‹ Cours d'analyse professé à l'École polytechniqueChapitre 28 sur 336 · CHAPITRE I. — UÉNÉRALITÉS; DIFFÉRENTIELLES. 3l · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — UÉNÉRALITÉS; DIFFÉRENTIELLES. 3l

puis

37. Remarque. — Soit z = '^{u, v), ii et v étant eux-mêmes des fonctions de a: et y^ on a Irouvé pour dz (n^ 33), en regardant j: et j^ comme les variables indépendantes,

, âo , do .

dz = -:r- au -^ av.

au Ov

Or c'est précisément le résultat qu'on aurait obtenu de suite on cherchant la valeur de dz dans l'hypothèse où les variables indépendantes seraient u et v.

Par suite, la différentielle totale de z garde la même valeur quand on change de variables indépendantes, pourvu, bien entendu, que les valeurs principales des accroissements des variables anciennes et nouvelles soient correspondantes, c'eslà-dit-e liées par

, t)u , <)u , , âv . f)v .

au = — ax -\ ay, dv = -— dx -f- -— dv.

< ôx Oy -^ dx ôy *^

38, Théorème. — Si Von a obtenu, d'une manière quelconque y Vexpressionde ladifférentielle totale d^ une fonction z^ de deux variables indépendantes x et y^ sous la forme

dz = ^{x,y)dx-\-(i{x,y)dy,

on a nécessairement

ox oy

En effet, d'après l'expression (9) de dz^ on a

dz = - - dx H — '*- dy zJ Pdx -h Q dy. dx Oy ^ ^ -^

Cette égalité doit avoir lieu entre les deux derniers membres pour tous les systèmes de valeurs infiniment petites de dx et dy; car, d'après l'hypothèse, x et y, et par suite leurs accroissements, sont indépendants l'un de l'autre. En particulier, faisant dy z= o

et divisant par dx, il reste —^ = P, de même -7- = Q- *^ dx ^ dy ^

39. Théorème. — Si deux fonctions z et u de deux {ou plusieurs) mêmes variables indépendantes ont même différentielle totale, elles ne diffèrent que d^ une constante.

Car la relation

dz = du

ou

()z , dz . Ou , du ,

-— dx -\- - dy = — dx -{- —- dy ôx Oy '^ Ox dy

enlraÎDe

ôz du dz du

dx dx dy dy

La première équation exprime que la dérivée par rapport à x de la fonction z — u est nulle; cette fonction est donc une constante par rapport à x; de même, en vertu de la seconde équation, c'est une constante par rapport à y] c'est donc une constante absolue. c. q. f. d.

40. Utilité des différentielles totales. — Supposons qu'on ait un système de m équations entre m -\- n quantités, qui ne sont d'ailleurs liées par aucune autre relation; par exemple m =-. 3,

(lo) j z(a^,r,-, /, in = 0,

Gomme il y a cinq quantités et trois équations, deux de ces quantités, x et y^ par exemple, pourront être regardées comme variables indépendantes; les trois autres seront des fonctions de celles-là.

Dérivons nos équations, comme on a toujours le droit de le faire, /?ar rapport aux variables indépendantes x ety^ il vient :

d^ dz d'o dl d^ du

dz dx dt dx du dx '

(il) \ do do dz

dz dy

soit en tout six équations où figurent les six dérivées par-

... dz dz dt dt du du dx dy' dx dy' dx dy

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