II. — DETERMINANTS FONCTIONNELS
et îl ne peut pas exister entre rfco, dUy dv^ dw d'autre relation que la précédente de la forme (16), car on en déduirait une égalité de la forme
X (lu -h [idi' -r- V dw = 0,
où les coefficients X, |jl, v ne seraient pas tous nuls; ce qui est impossible, d'après la première remarque.
Il est clair que ces remarques s'étendent à un nombre quelconque de variables indépendantes.
Cela posé, considérons, pour fixer les idées, un système de quatre fonctions de quatre variables indépendantes
\^Fiix,jr, Z, t),
\ ^F^{x,y,z, t), Z ^ Fz{x,y, z, t), Tr=F4(a:,r, 5, 0;
le jacobien — j-4-' — - — '' * est, par hypothèse, identiquement nul,
et nous supposerons d'abord que l'un des mineurs du premier
ordre, —4^,^^ — - — ;- par exemple, «st différent de zéro. Des trois
premières équations (17) on peut imaginer que l'on tire les valeurs de j;, y^ z en fonction de X, Y, Z, t et, en portant ces expressions dans la dernière formule, on obtient pour T une fonction de X, Y, Z, t^
on va démontrer que cette fonction <^ ne contient pas la variable ^,
ou que Ton a identiquement-^ =0. Considérons pour cela le déterminant
dFx
dFx
dx
dy
dF^ dx
ày
dF, dz
dX
dF^
^Fa
dZ
dx
ày
dz
dF^ dx
dFi,
ày
dF,, dz
dT
si Ton remplace dans ce déterminant ^/X, e/Y, cfZ, cTT par leurs
(jl CHAPITRK II. — PONCTIONS IMPLICITES, ETC.
expressions
d\ - '--dx-t- - dy-r- , dz-h -} df, Ox ôy ^ ôz ai
puis qu'on développe par rapport à dx^ dy^ dz^ dt^ on vérifie que les coefficients de ces quatre difTérentielles sont nuls; les trois premiers sont des déterminants avant deux^ colonnes identiques, le coefficient de dt est le déterminant fonctionnel lui-même. On a donc A = o. D'autre part, si Ton développe ce déterminant par rapport aux éléments de la dernière colonne, le coefficient de rfT n'est pas nul et on a une relation de la forme
dT -.Pd\-^Qd\ RdTs.
D'après la remarque de tout à l'heure, le coefficient de dt, dans le second membre, est égal à -r- • Or, ce second membre ne renferme pas rf/ ; on a donc -j- = o, et la relation (i8) est de la fonne
ce qui démontre le théorème énoncé.
On peut remarquer qu'il n'existe pas, entre les quatre fonctions X, Y, Z, T, de relation indépendante de x^y^ z, /, qui soit distincte de la précédente. En eflet, s'il en existait une, en y remplaçant T par ^(X, Y, Z), on en déduirait une nouvelle relation de la forme n(X, Y, Z) = o, et l'on devrait avoir
contrairement à l'hypothèse.
Passons au cas où tous les mineurs du premier ordre du jacobien sont nuls identiquement, l'un au moins des mineurs du
deuxième ordre, -yr—- — ~ par exemple, n'étant pas nul. Des deux
premières relations (i-) on peut tirer x eVy en fonction de X, Y, -3, t^ et les deux dernières deviennent