‹ Cours d'analyse professé à l'École polytechniqueChapitre 10 sur 336 · Supposons acquise la notion de nombre incommensurable · texte numérisé non relu

Supposons acquise la notion de nombre incommensurable

on dil qu'une suite indéfinie de quantités réelles, commensurables

ou non,

tend vers une limite, A, lorsque, étant donnée une quantité positive, £, aussi petite que T.on veut, on peut assigner un nombre N, tel que, pour toute valeur de n supérieure ou égale à N, on ait

inod(an — A)<e,

le symbole mod désignant la valeur absolue de an — A. Par H. I

exemple, les nombres

10 lOO lOOO 10 000

tendent vers Tunité.

Si Ton considère deux suites,

^i> ^f » • • • » ^rtî • • • 1 ^ii ^f » • • • » ^/ii • • •

ayant pour limites respectives A et B, on voit aisément que :

1° Les quantités a^ ± bn ont pour limite A ±: B^ 2^ Les produits anbn ont pour limite AB;

S** Les quotients ~ ont pour limite -^> à condition toutefois

que B ne soit pas nul. Si B = o et A ^ o, la valeur absoluis de ■— croît évidemment au delà de toute limite.

Des quantités en nombre illimité, qui vont sans cesse en croissant, ou qui du moins ne décroissent jamais, et qui restent inférieures à un nombre fixe, tendent vers une limite finie et déterminée : on sait que c'est ainsi que Ton définit un nombre incommensurable à Paide d'une suite de nombres commensurâbles.

Le même résultat subsiste pour des quantités décroissantes, qui restent supérieures à un nombre fixe.

2. Théorème du maximum et du minimiim — Soit une suite (S) de quantités

en nombre limité ou illimité, ayant ou non une limite, mais toutes inférieures à un nombre fixe N.

Si elles sont en nombre limité, Tune d'elles est supérieure, ou au moins égale, à toutes les autres ; mais il peut en être autrement dans le cas d'une suite illimitée, comme le montre immédiatement l'exemple de la suite (i)

lO 100 lOOO lOOOO

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