CHAPITRE XI. FORMULES SOMMATOIRES
absolue, cette formule serait le plus souvent divergente si l’on faisait croître p à l'infini. Mais, en donnant à p une valeur convenable, on pourra généralement faire en sorte que R soit suffisamment petit pour être négligé en pratique. L'expression (6) de R permet d’agir en toute sûreté. |
On se sert de la formule d’Euler et de Maclaurin pour ramener le calcul des intégrales au calcul des sommes, et réciproquement. C’est ce que nous allons montrer.
305. Application au calcul approché des intégrales défnies. — Pour appliquer la formule (5) au calcul de lintégrale
b | \ f(x) dx, il suffit évidemment de poser x = b — a. Mais, si
l'intervalle d'intégration est un peu grand, il convient, pour obtenir
plus d’exactitude, de le décomposer en plusieurs parties. Posons
DE) — Dre ; NOUS aurons
RD a+h D) raknh \ as =\ +\ + +À Tate a
Appliquons à chacune de ces intégrales partielles la formule (5),
où l’on remplacera X par h, et ajoutons les résultats ; il viendra
\ Ga He Fe + f(a+h)+.+f(a tn 1h) +10) | ce LC) — /(a)] — “ LC) — C1 —
Bai ob°P—È ra DIE A
et le reste R est donné par la formule
v. désignant une valeur moyenne de f*?(x) entre à et b.
La formule (7) est celle que nous voulions obtenir. Le terme écrit sur la première ligne au second membre est susceptible d’une interprétation géométrique : il représente la somme des trapèzes
inscrits dans la courbe y — /(x) et déterminés par des ordonnées
équidistantes. Quant au premier membre, il représente l’aire de la
courbe.
306. Formule sommatoire d’Euler et de Maclaurin. — Réciproquement, la formule (7) peut servir à ramener le calcul d’une somme à celui d’une intégrale définie. Posons, b étant égal
à a + nb,
DÉC oh) la eo LOC
On tirera de la formule (7)
SF) A0 ax 10 … che
C’est la formule sommatoire d’Euler et de Maclaurin, complétée
op”
LAPS) — Pr (a)] + ne
Eu B,
par lexpression du reste. Elle est très utile quand la quadrature
indiquée s’effectue simplement.
307. Expression symbolique de la formule d’Euler et de Maclaurin. Intégration aux différences d’un polynome. — Soit (y) un polynome. Faisons successivement y = 1,2,...(n—1)
dans la formule (9) du n° so et ajoutons ; il vient
ROC) ER EE Ce EPA):
On généralise cette formule en remplaçant la fonction f(y) par
f(a + hy) considérée comme fonction de y; elle devient ainsi
@) SfG+H)— TARN)
C’est la formule la plus élégante pour la sommation d’un polynome. Ce n’est d’ailleurs qu’une expression symbolique de celle d'Euler et de Maclaurin (où / est remplacée par /”), mais dans le cas particulier où cette formule est limitée et le reste nul.
Si f n’est pas un polynome, on peut encore considérer la for-
mule (9) comme une expression symbolique de celle d'Euler et de