‹ Cours d'analyse de l'École polytechnique (volume 2)Chapitre 73 sur 112 · I-+-X'' XY— v/-i— X* — Y · texte numérisé non relu

I-+-X'' XY— v/-i— X* — Y

Éliminons le radical entre les deux équations équivalentes qui donnent Ç; il viendra

i-*-X«-h(i-hY«)î«-aXYÇ = o, d'où

On trouvera de même

(i5) X=:Y7iH-V^-l-V.

De ces deux équations on tirera

Ar= r ) ï =: ^ •

L'équation (10), exprimée au moyen des nouvelles variables Ç, 7|, prendra la forme

OÙ les coefficients M, N ont pour valeurs

M = (.-HX.)^-HaXY^-H(. + Y.)^J

Or ces deux coefficients sont nuls. En effet, Téquation (ii) à laquelle satisfont Ç et y) peut aisément se mettre sous les deux formes équivalentes

(-6) (XY±:v/-i-X'-V)g+(.+Y>)^=o,

' f—X±: - \^± /¥— 2^ \ÛIL-

Ajoutons à cette dernière équation la dérivée de (i i) par rapport à X et celle de (i6) par rapport à Y ; il viendra

(i+X')^ + 3XY^5^+(,+Y«)^.

, ^du ^ du

Prenant successivement pour u les fonctions Ç, t], on aura M = o, N = o.

L'équation transformée se réduira donc à

et aura pour intégrale générale

* et ^'' étant des fonctions arbitraires.

281 . Il résulte de Tanalyse qui précède que les surfaces cherchées appartiennent à celles dont les coordonnées peuvent s^exprimer en fonction de deux paramètres ^, 7) par des équations de la forme

7 = <Ï>,(P)4-Vj(r.), 5=::*,($)+V,(t.).

Ces dernières surfaces jouissent de la propriété géométrique d'être engendrées (et cela de deux manières différentes) par la translation d'une génératrice de forme invariable. Il est clair en effet que les courbes tj = const. représentent les diverses positions d'une même courbe déplacée parallèlement à elle-même. De même pour les courbes Ç = const.

Nous allons poursuivre l'étude du problème, pour achever de préciser la nature des surfaces cherchées.

282. Puisque x est la somme d'une fonction de ^ et d'une fonction de 7^, nous pourrons poser

f ei^ étant arbitraires. Cela posé, on a

d'où

Y étant supposé constant dans l'intégration. Or les équations (i4) et (i5) donnent, dans cette hypothèse.

Substituant ces deux valeurs de e/X dans les intégrales correspondantes, et intégrant par parties le second terme de cha-

366 troisiëhb partie. — chapitre m.

cune d^ elles, il viendra

C désignant une fonction de Y.

Pour obtenir maintenant y, nous aurons à prendre la dérivée partielle de cette expression par rapport à Y, en supposant que les variables indépendantes soient X, Y. On a, dans cette hypothèse, en prenant les dérivées partielles des équations (i4) et (i5),

<)5 dif-i-^

S+Y-JÇ + "^ ()Y "=**'

''■^^^ï-^ àY = °-

En tenant compte de ces relations, la dérivée de Z se réduira à

Mais jK doit être de la forme ^(i)-l-^(T^); et son dernier

terme ^ est une fonction de Y, qui ne peut être de cette

forme que s'il se réduit à une constante. D'ailleurs on peut fondre celte constante dans la fonction arbitraire ^ , de telle sorte qu'on ait simplement

La quantité G qui figure encore dans l'expression de Zsera une constante qu'on peut supprimer en la fondant avec les intégrales.

Il ne reste plus qu'à déterminer la quantité

En y substituant les valeurs trouvées de â?, y, Z et tenant

compte des relations (i4)et (i5), il viendra

Nous avons ainsi exprimé les trois coordonnées x^ y y z des surfaces cherchées au mojen des paramètres Ç, r\.

283. Considérons l'équation aux dérivées partielles du premier ordre

où M, ç sont des fonctions données de a:, y^ z, /?, y, dont l'une au moins contienne p ou gr, et ^ une fonction arbitraire.

Prenons les dérivées partielles de l'équation. Il viendra

d^ rdu du du oui

du \^dx ^ dz dp dq \

ô^ r àv di' di^ di' 1

d^ r du du du du~\

du [ dy dz dp dq J

d^ r di^ dv dv di^l

^^ tày dz dp dq\

Eliminant le rapport -r— I -^-> on obtiendra une équation

du second ordre, de la forme

(18) Hr4-2K5-hL^ + M+N(r^ — 5')=:o,

où H, K, L, M, N sont des fonctions de x, y y z, />, q.

L'équation (17) du premier ordre est dite une intégrale intermédiaire de cette équation du second ordre.

Réciproquement, étant donnée une équation du second ordre de la forme (ï8), on peut se proposer avec Monge de reconnaître si cette équation admet une intégrale intermédiaire et de déterminer celle-ci lorsqu'elle existe.

284. Supposons que l'équation (i8) admette une inlégrafe intermédiaire (17). Soit V ce que devient le premier membre de l'équation (17) pour une détermination donnée à volonté de la fonction 4>. En changeant ^ en ^ — c, c désignant une constante arbitraire, on obtiendra l'équation

comme cas particulier de (17).

Toute solution de cette équation satisfera donc à l'équation (18). Mais elle satisfait en outre aux deux équations

â\ d\ dV âW {20)

ÔJc ^ oz dp 0/

âV ÔY dV âW Of rJz dp d(]

obtenues en prenant les dérivées partielles de (19).

Tirons de ces équations les valeurs de r, s pour les substituer dans (18); il viendra

(21) P-hQ^ = o,

en posant, pour abréger,

^/dv dy\()\' ..fàwy .,/(?v dwy o H/^^^V i,^V()v .fdwy

^/âV d\\dy ^fdV ây\dV

L'équation (21) doit être une conséquence de l'équation (19). Mais les seules relations indépendantes de la constante c que celle-ci établisse entre ^,^, z, /?, q, r, s, t sont évidemment les relations (20). Or, si nous supposons que V

contienne /?, le déterminant (-r— ) des relations (20), par

rapport à r et 5, étant ^ o, on ne pourra en déduire aucune relation nouvelle, indépendante de r et de s; donc l'équa* iion (21) ne pourra subsister que si Ton a identiquement

Ce sont deux équations simultanées du premier ordre, auxquelles la fonction Y doit satisfaire. En général, elles sont Incompatibles ; mais, si elles ont des solutions communes, chacune d'elles donnera une fonction Y, telle que l'équation V=c entraîne comme conséquence l'équation (18).

285. Ces équations P = o, Q = o sont du second degré par rapport aux dérivées de Y; mais elles peuvent être notablement simplifiées.

En effet, éliminons entre ces deux équations la quantité

1 ^ P ~JI* nous obiendrons cette nouvelle équation

+ (HL-MN-K«)^^y=o;

d'où Ton déduit, en posant, pour abréger,

G = K* + MN — IlL,

Substituons dans O = o la valeur de -^^ hQ -^r- tirée de

.^ Of ^ âz

cette équation, et supprimons le facteur commun -^; il viendra

Les deux équations (a3) et (24) sont linéaires. Si G n'est pas nul, on pourra prendre successivement pour ^G les deux

J. — Cours, m, a4

370 TROISIÈME PARTIE. — CHAPITRE lit,

valeurs dont cette quantité est susceptible ; on obtiendra ainsi deux systèmes d'équations linéaires

(25) P, = o, Qj = o

et

et V devra nécessairement satisfaire à l'un des deux. Si G est nul, ces deux systèmes se réduiront à un seul.

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