‹ Cours d'analyse mathématique (volume 2)Chapitre 317 sur 338 · II. — LIGNES ÀST1IPT0TIQUB8. LIGNB8 CONJUGUEES · texte numérisé non relu

II. — LIGNES ÀST1IPT0TIQUB8. LIGNB8 CONJUGUEES

long d'une ligne asymptotique, on doit avoir (i6) rdx^-^'xsdxdy--tdy^z=o.

L'équalion de la surface étant supposée résolue par rapport à z^ si Ton remplace r, 5, t par leurs valeurs en fonction des variables

x^ y^ on tire de l'équation précédente deux valeurs pour -^

nous verrons plus tard que chacune de ces équations admet une infinité d'intégrales, et que chaque couple de valeurs {xq^ y^) détermine en général une intégrale et une seule. Par chaque point (le la surface il passe donc en général deux lignes asjmptotiques et deux seulement; leur ensemble forme un double système de lignes sur la surface.

On peut encore définir les lignes asymptotiques par la propriété suivante qui ne fait intervenir aucune relation métrique. Ce sont les lignes de la surface dont le plan osculateur coïncide avec le plan tangent. En effet, pour que le plan osculateur coïncide avec le plan tangent, il faut et il suffit que Ton ait à la fois (n°2I3)

dz— p dx — q dy — Oy d-z — p d'^x — q d'^y = o ;

la première relation est vérifiée pour toute courbe située sur la surface et, en la différenliant, il vient

d*z — p d*x — q d^y — dp dx - dq dy —- o.

La seconde condition peut donc être remplacée par celle-ci, ne renfermant que les différentielles du premier ordre

(18) dp dx - dq dy r- o,

qui est identique à la relation (16). D'ailleurs, il est facile de se rendre compte de Tidentilé des deux définitions. Le rayon dtî courbure de la section normale tangente à une asymptote de Tindicatrice étant infini, il en serait de même, d'après le théorème de Meusnier, du rayon de courbure de la ligne asymptotique, à moins que le plan osculateur ne soit perpendiculaire à la normale et, dans ce cas, le théorème de Meusnier devient illusoire. Le plan osculateur à une ligne asymptotique doit donc coïncider avec le

plan tangent, à moins que le rayon de courbure ne soit constamment infini; dans ce cas, on aurait une ligne droite, dont le plan osculateur est indéterminé. Il résulte évidemment de cette propriété que les lignes asjmptotiques se conservent dans toute transformation homographique. On voit aussi que Téqualion différentielle est la même, que les axes soient rectangulaires ou obliques, car Téquation du plan osculateur est toujours la même. Les lignes asjmptotiques d'une surface S n'existent évidemment que si la surface est à courbures opposées. Cependant, lorsque la surface est analytique, Téquation difi*érentielle (i6) admet toujours une infinité d'intégrales, réelles ou imaginaires, quel que soit le signe de 5'^— rt. Par extension, nous dirons qu'une surface convexe analytique admet deux systèmes de lignes asj'mptotiques imaginaires. Ainsi, les lignes asymptoliques d'un hyperboloïde à une nappe sont les deux systèmes de génératrices rectilignes; pour un ellipsoïde ou une sphère, ces génératrices sont imaginaires, mais elles satisfont encore à l'équation différentielle des lignes asymptotiques.

Exemple, — Soit à trouver les lignes asymptotiques de la surface

z — x^^y^ ; on a

r ~ m{m — \)x^-^y^y 5 = mna?'"-»/" *, r — nf /i — r»x'"j«-',

et l'équation différentielle (16) peut s'écrire

- f y <i^\^ f y dx\ .

""^""-'^^dy) " ■'""\j.dy} ' "' "-'^ = °- On en tire deux valeurs, Ai et /ij, pour le rapport - -7-» les deux familles

de lignes asymptotiques se projettent sur le plan des xy suivant les courbes

243. Équation différentielle en coordonnées quelconques. — Supposons les coordonnées d'un point d'une surface exprimées au moyen de deux paramètres variables «, v^

nous partirons de la seconde définition pour établir l'équation différentielle des lignes asymptotiques. Formons d'abord l'équa-

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