‹ Cours d'analyse de l'École royale polytechnique. I.re partie: Analyse algébriqueChapitre 52 sur 265 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Détermination des Fonctions entières , d'après un certain nombre de valeurs particidières supposées connues. Applications.

5. 1.^'^ Recherche des Fonctions entières d'une seule varicd)le , j^our lesqitelles on connaît un certain nombre de valeurs particulières.

Déterminer une fonction d'après un certain nombre de valeurs particulières supposées connues , c'est ce qu'on appelle interpoler. Lorsqu'il s'agit d'une fonction d'une ou de deux variables , cette fonction peut être considérée comme l'ordonnée d'une courbe ou d'une surface; et le problème de \ interpolation consiste à fixer la valeur générale de cette ordonnée, d'après un certain nombre de valeurs particulières , c'est - à - dire , à faire passer la courbe ou la surface par un certain nombre de points. Cette question peut être résolue d'une infinité de manières ; et en général le problème de finterpolation est indéterminé. Toutefois l'indétermination cessera, si à la connaissance des valeurs particulières de la fonction cherchée on ajoute la condition expresse que cette fonction soit entière , et d'un degré tel que le nombre de ses termes devienne précisément égal au nombre des valeurs particulières données.

Supposons, pour fixer les idées, que l'on considère d'abord les fonctions entières d'une seule variable x. On établira facilement à leur égard les propositions suivantes.

1 ." Théorème. Si une fonction entière de la variable x s évanouit pour iine valeur particulière de cette variable , par exemple, pour x-=:x^^ elle sera divisible algébriquemerit par x — x^.

2.' Théorème. Si une fonction entière de la variable x s évanouit pour c^iacune des valeurs de X comprises dans la suite

n désignant un nombre entier quelconque , elle sera nécessairement divisible par le produit

{x-x^) ix—x^) (.r-jrj . . . [x-x^^).

Soient maintenant C|)(.r) et \{x) deux fonctions entières de la variable x , l'une et Tautre du degré n — I, et qui deviennent égales entre elles pour chacune des n valeurs particulières de x comprises dans la suite x.. x . x . . . x . Je dis que ces àeux fonctions seront identiquement égales , c'està-dire , qu'on aura , quel que soit x ,

et en effet , si cette égalité n'avait pas lieu , on trouverait dans la différence

^(a7)-Cp(.r)

un polynôme entier dont le degré ne surpasserait

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