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II. — INTEGRALES DÉFINIES. — NOTIONS GEOMETRIQUES. lyS

La formule (6) peut aussi présenter quelque ambiguïté : ainsi, en prenant/(a;) = -y elle donne

1 ~T" Su

* dx

r = arc tang^ -- arc tanga.

Le premier membre a un sens bien déterminé, tandis que le second membre présente une infinité de déterminations. Pour lever Tambiguïté, posons

17/ N r' dx

cette fonction F(:r) est continue dans tout intervalle et s^annule avec X. Désignons, d^autre part, par arc tang^r l'arc compris

entre et H — • Ces deux fonctions ont même dérivée et s'an-

nulent pour x=^o\ elles sont donc égales, el l'on peut écrire

/•* dx r^ dx r" dx .

I z = I 7 — 1 = arc tang6 — arc taosa,

en prenant toujours pour arc tang la valeur comprise entre

On établit de même la formule

dx

= arc sin6 — arc siaai

où le radical est pris en valeur absolue, où a et 6 sont compris entre — i et +1, et où l'on désigne par arcsin^ l'arc compris

entre et H — •

77. Indices. — D'une manière générale, lorsque la fonction primitive F(âr) admet plusieurs déterminations, on choisira une des valeurs initiales F (a) et Ton suivra la variation continue de cette détermination lorsque x varie dans le même sens de a à 6. Prenons, par exemple, Tintégrale

/-^P'Q-PQ' r* /'(x)

oà

P et Q étant deux fonctions continues dans Fintervalle (a, b)y ne s'annulant pas en même temps. Une fonction primitive est arc tang^(2r). Si Q ne s'annule pas entre a et b, f{x) ne devient pas infini, et arc tang/(iF)

reste compris entre et -; mais il n'en est plus de même, en général,

si réquation Q = o a des racines dans cet intervalle. Pour voir comment on doit modifîer la formule, réservons toujours la notation arctang à

l'arc compris entre et -+- ^j et supposons d'abord que Q s'annule

une seule fois entre a et 6, ])our une valeur x =: c. Nous pouvons écrire

r' f(x)dx ^ r'-'-^ r^^''^ r'

e et s' étant deux nombres positifs très petits; /{x) ne devenant pas infini entre a et c — s, ni entre c -h e' et 6, on a encore

Jr* f'dx f ^ — -^ = arc tang/(c — e) — arc tang/(a)

-h arc tang/(6) — arc tan g/(c -h e') -f- /

Il peut se présenter plusieurs cas. Supposons, pour fixer les idées, que /(a?) devienne infini en passant de -+-oc à — oc; y(c — e) sera positif

et très grand, arc tangy(c — e) sera très voisin de ~n /(c-ht') sera négatif et très grand, arc tang/(c 4- e') sera très voisin de — ; quant à

f t sa valeur absolue est très petite. Passons à la limite;

il vient

'* f'(x)dx I x-^ftix) = ^-^a»'ctang/(6) — arctang/(a);

on verrait de même qu'il faudrait retrancher tz, si f{x) passait de — oc à H- 00. Dans le cas général, on partagera l'intervalle (a, b) en intervalles partiels assez petits pour que, dans chacun d'eux, f{x) ne devienne infini qu'une seule fois : en raisonnant sur chacun de ces intervalles comme on vient de le faire, et ajoutant les résultats obtenus, il vient

/* fi r)dx ;V/î(37) "= ^'*^ tang/(6) - arc tang/(a) -4- (K - K')ir,

K désignant le nombre de fois que /(a:) devient infini en passant de -+- » à — 00, K' le nombre de fois que /(a?) passe de — 00 à -+-00. Ce nombre K — K' est appelé V indice de la fonction f{x) entre a et b.

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