IV. Plus généralement, si , dans Téquation
(x — a) {x* -♦- ox -♦- 6) = 0, Ton suppose 6= J (a* -*- c'), on est conduit à cette identité .
M«cufl«IOB de la f^rnivie de Cardan.
u Premier cas : B> 0, ou 4p* -»- 27ç* > 0. Les quantités A -t-V^, A — V^B sont réelles et inégales; donc les valeurs R^, Rj, peuvent être supposées réelles; de plus, elles sont tné^afe^. II résulte alors, des formules (16), que réquation (1) a deux racines imaginaires.
S«*, Deuxième cas : B=0, ou 4p' -f- 27g* = 0. Les valeur désignées par R^ , R^ peuvent encore être supposées réelles; mais elles sont égales; donc
x, = 2Rt, x, = a:, = — R, (•):
réquation (1) a deux racines égales.
Ces résultats s accordent avec ce que Ton a vu ci-dessus (S»4).
SS9. Troisième c(w ; B < 0, ou 4p' -+- 27g' < 0. Les binômes A h- V^^, A — W^ élant imaginaires, il en est de même pour R^ et R^; en sorte que les valeurs des racinesy données par les formules (16), se présentent sous forme imaginaire, précisément quand ces trois racines sont réelles. Cette sorte de paradoxe a fait donner, au cas dont il s agit, le nom de cas irréductible. On va voir comment, au moyen des fonctions circulaires, on peut alors résoudre PéquaUon (**).
n Acatt8edee«-*-0 = — I.
(**) Si PoD conçoit que Fou ait mis l^A-i-I^B sous la forme a-^^V^ {>••), on aura, le produit R^R, étant réel ,
Par suite,
a?,=s2tf, 0?, = — (a-+-/3l^), a;,= -(« — 3 *^3);
valeurs réelles. Malheureusement, réquation du troisième degré qui délirait donner a ne diffère pas, au fond, de réquation proposée.
SS9. Quand Téquation
X* -*- px -*- y = 0 (I)
a ses trois racines réelles, on la réduit aisément à celle qui
donne le sinus du tiers d'un arc a dont le sinus est donfièj
c'est-à-dire (*),
3 i y» — -y^-sina = 0. (17)
En effet, posons x = | : Téquation (1) devient
y* -h pk*y -4- çfc' = 0.
IdentiGant avec (17), on trouve
'4^' -=ivqs'-
Cette dernière formule donne une valeur réelle pour Tare auxiliaire a Ç'*) ; car la relation
ip" -+- 27qf' < 0 équivaut à
^V-&'<un.
attendu que p est négatif.
(*) Manuel des Candidats, 1. 1, p. 262.
{**) Et même une infinité de vtUeurs réelles : les Tables trigonométriques font ooDnattre la plas petite.
(•**) Dans celte formule, 1^ représente -h g ou - 9, suiTant que q est positif ou négatif.
ÉQUATION DU TUOiSIÈME DEGRÉ. 965
L*arc a étant connu, on aura, pour valeurs des trois racines :
*,= 2\/-^.sin-.^0-
». Autre méthode. — Le binôme 4p' -t- 27}* étant supposé négatif, écrivons ainsi la formule (15) :
x=%7 U\/^-iL;»/:rï
Soient (tM) :
pcosy 1, psiny . ^ ^ gy
et, par conséquent :
s = -i-\/ — — » co85; = » sin» = H (20)
Le théorème de Moivre (9 tu) donne, comme première valeur de x :
x, = 2V/p"cos|. (21)
9 et 6^ représentant toujours les racines cubiques , imagi-
O Od peut vérifier que ces valeurs satisfont aux relations :
ALGÈBhE.
^ * 'té (9^)> '^^ ^^"^ autres valeurs de x soni
Mais, comme il est aisé de le vérifier :
^Bss cos — - -+- K — i sin — > r = cos l/^ — 1 sin — ;
donc (•19)
Xt = 2 1^ p cos — - — ^> X, = 2 v^ p cos
= 2Kpcos — — -^» x, = 2V/f-" '^
S40. Applications. — I. Soit Téquation
La seconde formule (18) devient
sina = — W -^ •
2 y Ui/
Le calcul prend ensuite la disposition suivante :
logo = 0,477 421 3hlogil = 1,612 785 9 —
log— = 2,86 i 337 4 -♦-
log sin a = r,583 540 7 a = 22»42'll",7.
lO
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Il II
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naires, de Tunitë (S94I), les deux autres valeurs de x sont données par les formules :
^«=*^P (cos|-4-V/=Tsin^)«-4-(cos^~l/3rsin^)«M,
x,=l^7Ncos^ H.l/ZTsm|) e«^ (cosI~»/rïs^
Mais, comme il est aisé de le vériBer :
e «s ces — - -I- V — i sm — > 6* = ces K — I sin — :
donc (ti9)
x,= 2V^pcos — ;r^y X8 = 2Kpcos 22
S40. Applications. — I. Soit Téquation
La seconde formule (1 8) devient