APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES
572. Quelle est la courbe dont le rayon de courbure est en raison im^erse de V abscisse ?
L'équation différentielle du problème est (I, 257) :
dp 2,x
dx
en appelant— le produit constant du rayon de courbure
par l'abscisse du point correspondant de la courbe. On
déduit de là
a^dp
2xdxz=-
lOO COURS D ANALYSE.
et, en intégrant,
ap
d'où
Bt, en intégrant de nouveau,
Cette équation représente la courbe affectée par une lame élastique, quand une de ses extrémités étant fixée, Tautre extrémité supporte un poids : on lui donne, pour cette raison, le nom de courbe élastique.
573. Plus généralement, si le rayon de courbure doit être une fonctiony(a:) de Tabscisse, on aura Téquation
dx
d'où Ton déduira
et, en intégrant.
dp . dx
Cette équation, étant du second degré, pourra être résolue par rapport à p. Soit alors p = cj> (x), on aura
)dX-\-€^y
équation de la courbe cherchée, qui renferme deux constantes arbitraires c et c'.
574. Trouver une courbe dont le rayon de courbure soit proportionnel à la longueur de la normale coai'pnse entre la courbe et Vaxe des x.
QUARANTE-ONQUlâMB LEÇON. I O i
L*équation difTérentielle du problème est
dx
n désignant une constante positive ou négative, selon que la courbe est convexe ou concave par rapport à l'axe des X (I, 235).
En prenant^ pour variable indépendante et remplace pdp çant -y- par —f-^ on aura
dy npdp On tire de là
ij = ^i;n./,') = i(n-^»)^
ou
donc
=\/(ff-
et en remplaçant p par ■ ,
I v(fr-
Il suffit de prendre ce radical avec le signe +) car le signe — conduirait à la même intégrale.
Cette équation peut sHntégrer, diaprés la théorie des intégrales binômes, quand n est un nombre entier, pair ou impair (I, 353 et 354).
loa couns d analyse.
Examinons les cas particuliers de«=d:i,n=zh2. 1° 71 = — I : Téquaiion différentielle (2) devient
et, Tintégration donne
(ar--c')'-hjr' — c'-
Cette équation représente tous les cercles qui ont leur centre sur Taxe des x,
2^ n =^i : dans ce cas, où la courbe est convexe vers l'axe des x, on a
. rdr
et, en intégrant
X — cl (7 H- v(r'^~^) + ^••
Si Ton détermine k de manière que pour^ = c on ait jc = c', il faudra que
c' riz: cl c H- A' ; d'où
ce qui revient à
(a) ^^-yy^-^c^'nrrtf ^ .
Mais donc.
(p) jr — ^jri—c^ = ce ^ .
En ajoutant membre à membre les équations (a) et (/5), on aura pour l'équation de la courbe
(x — c' ar—c'\
QTJAKANTE-CIWQtJIÈME LEÇON. Io3
Cette équation est celle d'une chaînette. Par conséquent le cercle et la chaînette sont les seules courbes dans
Fig. ii5.
dxr=z
lesquelles le rayon de courbure soit égal à la normale, avec cette différence que ces deux lignes coïncident dans le cercle, tandis qu'elles sont situées de part et d'autre du point de contact dans la chaînette, on a l'équation différentielle
^r ^^ dy ^sf^-^^
dx jr
vi^r-
Or, cette équation représente (I, 249) une cycloïde
Fig. 1
dont la base est sur l'axe des X, et dont le rayon du
cercle générateur est - • On
sait en effet que, dans cette courbe, le rayon de cour-
bure MK est double de la
normale MN.
40 /i = îi : il vient
dx =
sj^dx
d'où
cette équation représente toutes les paraboles qui ont l'axe des x pour directrice.
ÉQUATIONS HOMOGENES.
575. On peut abaisser d'une unité l'ordre d'une équation différentielle lorsqu'elle est homogène par rapport à ^ et à ses dérivées ; soit
dx'
io4
une telle équation, et soît n le degré de l'homogénéité. On pourra mettre l'équation (i) sous cette forme
Faisons d'où
dx d'y r , (du \
^V r ^ (d^u , du \
En substituant ces valeurs dans Téquation (a), on aura évidemment une équation différentielle de l'ordre m — i