III. — CHANGEMENTS DE VARIABLES
qui deviennent ici, en remplaçant X, Y, P, Q par leurs valeurs,
dx = ^{ r dx -^ s dy) -+■ S(sdx -^ idy), dy = S{r dx -^ s dy) 'i-T(s dx -\- tdy);
on en tire
Rr-4-S5=i, R54-S^ = o,
Sr-t-T5 = o, Ss-hTc= I, et, par suite,
ri — 5* rt — s' rt — 5*
Des formules précédentes on déduit inversement
x = P, y = q, ;5 = PX-hQY-Z, /> = X, ^ = Y,
'' - RT — S» ' * ~ RT — S« ' ' ~ RT — b» '
ce qui prouve que la transformation est réciproque. D'ailleurs, c'est bien une transformation de contact, puisque X, Y, Z, P, Q ne dépendent que de x, y, z^ />, q. Ces propriétés deviennent intuitives, si Ton observe que les formules définissent une transformation par polaires réciproques^ relativement au paraboloïde
Remarque. — Les expressions de R, S, T deviennent infinies lorsque, en tous les points de la surface décrite par le point m, on a la relation rt — 5^= o. Dans ce cas, le point M décrit une courbe, et non une surface, car on a
et de même
Cest précisément le cas qu'on a laissé de côté.
42- Transformation d'Ampôre. — Les notations restant les mêmes que dans l'exemple précédent, posons
X = x, Y = q, Z^qy — z; la relation
dZ = PdX-h(ldY
devient
q dy -T- y dq — dz = P dx-\-Q^dq j
ou
ydq—pdJC^Pdx-i-Qdq'j on a donc
P = -p, Q=7, et inversement
a: = X, ^ = Q, ^ = QY-Z, /> = -P, y = Y,
de sorte que la transformation est bien une transformation de contact et réciproque. La relation
dP==Rd\^Sd\ donne ensuite
— rdx — s dy =zRdx-h S(5 dx -^ t dy),
c'est-à-dire
R-4-Sj = — r, S/ = — s,
et l'on en tire
en partant de la relation cf Q = S c?X h- T rfY, on trouvera de même
Proposons-nous, comme application de ces formules, de trouver toutes les fonctions /(a?,/) qui satisfont à la relation rt — *' = o. Soient S la surface représentée par Téquation z =f{x, y), 2 la surface transformée, et Z = 4>(X, Y) l'équation de 2. D'après la formule qui donne R, on doit avoir
et 4> doit être une fonction linéaire de X,
Z = Xy(Y)+^-(Y), cp et <{/ étant des fondions arbitraires de Y. On en déduit
et les coordonnées (a?, y, z) d'un point de la surface S s'expriment inversement en fonction des deux variables X, Y, par les formules
x = X, ^ = X<p'(Y)H-t'(Y), ^ = Y[X<?'(Y)H-f(Y)]-Xç(Y)-.KY);
l'équation de cette surface s'obtiendra en éliminant X et Y ou, ce qui revient au même, en éliminant le paramètre variable oc entre les deux
m. — CHANGEMENTS DE VARIABLES. 9I
équations
dont ia première représente un plan mobile dépendant du paramètre a, tandis que la seconde s'obtient en dilTérentiant la première par rapport à ce paramètre. On obtient ainsi des sur/aces développables, qui seront étudiées plus tard.
43. Équation du potentiel en coordonnées curvilignes. — Les calcul s qu'exige un changement de variables peuvent, dans bien des cas, être simpHGés par différents artifices. Je prendrai pour exemple l'équation du potentiel en coordonnées curvilignes orthogonales (i). Soient
F (ar,^, ^) = p, Fi(a?, J^, -5)= ?u
les équations de trois familles de surfaces formant un système triple ortho gooal, deux surfaces quelconques appartenant à deux familles différentes se coupant toujours à angle droit; si Ton résout ces trois équations, on en tire x^y, z en fonction des paramètres p, pi, pi,
( z = «î(p, pt, pO;
pf Pu pt forment un système de coordonnées curvilignes orthogonales.
Puisque les trois surfaces précédentes sont orthogonales, les tangentes aux courbes d'intersection de ces surfaces prises deux à deux doivent former un trièdre trirectangle; il faut donc que l'on ait
^^^^ Oàpdpt'-''' ï^^Pi^""' Od^dpr"^'
le signe x indiquant que l'on doit remplacer (p par qi, puis par (pi. Ces conditions d'ortbogonalité peuvent encore s'écrire sous la forme équivalente
dx dx ây dv àz âz '
dx dx dx dx
i * ) Lamé, Traité des coordonnées curvilignes. Voir aussi Bertrand, Traité de Calcul différentiel, tome I, p. 181.
Gela posé, cherchons ce que devient l'équation du potentiel
avec les variables p, pi, p^; on a d'abord
d\ d\ dp d\ dp, d\ dpi
dx
dp dx dpx ôx ' dpi dx
puis
""dp» \dx) "^ dp\\dx) '^ dp\ \dx)
dx^
d^y dp dpi d^\ dpi dpi d'V dp dp^
dp dpi dx dx dpidpi dx dx àpdpi dx dx
d\ d^p . dV d>p, d\ d»p.
dp dx^ dp y dx^ dpi dx*
En ajoutant les trois équations analogues, les dérivées du second ordre
d*\ telles que ;^— j— disparaissent dans la somme, en vertu des relations (33),
et il reste
dz*
dx* dy
dp
i.(pi)
dpf
dV
dV
Al et At désignant les paramètres différentiels de Lamé
Les paramètres différentiels du premier ordre Ai(p), Ai(pi), Ai(pi) se calculent facilement. Des relations (3i) on tire
dcp dp d^ dpi dç dpj __ dp dx dpi dx dpi dx *
dot dp ^ d^i dpi ^ d^i dpi ___ ^ dp da: dpt dx dpj da? *
àot àp ^ dot dpi ^ d<pi dpt ^ dp da? dpi da? dpj dx '
dcp dcPi dcp* et, en multipliant ces trois équations par — -> -—-y -^9 et ajoutant,
dp
da:
dcp àp
{%hmHw