ABC
yz--z'y
puisque x' = if x" = x''= o. S'il est nul identiquement, on a, en ajoutant à la
392 TROISIEME PARTré. — APPLICATIONS GÉOMÉTRIQUES.
Donc enfin, comme on l'a établi géométriquement au n° 361, le lieu des tangentes d'une courbe gauche quelconque est une développable; celle-ci est ^'enveloppe des plans osculatenrs de la courbe.
Il en résuhe également que les plans osculateurs en deux poinls infiniment voisins, M et M', de la courbe, se coupent suivant une droite qui a pour limite la tangente en M, puisque celle-ci est la caractéristique.
Remarque. — Le cône qui a pour directrice une courbe gauche C et pour sommet un point quelconque P admet évidemment pour plans tangents d'inflexion les plans osculateurs à C issus de P. En transformant ce résultat par polaires réciproques (n° 361), et observant qu'à un plan tangent d'inflexion d'un cône répond un point de rebroussement sur la courbe plane corrélative du cône, on voit que :
La courbe commune à une développable et à un plan quelconque a un rebroussement en chaque point (V intersection du plan et de C arête de rebroussement de la développable.
De là le nom de cette aréle.
première colonne la seconde et la troisième, multipliées respectivement par j'
et 5',
t ar,
Donc, quel que soit ar,
et, en remontant aux primitives,
\o%y'' = \o%z'' -\-\o^a, c'est-à-dire y''=az\
Remontons encore deux fois aux primitives :
y'^az' -^b,
y — az -h bx ^ c,
d'où il résulte que la courbe est plane. Kn ce cas, tous les plans osculateurs se confondent avec le plan de la courbe, et il n'y a lieu de chercher ni leur enveloppe, ni l'arête de rebroussement de celle-ci.
La conclusion est que le théorème énoncé dans le texte ne s'applique qu'aux courbes gauches, et il n'a, d'ailleurs, de sens que pour les courbes gauches.