‹ Cours d'analyse mathématique (volume 2)Chapitre 93 sur 338 · II. — 1NTÉGIIALE8 DEFINIES. — NOTIONS GéOMBTBIQVES. 17I · texte numérisé non relu

II. — 1NTÉGIIALE8 DEFINIES. — NOTIONS GéOMBTBIQVES. 17I

positives décroissantes j et u©, Mi, . . ., Up un même nombre de quantités positives ou négatives quelconques. Si toutes les sommes So= Uot Si=Ui,-hUiy ..., 5p= Uo-+- «I-+-. . .H- Wp sont comprises entre deux nombres A et B y la somme

S = eo Mo -+- «1 Wi -+-•••-+- *p Wp

sera comprise entre Ae© et Bêq.

On peut écrire, en effet,

Uq= Soy Ui= Si — ioi •••» Up=Sp — Sp^i\

la somme S est donc égale à

«o(eo— ti) -H 5|( e, — s,) -h . . . -+- Sp^i ( ep-, — tp) -h Sptp.

Toutes les différences Cq— «i> Ei — ^j, ..., tp-i — tp étant positives, on aura deux limites pour S en reniplaçant 5©, 5i , ...,*/> P»** '^"^ limite supérieure À, puis par leur limite inférieure B. On trouve ainsi

S < A(eo — 61 -+-6|— Ei-H.. .-+- tp-i—tp-^tp) = Ae©.

et Ton voit de même que l'on a S > Bêq.

Cela posé, soient /{x) et ^(t) deux fonctions continues, la fonction ^{x) étant positive et décroissante lorsque x croit de a jusqu'à b.

L'intégrale / f(x)<f(x)dx est la limite de la somme

/(a) <p (a)(x,— a) -+-/(x,) «p (Xi){xi^xi) -+-...;

les nombres ^(a), f(^i), ...f étant positifs et décroissants, cette somme est, d'après le lemme précédent, comprise entre Aç(a) et Btp(a), A et B étant la plus grande et la plus petite des sommes

/(a)(ar,- a),

/(a)(X| — a)H-/(j?,)(a-, — ar,).

/(a)(Xi^ a) '^/(Xt)(Xi-' Xi) -h . , .-^/(Xn-i){b — Xn-i).

En passant à la limite, on voit que l'intégrale considérée est comprise entre A]tp(a) et Bicp(a), Ai et Bi désignant le maximum et le minimum de l'intégrale

/(x)dx,

lorsque c varie de a à 6. Comme cette intégrale est évidemment une fonction continue de sa limite supérieure c, on peut écrire

f /(x)ff(x)dx=^(a) f f(x)dx (a<i<b).

17a CHAPITRE IV. — INTÉGRALES DÉFINIES.

Lorsque la fonction 9{x) est décroissante, sans rester positive, entre a et b, on peut appliquer une formule plus générale due à Weierstrass. Posons en effet ^(x) = <p(6) -+- ^(x); la fonction «K^r) est positive et décroissante, et Ton peut lui appliquer la formule (5)

f /(x)^(x)dx = [^{a)--^(b)] f /(x)dx.

On en lire

f f^x)^{x)dxr=. f f{x)f^(b)dx + [<f{a)--o(b)] f /{x)dx,

OU

f /{x)o(x)dx = ^{a) f /{x)dx-^<f(b) f f{x)dx.

On a des formules analogues lorsque la fonction 9 (a:) est croissante.

76. Retour sur les fonctions primitives. — Nous pouvons maintenant donner une démonstration purement analytique du théorème fondamental. Soit /(^) une fonction continue; l'intégrale définie

où l'on regarde la limite a comme fixe, est une fonction de la limite supérieure x. Nous allons démonirer qu*e//e admet pour dérivée f{x). Nous avons en effet

Y{x-^h) — V{x)= f /(t)dt,

ou, en appliquant la formule de la moyenne (4)» F(x-4-A)-F(x) = V(0,

Ç étant compris entre x et x -\- h. Lorsque h tend vers zéro, /($) a pour limite /(a:); la fonction F{x) a donc pour dérivée y*(x). Toute autre fonction admettant la môme dérivée s'oblient en ajoutant à F(j:) une constante arbitraire C. Il existe une de ces fonctions, et une seule, prenant une valeur donnée à Tavance^o pour X = a; c'est la fonction

yo-

- rnt)cu.

Page 1