I. — SÉRIES ENTIERES A UNE VARIABLE
est donc une fonction majorante pour f{x)\ c'est celle dont on se sert le plus souvent. Lorsque la série /(ar) ne présente pas de terme constant, on peut de même prendre pour fonction majorante la fonction
On peut prendre pour r un nombre quelconque inférieur à R, et il est clair que le nombre correspondant M diminue en général avec r, mais ne peut jamais être inférieur à Âo, si Âq n'est pas nul. Lorsqu'il en est ainsi, on peut toujours trouver un nombre
positif p <; R, tel que la fonction — — soit majorante pour f{x).
P En effet, soit
M-+-M — hM-r -+-...-+-M h...,
OÙ M>> Ao, une première fonction majorante. Prenons un nombre p
inférieur k r -=-; on peut écrire, en supposant /i ^ i ,
et par suite l^/ip"! <! A©; d'ailleurs, on a |ao| = Ao. La série
Aq-H Ao h Ao — r H-. . .-f- Ao — - -f-. . .
est donc majorante pour f{x)\ cette propriété nous servira tout à l'heure. Plus généralement, on peut prendre pour M un nombre quelconque supérieur ou au moins égal à Aq.
On verra de la même façon que, dans le cas où ^0= o, on peut prendre pour fonction majorante une expression de la forme
où p. est un nombre positif arbitraire.
Remarque, — La connaissance d'une progression géométrique décroissante comme fonction majorante permet aussi de se rendre compte de G. 28
rapproximation obtenue quand on remplace la somme f{x) de la série
par la somme des n -h i premiers termes. Si la série est majorante
Su
pour /{x)j il est évident que le reste de la série proposée
est moindre en valeur absolue que le reste correspondant de la série
c'est-à-dire que M