IV. — APPLICATIONS ANALYTIQUES ET GÉOMÉTRIQUES
Considérons encore la fonction x^; elle est continue lorsque x varie de o à i, et j^ de a à 6, les deux nombres a et 6 étant positifs. On a donc, d'après la formule générale (n^ 1^3),
Jf dx I x7dy =z j dy j xvdx.
Mais / xydx:=>( \ = > et, par conséquent, le.
second membre a pour valeur
D'autre part, on a aussi 1 xydy^=.{-, j = -j^^^ — » et il
vient
* ar* — x^
D'une façon générale, soient P(x,^), Q(^,^) deux fonctions telles que Ton ait-j- = -4^> et j?©» ^i»^o>^<) des constantes. On
a, d'après la formule d'intégration sous le signe / ,
c est-à-dire
(41) f '[P(^,ri)-P(^»ro)]«^= r *[Q(^i,>^)-Q(aro,j')]rf^.
Cauchy a déduit de là un grand nombre d'intégrales définies. La formule (4 >) ^^ rattache d'ailleurs de la façon la plus simple à la formule de Green, dont elle n'est au fond qu'un cas particulier. Il suffit, en effet, d'appliquer cette formule à l'intégrale curviligne
I P dx-^ Q^dy^ prise le long du contour du rectangle formé par
les droites x = ^r©, x = Xt^y =^oî y =y* •
Voici encore un exemple d'intégrale définie calculée par un artifice tout particulier. L'intégrale
F(a)= / log(i — 2acosa?-ha*)d!a!r
a une valeur finie pourvu que |a| soit différent de un. Cette fonction F (a) possède les propriétés suivantes : ,o F(— a) = F(a). En effet, on a
F( — a) = / log(i-t- 2acosa7-i- a*)rfa7,
ou, en changeant x en t — y,
F( — a) = / log(i — aacosj^-+-a*)rf^ = F(a).
2** F(a2) = 2F(a). Nous pouvons écrire en effet
aF(a) = F(a)-hF(— a),
ou a"'
F(a)=: / [log(i — aacosxH- a*) -+- log(n-2acosa7-t- a')] ^ ~ I log(i — 2a* cos2a7-Ha*) û?ar.
Posons iix=y] il vient
F(a) = - / Iog(i — ^ a^ cosy -^ OL^) dy -^ - j Iog(i — aa' cosj'-+- a*) û(^
si dans la dernière intégrale on pose encore y=2Tz — z^ on trouve
/ log(i — 'ia^ cosjr -\- a'') dy = j log(i — aa* cos^ -+- a*)rf-«
et par suite
aF(a) = ^ F(a») 4- ^ F(a«) = F(a»).
De la formule précédente on déduit successivement
Remarquons maintenant que si ja{ est inférieur à un, a*' tend vers zéro lorsque n augmente indéfiniment; il en est de même de F (a'"), car le logarithme tend vers zéro. On a donc, si |a| < i,