VI. On a trouvé
D arc tg X = — ; ; donc D" arc tg x = D*^"^ — , ^ •
Mais on a, en introduisant les imaginaires,
I + X' ^ > ^"^ '^ • 2/ L (a: — 0" {x + iy J
On se débarrasse des imaginaires en posant
A* — i == p (cos cp — i sin 9)1'^
' ^ f i ' f m -^ Q.rn POT, .'
arc cot X ; il vient, par la formule de Moivre,
I cos n (p 4- i sin /i œ i cos n cp — tsinntp
{x — i)» ^ p^ ' {x-\- ly^^ y^
I06 CHAPITRE I. FONCTIONS EXPLICITES d'uNE VARIABLE
Par conséquent,
' ,)n-ii^TA'
D"-i -— ^ (— i)«-i ^ — — -^ sin n cp,
D"arc tg .V = ( — i)" ^ ^^ ~ sin (n arc cot x).
Remarque. — Le calcul des dérivées n^étnes pg^^t être rattaché à la formule de Taylor. On en trouvera des exemples dans le chapitre suivant.
120. Dérivée /i^^"^*^ d'un produit. Formule de Leibniz. — Soit iw le produit de deux fonctions de a- ; on a
T>.iw ^ V Du + u Dv.
Dérivons ; il vient, par la régie précédente,
T>Hw = vBhi + 2 Du.Bv + « D^y.
Chaque terme de ces deux premières dérivées et aussi des suivantes, est le produit d'une dérivée de u par une dérivée de y, en regardant u et v eux-mêmes comme des dérivées d'ordre 0.
Mais, dans la dérivée première TJnv, la somme des indices de dérivation est égale à i dans chaque terme ; dans la dérivée seconde, elle est égale à 2 ; on voit de suite qu'elle sera égale à II dans la dérivée n'éme^ q^^ pgu^. donc poser
(1) D'* uv = Ao w 13" y + A, ï)u D^-^y f Ag D^m D^-^y -j ,
les lettres A désignent des coefficients numériques à déterminer. Faisons, pour cela, a étant une constante,
u = e-'^, y =3 e"^, d'où uv •- e(*+°')^, D«uy = (i +a)'V(»+^'^,
Substituons ces valeurs dans l'équation (1) ; elle devient, après suppression du facteur commun e('+^)^,
(i-f-a)'^==Ao + A,a + A2a2 4
Donc, a étant une indéterminée, les coefficients Aq, A., Ag,... sont ceux du binôme. On peut ainsi donner à l'équation (1) la forme symbolique suivante :
D'»«y =-- {I)u + Dy)".
DERIVEES ET DIFFERENTIELLES SUCCESSIVES I07
Mais on convient d'observer les conditions suivantes dans le développement du second membre : 1° on écrira Du et Du dans tous les termes, même dans les termes extrêmes où l'un d'eux reçoit l'exposant 0 ; 2" on remplacera ensuite Dn^par D^ii, I)f;'ï par lY' u et enfin, D^h par 11 et D°v par v.
121. Propriétés des dérivées d'une fonction rationnelle. — Soit z une variable complexe ; une fonction rationnelle de c
est le quotient de deux polynômes P et Q sans racine commune. Soit a une racine de degré m de P, nous disons (|ue c'est une racine de degré m de f{z). Nous avons alors
f{z)^{z-ayn^{z),
et cp (c) est une fonction rationnelle, /z/n'e et non nulle pour z = a. Dérivons ; il vient
/■' {z) = {z- ayn-^[ni'f{z) 4- {z - a) o'{z)].
La quantité entre crochets est une fraction rationnelle qui ne s'annule plus pour z = a ; d'où le théorème suivant :
I. Toute racine de degré m d'une fonction rationnelle f'{z) est une racine de degré {m — i) de sa dérivée ; en particulier, une racine simple de f{z) ne sera plus racine de sa dérivée.
Si l'on applique ce théorème, de proche en proche, aux dérivées successives de /"(;), on est conduit au suivant :
II. Toute racine de degré m de f{z) est commune à f{z) et à ses m — I premières dérivées. Réciproquement, toute racine commune à f{z) et à ses (m — i) premières dérivées et qui n'annule pas la dérivée d'ordre m, est une racine de degré m de f{z).
Ces théorèmes jouent un rôle important en algèbre, dans le cas particulier où f{z) se réduit à un polynôme.