On vient de démontrer que réquation différentielle
(i) Udx-^^dy=:o
admet toujours une intégrale contenant une constante arbitraire G. Cette équation intégrale, résolue par rapport à C, prendra la forme
u étant une fonction de x eij qui ne renferme pas G. On tire de l'équation (2)
du
du du
-— r/x + — - dy z= 0, dx dy
d'où
dy
dx~
~ Tu
dy
dr ]M
Or, l'équation (i) donne — = — — • On doit donc avoir
dit
Tx M
Getle équation doit être identique, car s'il en était autrement, elle établirait entre les variables une relation en vertu de laquelle j serait une'fonction de x sans con-
stante arbitraire, puisque M, i\, —•> -- n en contiennent
pas. Or, à cause de l'équation w = G, y doit dépendre de x et de la constante C.
L'équation (3) peut être mise sous la forme
du du dx dy Il ~ IT ~ ^'
en désignant par v cliacun de ces quotients. On lire de là
du du
dcx dy
donc
du=zv [Isldx -h^dy).
Ainsi, il existe toujours un facteur p», fonction de x et de y^ propre à rendre le premier membre de V équation une differenliclle exacte.
Quand on saura trouver ce facteur et l'intégrale u de la diiïérentielle totale ^^ {Mdx + N<i)^), u = C sera l'intégrale de l'équation (i).
532. // existe une infinité de facteurs propres à rendre le prenner menû)re de Véquation (i) une différentielle exacte. En eflet, si nous multiplions les deux membres
de l'équation
i> [ M dx 4- N dy ) = du
par une fonction quelconque de z/, 9 ("), il vient vvj[u) [^Idx -{- ^dj) = (p (u) du =: df^ [u] du.
Ainsi, i^c^(ii) [Mdx-\-^dj) est encore une différentielle exacte, elle facteur v^(u.)]o\ùi de la même propriété que le facteur r.
Exemple, xdy — ydx = o. Cette équation donne
^z=-^", d'où r = Cx, ou ^=.C=:u. y X " X
Le facteur, ^^, le plus simple qui rend xr/}^ — jdx une dif-
QUAIIANTE-DEUXIÈME LFÇOJV. 65
férentielle exacte est donc — • Tout autre facteur, va^lu], est de la forme — 9 ( - ) •
Ainsi 'p(id) =: u donne le facteur ^, et l'on a
xydy — r'^dx 1 r^
9 (//) ■=: - donne le facteur — et
ç (//) ==: donne le facteur et
J?</}^ Y dx y
, , ' , = d arc taniî - .
533. Réciproquement tout fadeur V propre à rendre Ai dx -4- N <^/>^ u/ze différentielle exacte est de la forme i^o(u). En effet, soit
\{Mdx-hNdf)^d\] :
on a
v{Udx -+-Ndy)~du; donc
dlj = - du.
Cette relation entraîne les suivantes :
/jx dlJ^VdiL dV V du
d.r V dx dy p dy '
Soit u=^f{x,j). Si l'on tire de cette écjualion la valeur de j en fonction de u et de x, et qu'on la porte dans la valeur de U, 011 aura
^ — wi "> •^}.
Stirm. — ^// II. /t
Différentiant cette équation, il vient
dV d^h du
dx du d.r.
d\S d^ du
dy du dy
s relations (i),
ces éqiialioijs
iloiiiienl
d-^ V d-^ du V dx
Celle dernière relation montre que x n'entre pas expiiez 4^ du
cîtement dans la fonction ^. Donc ^ et par suite —5 ou
- 5 sont des fonctions de u. On a donc
ou
ce qu'il fallait démontrer.
534. On peut encore établir ce lliéorème de la manière suivante :
Pour que l'équation différentielle soit satisfaite, il faut
que X ely varient de telle sorte, que l'on ait u=^Ça\ on
aura alors du = o, et par conséquent d\] r=r o, à cause de
la relation d\} = — du. 11 suit de là que U devra toujours
conserver la même valeur tant que u conservera aussi sa valeur G, ce qui ne pourrait avoir lieu si la fonction U étant mise sous la forme ?];(f/, x)^ x restait explicitement dans cette fonction.
Le principe sur lequel repose cette seconde démonstration peut être généralisé ; //, U,^ étant des fondions d^un nombre quelconque de variables^ si Von a d\] = qdu, on aura U = op (w) ; car en éliminant une de ces variables.
QUARANTE-DEUXIÈME LEÇON. Gj
X par exemple, ou pourrait écrire
V =: -il {Uj X, Z. . .).
Or, pour toutes les valeurs de x, ^, z,... qui conservent à u une valeur constante, on a du =-. o, et par conséquent d\J = o, ce qui ne pourrait avoir lieu si y, z,. . . entraient dans la fonction ^.
535. Si deux facteurs \ et s^ rendent différentielle exacte l'expression M r/.r H- N <^ , leur rapport égalé à une constante sera Vintéi^rale de Véquation
M^.i + ^df=o.
Car de
- --C, ou (f(?i) — C,
on tire « = c.
DÉTERMINATION DU FACTEUR t^.
536. La condition nécessaire et suffisante pour que V [^Idx -'- Nrfy-) soit une différentielle exacte est
(Ij dx
ce qui revient à l'équation
^^ dx df \dy dx j
Quoique celte équation soit en général aussi difficile à résoudre que la proposée, elle peut cependant, dans quelques cas, servir à trouver le facteur \f :
1^ Si v^ ne doit dépendre que d'une seule variable, x par dv exemple, on a — - =^ o, et l'équation (i) se réduit à
\ dv ^ dy d.T
Par hypothèse, le premier membre ne dépend que deo: j
donc, on doit avoir
dm dN
Cette coudition est sufiTisante j car si elle est remplie, on satisfera à l'équation (2) en prenant
Le calcul est plus simple si Ton suppose N = i, c'està-dire si l'on met l'équation proposée sous la forme dj -h ^Idx = o, ce qui est permis. On a, dans ce cas,
d où
L^équation proposée devient
dr
Il suffit donc, pour rendre différentielle exacte le premier membre de cette équation, de le multiplier par c^^"^'. On a
eSVdx !^ ^ p je/i''^^ -h- 06^/"*^- — o ; dx
d'où (499)
^/ïVx^^ /q^'/i'^^-^x — C.
C'est le cas de l'équation linéaire (511).
2" Si le facteur p» est de la forme XY, X étant une fonction de x^ et Y une fonction de j^ on a
dv ^^ r/X r/p ^ r/Y
rt.r dx df cty
et l'équalion (i) revient à
Xdx ~ Ydj- ~ ~dy ~dx '
QUARANTE-DEUXIÈME LEÇON. 6o
fi M d^ Si cette condition est remplie, on aura
X = eff ^•^) '^•^, Y — rf'P (y ) ^y,
537. L'emploi du facteur ^ donne les méthodes précédemment exposées : ainsi, la séparation des variables dans l'équation
XYr/.r-f-X.Y,r/ji=o,
où X et Xt désignent des fonctions de x^ et Y, Y, des fonctions de y^ revient à multiplier l'équation proposée
par le facteur
La transformation employée dans l'intégration de l'équation homogène revient aussi à la détermination d'un facteur qui rend le premier membre inlégrable. En effet, l'équation (3) du n^ 506 n'est autre chose que Téquation proposée divisée par x'"+* [çp(2)4--26(z)]. En remplaçant z par ^, x'"Q y-\ par M, x'"'^ (^^ par N, on voit
que le facteur v est, dans ce cas,
iM X + IS y Il est d'ailleurs facile de vérifier que ^--^ ^ —- est
alors une différentielle exacte. Il suffit, pour cela, de démontrer que
dy ~ dx '
Cette équation revient, après quelques transformations, à la suivante :
dy)
70 COLTHS D ANALYSE.
OU
TsM//? — NM/w = o,
car les fonctions M et N étant homogènes et de degré m, on a identiquement (I, 178)
dx '^ df ' dx -^ dy
Si le premier membre de l'équation homogène est déjà une différentielle exacte, on pourra prendre pour premier
facteur i , et pour second — • Leur rapport, égalé
à une constante, donnera l'intégrale qui sera, par conséquent,
Mx H- NjrrrC.
EXERCICES