‹ Cours d'analyse mathématiqueChapitre 98 sur 410 · IV. — CHANGEMENTS DE VARIABLES · texte numérisé non relu

IV. — CHANGEMENTS DE VARIABLES

variables + et y, on en conclut que toutes les fonctions w qui satisfont à l'équation (61) sont de la forme

= F(v+ay)+P(r+By),

les fonctions F et æ étant arbitraires. Par exemple, l'intégrale générale de l'équation

220 224 FINE Les y 0x

qui se présente dans la théorie des cordes vibrantes, est D — F(r+ay)+b(x— ay).

Deuxième cas. — Soit b2— ac —0o. En prenant x égal à la racine double de l’équation a+2br+cr?=0o, et prenant & différent de œ, le

sera nul, car il est égal à & + ba + B(b + ca); l’équaà PAT: 22) ton se réduira donc à

dv?

linéaire de ©, w© = e f(u) + o(w), les fonctions f(u) et o(u) étant quelconques; en revenant aux variables x et y, l'expression de w est

fficient d coefficien Serre

—0. On voit que w doit être une fonction

o=(r+Py) fr +ay)+p(r+ar), ce qui peut s’écrire B=(rter (8 a)yrl/ (x +ay) +p(s+ay),

ou encore w=yEF(T+ay)+b(r +ay).

Troisième cas. — Si b?— ac<o, la transformation précédente ne s'applique plus, à moins d'introduire des variables imaginaires. On peut alors déterminer « et 8 de telle façon qu’on ait

a+20a+c=a+2b8 +cf?, a+ b(a+ 6) + cal = 0,

ce qui donne 2 0

202— ac RER a = ——;

ce?

l'équation du second degré, qui a pour racines x et 6,

a, en effet, ses racines réelles, L’équation proposée devient alors

GED) 22 w) ou? dv?

1438 CHAPITRE Il.

cette équation Ajù = 0, connue sous le nom d’équation de Laplace, joue un rôle fondamental dans un grand nombre de questions d'Analyse et de Physique mathématique.

Exemple II. — Cherchons ce que devient l'équation précédente en posant æ = p cos, y = psin®. On a

TS L cosg + sing

de ” 0x dy É

dw ss 0w ; dw

de TT or MÉTRO

.: dw | 0x”: 0y

QUES dw sing dw 5 — COS 02 = u 0e ?

dW 1e dW cosp dw dy — “7 ?9 p 09 Il vient ensuite 02 d dwW sinv dw sing 0 dw sing dw D Ve CHA der ne re FF cos? FRE Fr 0x P ? p dv o 0 ? p dp ot AD 02 w 2 sing cos® 02w à PAU p? op? p dp 09 2 sin cos? du sin?o dw.

p? dp p.008

: CEND) à | on à une expression analogue pour al et, en les ajoutant, on trouve

d?uw 02 w 02 w 1 d2w I 0w

GT op op pop | pop

64. Autre méthode. — La méthode précédente est la plus pra tique, lorsque la fonction, dont on cherche les dérivées partielles, | n’est pas connue; mais, dans certaines questions, il est plus avan= tageux d'employer le procédé suivant : |

Soit 3 f(x; J') une fonction des deux variables indé e dantes x ét.y5 s16 00 suppose x, y el 3 exprimées au moyen de deux variables auxiliaires &w et +, on a entre les différentielles

totales dx, dy, ds la relation | + SAUT RAS a |

IV. — CHANGEMENTS DE VARIABLES. 149 qui est équivalente aux deux relations distinctes ds fox op ou 0x du 0y ou” 03 __df x Ôf Le d0 0x 0 0y 0° L s 0 0 ‘ 03 d d’où l’on tirera LA et Ÿ en fonction de U, 0, — — comme dans 0x OV ou dv

la première méthode. Mais, pour calculer les dérivées suivantes, nous continuerons à appliquer la même règle; ainsi, pour cal-

et

es y nous partirons de l'identité

dx? 0x 0

qui est équivalente aux deux relations

ou 0x? du dx dy du Ô (2)

ox À f 0x erCay TER — de? d TT 5x0y 0

où l’on suppose que -= a été remplacée par son expression déjà PP ES P P P J

, 0? 0? 7 ? r calculée. On trouvera de même —— ire et J en partant de l'identité d%0y. “o0y?

a(#) - Etre + ay, 0Y 0x dy dy?

of

et les deux valeurs obtenues pour doivent être identiques, ce

ox x 0Y qui fournit une vérification des calculs. Les dérivées d'ordre supé-

rieur se calculent de la même facon.

Application aux surfaces. — On se sert du calcul précédent dans l'étude des surfaces. Supposons que les coordonnées d’un point d’une surface S soient exprimées en fonction de deux paramètres variables uw, #, par les formules

(62) Pie El ), VE QUU, v), 2 VA, b);

on obtiendrait l'équation de cette surface en éliminant les va-

150 CHAPITRE Ill.

riables w et » entre les trois équations (62), mais on peut se proposer d'étudier directement les propriétés de la surface S sur ces équations elles-mêmes, sans effectuer l'élimination qui peut être pratiquement impossible. Remarquons d’abord que les trois jaco-

D(, Me Die D (JF; Ÿ) D(u,v) u,v) D(u,v)’ Du, +) l'élimination de w et » conduirait à deux relations distinctes entre +, y, 3, et le point de coodonnées (x, y, 3) déerirait une

courbe et non une surface. Soit, pour fixer les idées,

biens ne peuvent être nuls à la fois, car

Dex NO

des deux premières équations (62) on peut alors imaginer qu'on ait tré w ete, et, en les portant dans la troisième, on aurait l’équaüon de la surface z = F(x, y). Pour étudier cette surface dans le voisinage d’un point, il faut pouvoir calculer les dérivées partelles p, g, r, s, t, .… de cette fonction F{x, y) au moyen des paramètres u, v. Les dérivées premières p et q s’obtiendront au moyen de la relation dz = p dx + q dy,

qui se dédouble en deux équations

; PA e po a dE (63) | u ou oŸ “ ASS À D Bye

permettant de calculer p et q. L’équation du plan tangent 5 "obtiendra en portant ces valeurs de p et de q dans l équation

L—z=p(X—-x)+qg(Y—7y),

ce qui conduit à /’ équation

é ( T2 D GDS +0 RER + GP D =

Les relations (65) ont une signification géométrique facile à retenir; elles expriment que le plan Due contient les tangentes aux 1x courbes situées sur la surface, qu’ on obtient en laissant

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