PROPRIÉTÉS DES ÉQUATIONS LINÉAIRES PRIVÉES DE SECOND MEMBRE
579. Nous considérerons d'abord Téquation privée de second membre
dx"' dx'"-' ^ dx'"-^ dx ^
Si des fonctions particulières j^,j^^...^ y„ satisfont à cette équation, la somme de ces fondions , et même la somme des produits de ces fonctions par des constarHes quelconques Cj, Cg, . . . , c„, j satisfera également.
En
effet, si r
'on pose
-co'i
Cnfu
on aura
dr
dx
dr-i dx
■ dx '
dx-
d'y, dx'
■-+-Cn
d.JC'^
dx'"
La substitution de ces valeurs dans l'équation (II) lui fait prendre la forme
\ dx'" dx'"-'
/d'" r, d'"~' yo Cl h P ■ -f- . \ dx'"' dx'" '
Or, chacune des parenthèses étant nulle par hypothèse, l'équation se trouvera satisfaite. Cette propriété n'appartient qu'à l'équation privée de second membre.
o80. Il suit de là que si Ton connaît m solutions parùciilières de V équation (II), on aura Vinlégrale générale en posant
powvu que Von puisse déterminer les constantes de nia-
dy r/"'~' Y nière à donner à y. — v? '— des valeurs arbitraires
•^ dx dx-"'-'
pour une valeur quelconque de x (n" 552).
Ces conditions ne pourraient pas être remplies s'il existait une rclalion linéaire entre quelques-unes des fonctions j^i,j^2 5 • • • O '"• ^^^ exemple, si Ton avait
on aurait
j — (r, -f- «C3) j, -f- (cj + bc^)y, -+• ^4 /< + • • • H- CmXm,
et cette expression, ne renfermant que m — i constantes arbitraires, puisque c^ -\- ac^, et Cg H- hc^ ne doivent compter que pour deux constantes, ne peut pas être l'intégrale générale de l'équation (II).
581. L'équation linéaire étant homogène par rapport àj^ et à ses dérivées, on peut en abaisser l'ordre d'une unité, en posant j =z e^'"^^ (575)-, mais elle cesse d'être linéaire. Elle prend alors la forme
(III) h. . .-f-(w'"-l- Pa'"-'-+-Q«'"-'-h. . .-4-U) =0.
Cette équation est plus compliquée que la proposée, mais elle fait découvrir plus facilement certaines intégrales particulières. Ainsi, quand une valeur u = r, indépendante de x, annule le polynôme
(i) u"'-^ Pw'«-' + Qa'"-^ + . . .-f-U =f(u),
l'équation (III) est satisfaite par u = r, car les dérivées
du d-ii d""-^ u ,, , ,,,
— 7 -^ • • • 5 — sont nulles : par conséquent J equa-
dx d.r- dx"'~^ ^ * ^
tion (II) est satisfaite par j^ = ce-*"""^^ = ce'-^.