THÉORIE DES ASYMPTOTES
124. On appelle a.Sf/mpfo^e d'une branche de courbe infinie une droite telle, que In distance k cette droite d^un point qui s'ëioigne indéfiniment sur la branche de courbe, a pour limite zéro.
On considère aussi des asymptotes curvilignes dont nous ne parlerons pas ici.
Si la branche infinie admet une asymptote non parallèle h Taxe des t/, réquation de cette droite sera de la forme
et comme la différence entre les ordonnées de la courbe et de l'asymptote , pour un même x, a pour limite zéro lorsque le point M s'éloigne à l'infini, en vertu de la définition ci-dessus, il s'ensuit que l'équation de la branche infinie doit pouvoir être mise sous la forme
y=kx -+-/-♦-¥,
V désignant une fonction de x qui tend vers zéro, x croissant indéfiniment. On a donc
et par suite, x croissant indéfiniment,
lim - = ft.
Puis, en vertu de la même équation,
y^kx=l H- V, lim {y — feï:)=/,
V devenant nul pour x infini ; les valeurs de - et de y — kx tirées de
l'équation de la branche infinie, donneront donc, à la limite, les coefiicients k et /, et par suite l'équation de l'asymptote.
Réciproquement, si l'équation de la branche infinie conduit, parce calcul, à des valeurs déterminées et finies de k et i, la branche a une asymptote
En effet, les coordonnées x et y de la branche infinie satisfont à la condition lim{y — kx)=lj d'où
y — fcx=t-t- V,
V tendant vers zéro lorsque x devient infini ; donc Téquation de celte branche peut être mise sous la forme
yz=kx-^ /-♦-¥,
ce qui montre que la courbe s'approche indéfiniment de la droite qui a pour équation y = kx -^L
Il faut observer que la branche infinie peut s'étendre vers les x positifs ou vers les x négatifs, et que, pour trouver l'asymptote, il faudra, dans le premier cas, faire x=^ •+■ oo ; dans le second, faire ar=: — oo
135. La méthode précédente ne s'applique pas aux asymptotes parallèles à Taxe des y; mais comme l'ordonnée de la branche infinie doit croître. indéfiniment, à mesure que la courbe se rapproche de son asymptote, il est clair que, si x=a est l'équation de cette droite, y deviendra infini lorsque x tendra vers la limite a. On trouvera donc ces asymptotes en cherchant les valeurs de x qui rendent y infini dans l'équation de la courbe.
ISS. Si l'équation de la courbe est algébrique^ on y posera t/ = tix, et l'on divisera toute l'équation par la plus haute puissance de x qu'elle renferme, ce qui donnera un résultat de la forme
(1) f(„)-^.lf.(„)+J.f,(„)-^...=0.
Le rapport - outi tendant vers une limite finie k quand x devient infini,
on a
Umî{u) = i(k) = 0,
et les racines réelles de cette équation feront connaître les valeurs de k qui répondent aux asymptotes. On posera ensuite dans l'équation (1)
et l'on développera f(ii), fi(t<],... suivant les puissances ascendantes de
- par la formule de Taylor. Le terme indépendant de ce facteur s'annule
en raison de l'équation f(fc)=0; multipliant toute l'équation par x, fai-
sant x=ifc», remplaçant l=y — kx par sa limite /, on obtient une équation qui détermine / en fonction de Ar, et fait connaître, pour chacune des valeurs trouvées pour A:, le coelTicient / correspondant. Soit, comme exemple, la courbe qui a pour équation
xf/* -♦- î)x'y -4- 4x^ -^xij — 9 = 0.
L'équation, résolue par rapport à y^ donne y = d:zoo pour x=0 : Taxe
des y est donc une asymptote dans les deux sens. Remplaçant y par ux et
divisant par x^, on a
les deux derniers termes devenant nuls pour x=oo , Téquation en k sera
it«-^5fc -4-4 = 0, et donnera les valeurs réelles k= — i, A== — 4.
Remplaçant ensuite u par /:-4- - dans Téquation ci-dessus, on a
\^ xy \ xj X X* X*
et en supprimant le terme A' -f- 5/: -4- 4 qui est nul, puis multipliant par x,
ou bien, en remplaçant chaque terme par sa limite,
1 4 On trouvera donc, pour A: = — 1, /=::; pour A: = — 4,/= , et
l'on conclura enfin que la courbe admet trois asymptotes qui ont respectivement pour équations
Dans les courbes transcendantes dont Téquation ne serait pas réductible à la. forme (1), on procédera directement à la recherche des limites de u et de 2/ — kx,
137. Considérons maintenant une courbe dont Téquation est donnée en coordonnées polaires, et qui admet une branche infinie pourvue d'une
nsjmplotc AZ. Abaissons OA perpendiculaire sur AZ, MP perpendiculaire snrOA; la distance AP du point H à l'asymptote ayant pour limite zéro quand le point M s'éloigne à l'infini sur la Miirbe, on a
lim OP=/i"»i{OM sin OMP) = OA, et Comme OM tend vers l'infini, il faut que *'" OIMP tende vers zéro. La direction du | ''"yon vecteur OM, à ta limite, est donc parai- ^éle tè- l'asymptote.
Soi «> lit donc (>',0) les coordonnées polaires du point M, a l'angle que fait ^Z av-^cl'axe polaire OX, 3 la distance OA du pile à l'asymptote. On aura d'abor-«a, r croissant indéfiniment,
lim<^ = a, ce qu K fera connaître la direction de l'asymptote; ensuite, l'angle OMP étant «S^I à 9 — «,
$=lim [rsin(e — «)] = Km [r(9 — a)].
Cork, naissant la direction de l'asymptote et sa distance au pdie, on pourra consti:*t.Bire cette droite.
£ïe»»ipfe. L'hyperbole rapportée h l'un de ses foyers a pour équation
\ — £ eos
les
i de 9 qui rendent r infini sont données par t'équalion E Cûs9 = 0; on n donc
^'ïsuiie
lim[r\
■* 1 — ïcos9
: V lim D=T--
'■'^ dcmi-axcs de l'hyperbole étant «, 6|/— 1, on sait que
les asymptotes se construiront donc au moyen des équations
a cos a = j/a* -t- 5*, ^=5,
qui détermineront deux droites également inclinées de part et d'autre de Taxe polaire.
f . Courbée du iecond ordre :
ay* -♦- bxy -4-ca5*4-dy-#-ca!-*-/'^0.
Si b^-'iac^ 0,
, --6±t/6«~4ac dk-i-e
La courbe est une hyperbole, et il y a deux asymptotes.
9, y» — 3axy -♦-»'= 0.
Une as}rmptote dont Tcquation est
S. ary* -H 4«*y -f- SOocy h- 2iy -*- 57» -♦- 20= 0.
Trois asymptotes :