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V. — DIFFÉRENTIATION ET INTÉGRATION

si l'est supérieur à —; le premier membre de cette inégalité sera inférieur

à «, quel que soit «20. Donc la fonction F(4) est continue pour 420. L'intégrale obtenue par la différentiation est uniformément convergente pour toutes les valeurs de x supérieures à un nombre positif £. On a,en

effet, + ©

: L f e-%x sin x dx | < e-ax dx = -e-%l, L ./1 5

LE

et il suffit de prendre / assez grand de façon que l’on ait kek! => - pour €

que la valeur absolue de cette intégrale soit inférieure à <, lorsque « est supérieur à #. On a donc Fa) =— [l erax sinx dy;

l'intégrale indéfinie s'obtient aisément, et l’on trouve

F'{a) [e-Xx(cosx + asinx)|+* — I UE ————————————————— LE 3 1 + a? 0 1 + 42?

on tire de là

F(x) = G — Arctangz,

et l’on détermine la constante C en remarquant que l'intégrale définie F(«)

. (One

tend vers zéro lorsque x croît indéfiniment, ce qui donne C —

Dia

donc en définitive

$ sinæ I (53) fé erxx dx = Arctang -:

Cette formule n’est établie que pour les valeurs positives de 4, mais on à remarqué que F(x«) est une fonction continue de «x, même pour 4 = 0. En faisant tendre « vers zéro, il vient donc à la limite

. | —+ , (54) SAT Re 0 WA 2

fé ure dire

0 Va — x

la fonction f(x) étant continue, ainsi que f(x), dans un intervalle (o,&), et à étant compris dans cet intervalle. La formule habituelle de différentiation conduit à un résultat illusoire, car on obtient la différence de deux infinis. En posant x = at, il vient

ve Va f(at) dt.

FCo = f Ts

l'intégrale obtenue par différentiation

THARTE CR é Va fait) 2 Va

—— dt 0 Le

est uniformément convergente dans tout intervalle (ao; &1), do et «1 étant

Le PL , 3 ee M dt positifs et inférieurs à a, car elle est comparable à une intégrale

M étant un nombre fixe. En revenant à la variable æ, on a donc

F'(a) = f@)+re fa),

Proposons-nous, comme application, de déterminer la fonction f(x) de façon que la fonction F (x) soit indépendante de x. La dérivée F'(x) doit être nulle, ce qui ne peut avoir lieu que si Ja fonction Jf(x)+ 2xf'(x)est nulle identiquement, du moins si l’on admet que cette expression n’admet

pas une infinité de zéros dans le voisinage de l’origine. Cette condition peut s’écrire

RER hE ms :

OMETISS C . à Far et l'on entire f(x) = PS Cette fonction répond bien à la question; on æ

a, en effet,

comme on le voit aisément au moyen de la substitution + = a sin? o.

101. Théorème de D’Alembert. — Si, en caleulant séparément les deux membres de la formule (44), on arrive à des résultats différents, on doit en conclure que la fonction J(æ, y) est discontinue pour un système au moins de valeurs de x et de J, vérifiant les conditions a£x£<b,c=y<æ

Gauss a déduit de cette remarque une démonstration très simple du théorème de D’Alembert,

Soit F(z) un polynome entier en 3 de degré m, dont nous supposerons, pour fixer les idées, les coefficients réels. En remplaçant z par

p(cosw + isinw),

et séparant les parties réelles et les parties imaginaires, on peut écrire

F(3) = P 30, en posant P = Asp" cosmuw + A pi cos(m — 1)w +...,

Q = Aop”? sin mw + A1971 sin(m —1)wù +...

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