \xi — Xq\, |jKi — J'o\ et, par suite, à l'ordre de | ^i — ^o | + \y\ — yo !•

Cette démonstration serait en défaut si --.r-^ était nul. Il serait aisé de montrer que, dans ce cas, û^q, y^ est un point de rebroussement sur la courbe enveloppe.

441. Soit maintenant F(.r, y, 5, c) = o une famille de surfaces contenant un paramètre c. Si l'on donne à c une suite de valeurs infiniment voisines, deux surfaces consécutives se couperont suivant une courbe. A la limite, ces courbes dessineront une surface, enveloppe des surfaces proposées. Proposons-nous de déterminer son équation.

Soit

l'une des enveloppées

(3) V (œ, V, z, cf -^ de) — V {x, v, ::, c) -^ -^ de -\- --— h. . •

' • oc oc^ 1.2

la suivante. La courbe d'intersection sera définie parles deux équations (2) et (3), lesquelles équivalent aux suivantes

dV (PY de

de de- i . 2

A la limite, de ^= o, et les équations se réduisent à

de

La courbe définie par ces équations se nomme la caraeléristique. L'enveloppe cherchée, lieu de ces caractéristiques, s'obtiendra en éliminant c entre les deux équations.

Trois enveloppées consécutives

{^\) { de ()c- 1.2

^ ^' ' âe de- i .2

43o PREMIÈRE PARTIE. — CHAPITRE IV.

ont nn point d'intersection défini parles trois équations (4)- Ces équations peuvent s'écrire ainsi :

âF —Rd^^^^B^dc^ i(PF J\d,c—R,dc

âc dcd^c{d^c — de) 2 dc'^ dcd^c{d^c — de)

et donneront à la limite, en remarquant que R et R, sont du troisième ordre,

Eliminant c entre ces trois équations, on aura Téquation de la ligne lieu des points d'intersection. Cette ligne se nomme Varête de rebroiissement. Elle rencontre évidemment les caractéristiques.

ii!2. TnÉoRiiME. — IJ enveloppée est tangente à Vem^eloppe tout le long de la caractéristique.

1^11 effet, l'enveloppe a pour équations

Soit (^0) Voî -^oj <?o) '^lïi <ie ses points, on aura

^^ = "' ôc,-''

Jj'enveloppée correspondante aura pour équation

Soit (^,, y,, ;:,, c, ) un point de l'enveloppe infiniment voisin de (j^o^ JKo, -^05 ^o) ; on aura

et il faut prouver que F(.r,, y,, 3,, Cq) est du second ordre

par rapport >a\x, — x^\-\-\y, ~y^ | -^ [ ^, __ -^ |.

Or on a

F(j?,,/i,^j,Co) = F[\ri,7i,^i,Ci— (Cl— Co)]

Cette expression est du second ordre en Cs — c^. D'autre part, posons, pour plus de clarté,

de on aura

^— ^=icî>(.ri, ri,.-,,c,)

; Or <ï>o est nul et R du second ordre en X\ — ^o? • • • ? ^i — <^o-

.. , . . ^*o ^'Fo , ,

Lette équation montre que, si -r — = -r-^^ n est pas nul,

c, — C(s sera au moins de l'ordre de la plus grande des quantités I .r, — ^0 1) \y\ — J'o I7 I ^\ — ^0 I) 6^7 P^r suite, au moins de l'ordre de leur somme. Donc F(^, , y,, ^i , Co) sera au moins d'ordre i par rapport à cette dernière quantité.

A Cette démonstration serait en défaut si l'on avait

^^Fo

auquel cas le point x^^ jko? -^o appartiendrait à l'arête de rebroussement. Il serait d'ailleurs aisé de voir que cette arête est une ligne singulière sur l'enveloppe.

443. Théorème. — L arête de rebroiissemeat a en chaque point un contact du second ordre avec C enveloppée correspondante, et touche la caractéristique.

Cette arête est définie par les équations

Soit {jOo,yo, z-Q, Co) un de ses points, on aura

L'enveloppe correspondante sera donnée par l'équation F{œ, y,z,Co) — o, la caractéristique par les équations

Soit (^, , y, , >s, , Cl ) un point de l'arête de rebroussemenl infiniment voisin du précédent, on aura

lS = o, — — — o, -— ^— o.

Le tliéorème sera évidemment démontré si nous prouvons

queF(\r,, r, , 3, ,Co) est du troisième ordre, et — ^'; ' ' *- ' c/Co

du second, par rapport à \xx — ^o ; + I J^i — J^o I -f- I ^j — ^ol-

Or la quantité

^(■^'i. yu -n t'o) — F[-3?i, /i, -1, c, — (c, — Co)]

est du troisième ordre en Cj — c,,.

Eq second lieu, posons

àF{x,y,z,c)

APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES DE LA SÉRIE DE TAiLOR. 4^3

On aura

— t {o^i, y i, ^^, Cq)

de

^^[•^1,71,-1,^1 — (Cl — Co)]

quantité du second ordre en C\ — Cq, car on a ^Fi dW, d^¥,

11 reste à prouver que c< — Cq est au moins de l'ordre de la jilus graude des quantités \xx — ^o j, | JKi — JKo 1? | ^\ — ^o Ij et, par suite, de l'ordre de leur somme. Pour l'établir, posons

On aura

O -T-y IH -^1 » J 1 , ^1 , <^' W

— i>(^o-H^i— J^-o, •• .,CoS-Ci~Co)

Or ^0= -T-T est nul et R du second ordre en j:, — x,,, . . . , ■ dcl "' '

c, — Cq. Cette équation montre que c^ — Cy est au moins de

l'ordre de la plus grande des quantités | jr, — Xq\^ |jK, — j'o|,

\z,-z,\, pourvu que — = — soit >o.

Si cette quantité était nulle, la démonstration serait en défaut. Dans ce cas, Xq^ Yq^ Zq serait un point singulier sur l'arête de rebroussement.

44i. Soit enfin F(^, j^, 2, a, 6) une famille de surfaces contenant deux paramètres a et b. Si l'on change a et h en J. - I. 28

a -\- da ei b -\- dh^ on obtiendra une surface

F(^, /, z^a-^ da, b -h db) :=:^F -\- -j- da -h ^ db -\- . . . .

Si da et db sont infiniment petits, et quel que soit d'ailleurs leur rapport, la surface passera par le point défini par

les équations

da db

Éliminant a cl b entre ces équations, on obtiendra l'équation de la surface enveloppe. On vérifiera sans peine qu'elle est tangente à l'enveloppée.

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