SÉRIES ENTIÈRES A UNE VARIABLE
oes séries sont convergentes, par hypothèse, pour a: = i, et, par suite, sont absolument convergentes lorsque x est compris entre — i et -4-i. Pour ces valeurs de ar, le théorème de Gauchy sur la multiplication des séries est applicable et nous donne la relation
or, lorsque x tend vers runité,/(a7), cp(a7), ^{x) ont respectivement pour limites, d'après le théorème d'Abel, S, S' et 2i. Les deux membres de la formule (8) restant constamment égaux, on a donc, à la limite, £ = SS'. Le théorème est encore vrai pour les séries à termes imaginaires et s'établit de la même façon.
179. Dérivées successives d'une série entière. — En difTéreoliant terme à terme une série entière
convergente dans l'intervalle ( — R, -H R), on obtient une nouvelle série entière
qui est convergente dans le même intervalle. Il suHi{, pour le prouver, de montrer que la série des valeurs absolues
Ai-h aAjXH-. . .-h /iA/|X«-*-i-. . .
est convergente si X <I R, et divergente si X >> R.
Pour démontrer la première partie, supposons X <; R, et soit R' un nombre compris entre X et R, X<< R'<!R- La série auxiliaire
R' "'" R' R' "^ R' VR7 -^'"^ R'VRV "*"*•*
est convergente, car le rapport d'un terme au précédent a pour
limite un nombre ^y inférieur à l'unité. En multipliant les difle-
renls termes de celte série par les facteurs
qui sont tous plus petits qu'un nombre fixe, puisque R' <!R, il est évident que la nouvelle série obtenue
At - '2 Al X -H . . . -T- n A„ X"-* -t- . . .
est encore convergente.
4'if> CHAPITRK IX. - .sÈKIliS ENTIÈRKS. SBRIES TRIGONOM ÉTRIQUÉS.
La seconde partie se démontre de même. Si la série
où Xi est supérieur à R, était convergente, il en serait de même
de la série
Al X 1 -r- x Aj X } -f- . . . -*- n Art Xy -h . . .
et par suite de la série \]A,|X" qui a ses termes plus petits que
ceux de la précédente. Le nombre R ne serait donc pas la limite supérieure des valeurs de X qui rendent la série (i) convergente. La somme yi(j?) de la série entière (9) est une fonction continue de la variable dans le même intervalle. Cette série étant uniformément convergente dans tout intervalle ( — R', -r- R'), où R'<! R, représente la dérivée de/(^) dans cet intervalle (n° 174). Comme le nombre R' peut être pris aussi rapproché de R qu'on le veut, on en conclut que la fonction f{x) admet, pour toute valeur de x comprise entre — R et -f- R, une dérivée qui est représentée par Ja série obtenue en dif}<érentiant terme à terme
En raisonnant sur cette série entière comme on a raisonné sur la première, on en conclut que f{x) admet une dérivée seconde
et ainsi de suite. La fonction /{x) admet, dans l'intervalle [ — R, -h R), une suite illimitée de dérivées qui sont représentées par les séries obtenues en différentiant terme à terme
(11) f^"^{x) — i ,'1. . . nan-r-1.3. , . n{n ~r- i)a„^ix — . . ..
Si Ton fait dans ces formules j? ^^ o, il vient
fio)
et, d'une manière générale,
de sorte que le développement de /{x) est identique au dévelop-