‹ Cours d'anatomie médicale, ou, Élémens de l'anatomie de l'homme [electronic resource]Chapitre 17 sur 37 · DE I. A ,N É V R O L O G I E · texte numérisé non relu

DE I. A ,N É V R O L O G I E

irs anatoinistes célèbres j ce nom nous paroît convenable que celui à! intercostal ^ qui ne igne, et même mal, que la portion du nerf qui respond aux côtes , et nullement celles que Pora iive répandues dans d'autres parties du corps, nom de nerf vertébral que Lieutaud lui donne y igne une plus grande partie de son étendue , ! lis ne comprend pas encore toutes les branches ce nerf qui sont répandues dans la tête , dans i poitrine et dans le bas-ventre, et par lesquelles ce I : rf" communique avec la plupart des autres 5 raison ans doute qui a déternainé Win slow à substituer au !om ài! intercostal q,q\.\}S. de grand nerf sympathique. Iiaussier lui a donné, en dernier lieu , le nom de planchnique.

A curieux qu'utile de bien connoître un organe qui remplit les ^ages les plus importans pour la vie, et qui est fréquemment le ' .;e médiat ou imrpédiat de nos maux, j'ai cru devoir le sou- • itre à de nouvelles recherclies, et je m'y suis livré avec d'aunt plus de zèle, que l'Académie des sciences avoit deux fois tilement proposé pour objet d'un prix la description du nerf rcostal dans l'homme et dans les animaux 5 et comme elle iloit encore le proposer une troisième fois, je crus qu'une ' ription de ce nerf plus détaillée et plus exacte que celles on avoit déjà publiées, pourroit être de quelque utilité , au i iins faciliter d'ultérieures recherches à ceux qui voudroient s'y .,r. j

'est, ce qui m'a engagé , en 1790, à publier le résultat de . dissections sur ce nerf 5 elles dévoient être imprimées dans, volume de l'Académie de cette année: mais comme ce volun.e pu paroître par une suite des malheurs de la révolution ^ n .u cru pouvoir le soumettre à l'Institut, qui l'a fait imprimcv dans ses Mémoires.

L'homme a été l'unique sujctde nos études : aussi n'avons-nous, à offrir aux anatomistes aucune observation de zoologie qui puisse mériter leur attention; mais nous pouvons les assurer que ce Mémoire est le résultat des dissections d'un très-grand nombra de cadavrea huuiaiiis*

Précis historique. Qu'on, nous permette , avant d'entrer en matière , quelques remarques sur l'histoire de ce nerf'j elles serviront à fixer nos idées sur di-i vers points de la description.

On voit , en parcourant les ouvrages des anatoinistes, que l'origine du nerf g and sympathique a été jusqu'à nos jours un sujet de controverse. Galien , De usu partiùm , regardoit ce nerf comme une dépendance de sa sixième paire , qui est la huitième paire J de yVillis y que nous nommons nerf vague j maiss il paroît que ce savant médecin a varié danss son opinion , comme Haller , et d'autres anatomistes versés dans l'histoire de leur art , l'ont remarqué.

Eustachi est le premier qui ait bien connu lai communication du nerf grand sympathique avec l'ocu-lo-musculaire externe. C'est dans sa dix- huitièma^ planche que l'on voit la réunion du nerf sympathiquee avec l'oculo-musculaire externe ; et l'on sait qu'elles n'a été connue qu'en 1^12,, lorsque Lajicisi a publiéi les planches de cet anatomiste immortel , plus de.^ cent ans après la mort de l'auteur. ,

Thomas fj^illis , aidé de la main de Lower, connut , dans cet intervalle de temps, la communicatiom du grand sympathique avec l'oculo-musculaire externe , et, de plus, il crut, mais.sans raison , qu'il! communiqnoit avec la première branche de la cinquième paire, ou des trijumeaux , celle à laquelle ill a donné le nom de branche ophthalniique , nom\ qui lui reste encore.

Vieussens a adopté l'opinion de WiUis sur cette? double communication j et comme les anatomistess français ont pendant long-temps pris pour modèle,, soit dans leurs leçons, soit dans leurs écrits, less ouvrages de Vieussens , il n'est pas étonnant que lai ♦

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Lipart d'eux aient adopté cette double communi- L .ition.

Rair y célèbre anatomiste lioUandçiis , avoit une ()j)inlon bien différente : il vouloit que Je nerf symithique ne communiquât qu'avec la première branle de la cinquième paire -, mais il y a eu peu . l'anatomistes qui aient été de son avis.

Heister y au lieu de diminuer le nombre de ces iramunications , comme Raw ^ assuroit qu'indépendamment de la réunion du nerf sympathique avec la sixième paire ou avec l'oculo-musculaire externe , et avec la branche ophthalmique des trijumeaux, il communiquoit encore avec la branche maxillaire supérieure, mais sans expliquer avec quel rameau et en quel endroit se faisoit cette communication : bien plus , Heister croyoit que cette communication du grand sympathique avec la seconde branche des trijumeaux étoit quelquefois double.

Mais Morgagni , cet anatomiste aussi célèbre par les découvertes qu'il a faites d'après de nombreuses et de bonnes dissections , que par ses savantes discussions historiques; Morgagni nous a assuré n'avoir jamais pu découvrir, quelques recherches qu'il ait faites , aucune branche de communication de ce nerf avec la première branche des trijumeaux ; mais il a toujours trouvé celle de ce nerf avec l'oculo-musculaire externe.

Lancisi , qui a voulu plusieurs fois donner de la réalité à ses idées hypothétiques , a soutenu que le grand sympathique communiquoit avec presque tous les nerfs du crâne, sans en donner la démonsration ; mais une assertion aussi vague ne prouve rien.

Pourfour Dupe Lit croyoit que le grand nerf sym, pathique communiquoit avec l'oculo-musculaîre'externe , avec la première et avec la troisième branche

des trijumeaux ; et W'mslow, cet aiiatoiniste d'ailleur si exact , a soutenu , dans son immortel ouvrage, (ju . 3e nerf oculo - musculaire externe et la troisièm e branche Jeo trijumeaux recevoient chacun un fde du grand sympathique.

On voit^ par ce court abrégé historique, comi bien ont varié les anatomistes dans leurs opinion: sur un objet aussi important. 11 étoit réservé ; MecHel d'y porter la lumière. Ce célèbre anatoi miste nous a appris , en 1749 {Actes de BerliiL ) , qua le grand nerf sympathique coramurjiquoit avec l'o. cuio-musculaire externe , comme Morgagni l'avoi»' dit, et qu'il commimi(|uoit encore, ce que personnr n'avoît su, avec le rameau vidien, produit par Ll ganglion sphéno- palatin de la seconde branche datrijumeaux.

Description anatomique du grand sympathiqu

Extrémité du nerf grand sympathique dans crâne , ou la communication de l' ocuto-musculaiA externe avec le grand sympathique. Le nerf grant sympathique communique avec la sixième paire; ou i'oculo - musculaire externe , par un rameat grêle, beaucoup moins gros qvien'estce nerfj sur-tout (}ue sa partie postérieui e , qui nous a toujours panavoir plus de grosseur que n'eti a la partie qu est antérieure à ce rameau : ce qui nous porte à> croire qii'il part plutôt de l'oculo-musculaire externe pour se rendre au grand sympathique, qu'il ne sor de celui-ci pour se porter dans l'autre, et qu'oui peut le regarder comme un rameau rétrograde de l'oculo-musculaire exte^-ne.

Xi'angle que le grand sympathique forme avec la pai:lie postérieure de l'oculo-musculaire externe est ordinairement moins ouvert f[u'un angle droit , t-àvAii>

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l'angle formé par la portion antérieure de ce , avec le rameau du grand sympathiciue est plus >.d qu'un angle droit ; et cela est constant. V )n distingue au tact un peu plus de conslotance ins la partie postérieure de l'oculo-musculaire exirne que dans sa partie antérieure. Le rarneau s'en ipare par le côté externe et un peu inférieur. Le nerf oculo-muscuîaire externe baigne en cet idroit dans le sinus caverneux , à côté de la selle irci{|ue du sphénoïde , dans le lieu où l'apophyse isilaire de l'os occipital , la pointe du rocher de l'os mporal , et l'apophyse épineuse du sphénoïJe , se incontrent, sous'le bord externe de l'artère carode interne, à l'endroit même d'où cette artère sort

I conduit carotidal de l'os pierreux pour pénétrer ms le crâne; le tissu cellulaire très-iin qui recou- •e le nerf oculo-musculaire externe et son rameau ms l'endroit de leur séparation , a une teinte rou- .'âtre. ^

II n'est pas rare qu'il y ait deux rameaux ner- ;ux , ou , si l'on veut, que l'oculo-tnusculaire exrne fournisse deux rameaux assez prçs l'un de mtre , lesquels se réunissent ordinairement avant 3 se plonger dans le conduit carotidal osseux.

Quelquefois l'un de ces rameaux fournit l'autre., ans mes démonstrations , j'appelois le premier /e imeau primitif, et l'autre le rameau secondaire*

J'ai vu l'un de ces rameaux se réunir avec le erf vidien, et l'autre aboutir directement dans le iiiglion cervical supérieur.

J'ai vu les deux rameaux de l'oculo-musculaire tterne ne se réuiur que très-près de ce ganglion ; où. résultoit un tronc distinct, mais très-court, iquel aboutissoit le nerf vidierr , non loin de i'ent où ils pénétroient le ganglion.

Je n'ai jamais trouvé que le nerf vidien aboutît

3o4 A N A T O TI I E ]Vt É D I C A r E,

au ganglion cervical supérieur immédiatement j 11 sé ' l'éunit auparavant avec le rameau de l'oculo-musculaire externe s'il est seul, -ou avec l'un d'eux s'il est: double : il y a à cet égard beaucoup de variétés.

Mes dissections ne m'ont jamais fait voir que le rameau de l'oculo-rausculaire externe dont je viens^ de parler , soit qu'il lût double , soit qu'il fût simple,, communiquât avec la première branche des triju-meaux ou avec le nerf oplitliai inique (i)^

Je n'ai pas vu non plus aucune communication avec , la troisième brandie des trijumeaux , connue soui ! le nom de maxillaire inférieure.

Il arrive quelquefois , lorsque l'oculo-musculaire externe fournit deux filets au grand sympathique,,! que l'antérieur passe sous le nerf maxillaire supé- i| rieur, et paroît en provenir : c'est ce qui peut avoiiu induit en erreur quelques anatomistes qui ont établi une communication entre eux.

(j) Cependant on ne peut disconvenir, soit que la branche dJ réunion du grand sympathique avec l'oculo-musculaire externn en provienne, boit qu'il y parvienne, qu'il n'y ait une corress pondance de ce grand nerf avec les muscles des yeux, puisquii les compressions et les blessures du grand nerf sympathique, soi)i au cou, à la poitrine, ou au bas-ventre, occasionnent la convulsion des yeux, et même la perte de la vue, puisque les enfans qui onn des vers dans le canal intestinal ont souvent la pupille irréguliàv rement rétrécie et le globe des yeux saillant.

Combien n'y a-t-il pas de maladies des yeux qui proviennen uniquement des vices des organes intérieurs dont les nerfs appair tiennent au grand sympathique , sinon totalement, du moins ee partie ?

Les nerfs des yeux ont aussi une grande influence sur ceux dd l'estomac : si- l'on tourne rapidement un objet devant les yeuxx on est svir de provoquer le vomissement. On vomit queiquefoiss sur-tout les enfans, lorsqu'on descend une rivière rapidemeii dans un bateau, et qu'on en considère \Ie rivage. J'ai plusieuji fois éprouvé des vomisseroens pour avoir voulu lire long-temps daw des livres dont les caractères étoient trop menus*

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■ La branche que l'oculo-ransculalre externe fournit au grand sympathique est placée ordinairement andevant de l'artère carotide interne (ij , elle en suit les contours dans le conduit osseux, et devient extérieure à cette artère.

Le canal carotidal est tapissé par une expansion de la dùre-mère j il y a beaucoup de tissu cellulaire interposé entre cette membrane et l'artère carotide : c'est dans ce tissu cellulaire qu'est placée la branche de l'oculo-rausculaire externe que nous décrivons ; ce qui la met sans doute à l'abri de la compression que l'artère carotide pourroit exercer sur elle lorsqu'elle se dilate.

Rameau de communication entre le ganglion sphéno-palatin et le nerf grand sympathique. Au rameau de i'oculo-musculaire externe que je viens de décrire, il s'en joint un autre du ganglion sphéno-palatin de Meckel , situé entre Tos maxillaire et les apophyses ptérygoïdes de l'os sphénoïde , au côté externe du troii sphéno-palatin , et qui appartient au nerf maxillaire supérieur. C'est dé cè ganglion que part ce rameau, lequel, après avoir passé dans le trou vidien ou ptérygoïdien , se porte de devant en arrière et de dehors en. dedans , en faisant une légère courbure vers l'orifice interne du canal carotidal, perce la dure-mère qui le tapisse , s'insinue entre elle et l'artère carotide , au-devant de laquelle il se place : ce rameau paroissant en cet endroit plus gros qu'à sa réunion au ganglion sphéno-palatin, on a pu croire qu'il se rendoit au grand sympatique plutôt qu'il n'en

(i) Les fortes dilatations de cette artère ne peuvent - elles pas occasionner quelques légères compressions de la branche da grand sympathique qui la parcourt extérieurement, nonobstant ce tissu cellulaire intermédiaire? Quelques anatomistes l'ont cru, et c» n'est pas hors de vraisemblance.

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ào6 ANATOMIE M^DICAI. J!,

provenoit. Il donne quelques petits filets qui se répazident sur l'artère carotide , en descendant vers le ganglion cervical supérieur , auquel ils aboutissent quelquefois séparément du rameau qui les a fournis; leur couleur est rougeâtre, et ils sont un peu mous, ce qui fait qu'on ne les suit pas facilement.

Réunion du rameau de L'oculo- musculaire externe nvec celui du ganoUon sphéno-palatin , tronc coru' mun. Le rameau fourni par le ganglion de Meckel^ après avoir donné les filets dont nous venons de parler, se réunit à celui de l'oculo-musculaire externe, ordinairement sur l'artère carotide vers le dernier contour : ils forment ensemble un angle plutôt airu que

droit ; et de la reunion de ces deux rameaux qui sont d'une grosseur presque égale, il en résulte un autre qu'on peut regarder comme n'appartenant pas plus à l'un qu'à l'autre , lequel descend vers la partie/ postérieure de la carotide interne , et se rend au ganglion cervical supérieur (i).

On assure que cette réunion ne se fait en quelques i sujets qu'au-deiiors du conduit carotidal j mais je n'ai jamais vu qu'elle se fît ainsi} je n'ai jamais vu: non plus que ces rameaux entourassent séparément,, ou étant réunis , l'artère carotide , avant de parvenir* au ganglion cervical supérieur, comme on l'a avancé.. J'ai bien vu celte réunion un peu plus haut ou uni peu plus bas dans le canal carotidal , mais jamais; au-dehors.

(i) C'est par la communication du grand nerf sympatliicjue aveC" ceux des musc'.es de la mâchoire iiiiérieure, moyennant la brandiede réunion avec le ganglion sphéno-palatin, qu'on peut expliquer pourquoi la consUiclion de l'œsophage, l'aphonie , ou diverses i altérations de la voix, ont lieu dans certaines maladies des parliesi dont les nerfs proviennent du grand sympathique, comme dans^ les carilialgies céphaliques , rénales, hépatiques violentes , parlai piqûre des nerfs , les opérations chirurgicales, Ifcs accouche mtnsi laboiieux , etc.

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Le tronc couiumn des deux rameaux termine paj: être toujours postérieur à l'artère carotide, à sa sortie du conduit temporal : cette situation est constante. Pour Yoir le pius distinctement possible la marche et la communication de ce nerf dans le conduit canuidal , il faut , 1°. lever la calotte du crânç, en la scuint horizontalement ; faire ensuite une coupe obrupie avec la scie pour séparer le bord externe de l'orbite, sans intéresser le globe de rœil; il faut scier en même temps la partie latérale de l'os occipital, la "^rande aile du sphénoïde , la partie externe du caifal carotidal , et enfin l'apophyse mastoïde : c'est par ce procédé qu^on découvre les nerfs que nous venons de décrire.

Issue du grand sympathique du crâne. Le nerf formé par le rameau rétrograde de l'oculo- musculaire externe, et par celui du ganglion spliéno-palatin^ sort du canal carotidal , entouré d'un prolongement de la dure-mère (i).

Il pénètre ensuite le ganglion cervical supérieur vers l'intervalle des apophyses transverses de la première et de la seconde vertèbres cervicales j ce ganglion est recouvert d'une gaine cellulaire, qui renferme aussi le nerf vague : ce qui sans doute avoit ^ fait croire aux anciens que le grand sympathique J étoit une branche de ce nerf. On doit être d'autant, moins surpris de leurs erreurs, que, malgré les recherches des grands anatomistes qui nous ont fait connoître l'histoire de ce nerf, et qui y ont * porté la lumière , nous sommes toujours prêts à î en commettre de nouvelles, par l'extrême difficulté

, (j) Cette observation avoit défa été faite par Bergen, et ea ^ dernier lieu par Scarpa^ bien fait pour soutenir le lustre de J l'anatoinie dans l'Italie sa patrie } elle a fleuri pendant tant de siècles.

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qu'il y a de faire de bonnes dissections des nerfs en gênerai , et du grand sympathique en particulier.

Du qangUon cervical supérieur. Ce ganglion est place derrière l'angle de la mâchoire inférieure derrière la carotide interne. A sa face antérieure est un rameau du nerf vague ; il recouvre le ^rand nerl hypoglosse à sa sortie du trou condylS'dien antérieur) il est placé au-devant des muscles grand droit et long du cou, au-devant des apophyses transverses de la seconde et de la troisième vertèbres cervicales, quelquefois d'une partie de l'apophyse transverse de la première vertèbre.

Figure du ganglion cervical supérieur. Ce «rangliou est un peu plus long qu'il n'est gros, et^ un peu rétréci à ses extrémités : ce qui lui a fait donner le nom de ganglion oUvaire ^ et comme dans quelques sujets il est allongé, on l'a aussi appelé le ganglion fusijorme. L'extrémité inférieure de ce ganglion est beaucoup plus rétrécie que l'extrémité' supér ieure j ce ganglion est même, en certains sujets, plutôt aplati qu'allongé : ce qui a donné lieu à des. anatomistes de le comparer à un cœur. : \

Vers l'entrée du grand sympathique dans cegan-î glion, il y parvient un filet de la première paire cer*-^ vicale ; dans la partie latérale externe aboutissent \m\ ou deux rameaux de la seconde, et un autre de la' troisième paire cervicale ; quelquefois , mais rarement, il y en a qui proviennent des autres paires cervicales , même de la septième. Je n'ai cependant jamais vu cette dernière communication ; mais il en est fait mention dans la nouvelle Névrologie de Martin , professeur d'anatomie à Stockholm , et dans d'autres ouvrages.

L'arrangement des nerfs qui communiquent avec le ganglion cervical supérieur est tel, que le rameau , du nerf vague est antérieur 3 "celui de l'hypoglosse

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est postérieur, et ceux des nerfs cervicaux sont postérieurs et externes.

Ce ganglion fournit 'de sa face antérieure des rameaux dont la plupart se répandent dans la poitrine (i).

Structure de ce ganglion. Il a paru an célèbre JScwùaiier que les rameaux de la partie antérieure du ganglion cervical supérieur y arrivolent, et que ceux de la partie postérieure en sortoient j. mais il est difficile de rien constater à ce sujet qui soit bien positif. Nous avons indistinctement dit que ce nerf e^ivoyoit , recevoit ou fournissoit tel ou tel ranieau, sans y attacher un sens bien strict : on peut seulement assurer qu'on découvre dans ce ganglion plusieurs couches de fibres qui paroissent une vraie continuation des filets des nerfs qui s'y rendent , ces libres sont moins rapprochées vers le centre du ganglion que vers la circonférence j quelques-unes ])aroissent s'entre-croiser , et d'autres les traverser sans aucun enire-croisement pour parvenir à d'autres nerfs auxquels ils aboutissent ou dont ils viennent. Nous avons vu assez constamment qua les branches des nerfs de l'oculo-musculaire externe et du ganglion sphéno-palatin réunis , en entrant dans le ganglion , formoient divers petits faisceaux dans le ganglion même, dont les uns suivoient l'axe, et les autres s'en écartoient pour gagner la circonférence : la portion inférieure du tronc du grand sympathique paroissoit avoir une direction à peu près semblable j

(i) C'est par ces divers nerfs qu'on a expliqué pourquoi , dans diverses afleclions des parties conleoues Hans ia poitrine et dans le bas- venue, dont les ner*s appartiennent particulièrement au grand sympatliique , la langue est taniAt agitée par des niouvemens coiivulsifs ^ et tantAt en stupeur et nièiiie en paralysie, et pourquoi la difficulté d'avaler ou de parler survient alors. Les mêmes accidens doivent provenir lors(|ije les origines du grand «ympalhique et du nerf vague sont affectées.

OlO ANATOMIÉ MÉDICALK,

et en montant il sembloit que plusieurs de leurs fibreâ i se réunissoient avec les fibres descendantes dont nous ; avons parlé, soit vers Taxe, soit vers la circonférence; d'autres en paroissoient toujours séparées , et se sousdivisoient en des linéamens infiniment petits.

Les filets nerveux de l'hypoglosse , dans le ganglion , sont pour la plupart dirigés obliquement de derrière en avant , et il paroît qu'il y en a un plus grand nombre qui descendent , qu'il n'y en a qui montent.

Les filets nerveux du nerf vngue paroissent suivre une direction différente 5 ils vont de devant en arrière , et pour la plupart de haut en bas.

Nous ne pouvons rien dire de la direction des libres nerveuses fournies à ce ganglion par les nerfs cervicaux , ne l'ayant jamais pu observer bien distinctement.

Le ganglion cervical supérieur est d'une substance plus compacte vers sa surface externe que dans l'in-térieur j on croiroit qu'il est formé de tissu cellu-laire plus ou moins rapproché, dans lequel on trouvé • un suc gélatineux: peu abondant; il est rougeâtre à l'extérieur, sans doute à cause des rameaux vascuculaires qu'il reçoit , particulièrement du rameau ascendant de l'artère thyroïde inférieure et de l'ar-- 1ère pharyngée.

Comparutti a fait une longue exposition des vaisseaux sanguins que les ganglions reçoivent, et des filets nerveux qu.e ceux-ci leur envoient. Nous n'avons pu, par nos dissections, voir bien exactement .tout ce que cet anatomiste a dit (i) d'intéressant gur la structure des ganglions \ mais pour ce qui conterne les vàisseaiix sanguins du ganglion cervical supérieur, ceux dont nous venons déparier nouS ont paru les plus remarquables. Nous rendrons

()) Occursus medici. Venet. 1/80. in-S", p. i38 et setj.

DE LA NÉVROLOeiB. Oll

compte, en traitant des ganglions sémi-lunaires abdominaux , de quelques moyens que nous avons pris pour développer leur structure.

Des nerfs qui sortent du côté externe du ganglion cervical supérieur du grand sympathique. Le premier va se reunir avec la première et la seconde puire cervicale j il s'unit au rameau de communication qui a teçu le nom à! anse nerveuse y placée sur la face antérieure de l'apophyse transverse de la preudère vertèbre du cou. Cette communication se fait communément par trois ou quatre rameaux ; le premier, qui est le plus gros, s'unit au côté interne de l'anse nerveuse 5 le second rameau sort quelquefois séiiarément du g-anelion , et se rend à la partie anténeure de la première paire cervicale ; le troisième vient de la partie inférieure du ganglion, et quelquefois du second rameau dont nous venons de parier; il comm.uniqne avec la troisième paire cervicale et avec la première , quelquefois avec la seconde ou avec la quatrième.

J'ai vu ces trois nerfs sortir séparément du ganglion mCme ; je les ai vus aussi sortir d'un seul tronc > lequel provenoit , tantôt de la partie supérieure , et tantôt de la partie moyenne du côté externe de ce ganglion j quelquefois il y a deux rameaux qui en proviennent, et dont l'un fournit un rameau su balterne pour l'une des quatre premières paires cervicales. II y a, à l'égard de leur communication avec le ganglion, beaucoup de variétés j mais il résulte toujours que. le ganglion cervical supérieur communique avec les trois , et quelquefois avec les quatre premières paires cervicales.

Nerfs mous. De la partie antérieure du ganglion, cervical supérieur sortent des filets nerveux qui descendent le long du cou dans la poitrine, mais dont le nomlirc ne paroît pas bien constant. ,Ces nerfs ont donné lieu à quelques discussions parmi les anato-

3l2 ATSTATOMIE MEDICArE,

mistes; leur texture étant très-molle, la dissection en est extrêmement difficile. Vieussens est le premier qui en ait parlé. Suivant cet anatomiste, il y a un filet nerveux qui se prolonge de ce ganglion jusqu'au péricarde , où il fournit quelques filets.

Suivant Haller ^ ce nerf est quelquefois simple , et d'autrefois il est double ou triple j il se prolonge jusqu'au cœur. Haller l'a nommé le nerf cardiaquesuperficiel. Bergen dit que ce nerf est souvent le produit de trois ou quatre petits filets qui proviennent de ce ganglion. Newbaiier assure en avoir compté jusqu'à cinq qui étoient d'une grosseur bien difïerente.

Voici le résultat de nos observations à cet égard.

Ces nerfs varient^ tant par leur nombre, pac leur grosseur , que par leur origine ; on n'en decoLivre quelquefois qu'un ou deux, et quelquefois ^ il y en a plusieurs : j'en ai vu trois , dont deux provenoient du ganglion cervical supérieur, et le; troisième venoit du tronc même du grand sympa-tliique ; l'origine de ces nerfs est donc variable.

Ces neris marchent derrière l'artère carotide inter- • ne, et y forment un plexus , auquel se joignent quel-!ques filets du nerf" vague ; de ce plexus sortent divers i filets nerveux, toujours d'une texture très- molle,'» qui se placent le long des carotides tant internes; qu'externes , et en accompagnent les divers rameaux. : Parmi ceux qui suivent l'artère carotide interne il en est qui montent , en se divisant de plus en plus, \ jusque dans le crâne. Nous en avons suivi quelques*,? un très-haut, et il est bien facile de les distinguer du rameau rétrograde du nerf vague , qui est plus gros, plus dur, plus blanc j et toujours séparé de, rartère par ime couche assez épaisse de tissu cellulaire : en sorte qu'il est bien aisé d'apercevoir ' que ceux-ci sont , pour ainsi dire, destinés à l'artère , et que l'autre ne fait que passer dans le canal

I>E LA NÉVROLOGIE. 3l3

nrotidiil pour parvenir au gans^lion , ou , si l'on ut , que les nerfs mous montent, et que les autres descendent.

On trouve aussi des rameaux nerveux qui proviennent du même tronc , et dont la texture est aussi molle, lesquels accompagnent l'artère carotide externe et ses divers rameaux. On suit avec facilité ceux des troncs des artères maxillaires externes , des coronaires des lèvres , des masséterines , des temporales.

D'autres rameaux des mêmes nerfs mous descendent dans la poitrine , placés sur l'artère carotide primitive ; j'en ai suivi sur les artères laryngées et phar)'ngées. Ces rameaux forment quelquefois de petits plexus qui fournissent des filets au larynx, au pharynx, aux muscles de l'os hyoïde (i) : nous les avons souvent démontrés à nos disciples, et entr'autres celui dont parle Haller , et qui se porte aux cornes de l'os hyoïde. Ce nerf, parvenu vers l'os hyoïde, fournit deux ou trois petits rameaux, dont les uns passent sous les branches de cet os , à travers la couche ligamenteuse qui le £xe au larynx j d'autres passent immédiatement par-dessus l'os hyoïde , et remontent vers la langue : nous en avons quelquefois suivi jusque dans cet organe. Ces nerfs se voient assez facilement , après avoir enlevé la peau et le muscle peaucier 5 il est sur-tout très -aisé de suivre le nerf qui se porte aux cornes de l'os hyoïde. Il est aussi facile de découvrir les branches de ces plexus qui parviennent au plexus cardiaque , et dont quelques-uns se portent sur la superficie du cœur ,

(1) La compression de ces plexus et des brandies du nerf vague, particulièrement du nerf récurrent, occasionnée par le gonfl;MneMt des glandes lymphatiques ou par des congestions scrophuleuses ou autres dans le tissu cellulaire, dans lesquels ces nerls' sont logés , ont donné lieu à la perte de la voix. Galien en a cité un exemple.

fee confondent avec ceux qui sont fournis, por lew ganglions et par les nerfs intercostaux , à cesi plexus.

Souvent un de ces filets passe sur le muscle long ; du cou , fournit quelques rameaux au muscle hyotîiyroïdien et au muscle coraco-hyoïdien , aux muscles inférieurs du pharynx , et communique avec le ïierf récurrent du nerf vaaue.

Ces nerfs moiis étant tres-petits , rougeâtres , et collés aux parties par un tissu cellulaire très-court, il n'est pas étonnant qu'ils aient été méconnus ou qu'on les ait vus et décrits diversement. Nous croyons . que l'exposé que nous venons d'en faire sera conforme au résultat des observations de ceux qui dis-' scqueront ce nerf plusieurs fois , et avec soin.

Suite du grand sympathique dans le cou. Le tronc de ce nerf descend du gaui^lion cervical supérieur, placé d'abord derrière la carotide interne, ensuite derrière la carotide primitive , entre la veine Jugulaire ! interne et le nerf vagne , sur le muscle grand droit i anLérieur, et sur le mu^scle long du cou vers son bord j interne.

Il est très-grôle en sortant du a;ann.lion , et il le devient encore davantage en descendant, jusqu'à' ce qu'il parvienne vers la quatrième et la cinquième vertè!3res cervicales, où 11 commence à grossir. C'est là qu'il reçoit ou fournit des rameaux , tant du nerf | Tague que de la cinquième, sixième, septième, et j même huitième paires cervicales.

Cette communication des nerfs se fait quelquefois par des rameaux séparés , ou bien quelques-uns d'eux sont confondus en se réunissant au grand sympathique î c'est même ce qui a lieu fréquemment lorsque ce nerf est dépotirvu du ganglion moyen : mais lorsqu'il existe, alors c'est de ce ganglion que sortent , tin ou deux rameaux qui se rendent à la iiuitiemo paii-e cervicale , et c'est à ce ganglion que parvieu-

DE LA NHVnOLOGlE. ^13

fléiit deux ou trois petits rameaux de la quatrième , cinquièiue , sixième , et même septième paires cervicales} il arrive quelquefois, et cela n'esc pas rare, qtie la sixième et la septième paires cervicales fournissent au tronc môme du grand nerf syrnpathique , au-dessous de ce ganglion , quand il a lieu.

Ganglion cervical moyen. Ce ganglion est géné-* ralemeiit connu des anatomistes sous le noni de oanglion moyen. Halle r \ a. nommé \e thyroïdien , Darce qu'il se trouve précisément placé dans l'endroit d'où part l'artère thyroïdienne inférieure , sur le muscle grand droit antérieur du cou , à peu près sur le corps ligamento - cartilagineux qui unit la cinquième et la sixième vertèbres cervicales. Ce ganglion manque en divers sujets : sur douze je ne l'ai trouvé que sept à huit fois j tandis qu'en d'autres, cela est rare : il y en a deux petits , dont l'un est alors placé vers la partie inférieure de la cinquième , et l'autre correspond à la partie supérieure de la sixième vertèbre cervicale. Le tronc de l'artère vertébrale se trouve alors souvent à peu près placé entre ces deux çan plions.

Le nerf diaphragmatique communique aussi avec ce ganglion quand il est simple , ou avec l'un d'eux, s'il est double, ou avec le tronc du grand sympathique , si aucun n'existe. Nous avons observé ces trois espèces de communication.

C'est de ce même ganglion moyen que partent des rameaux , dont le nombre n'est pas constant , qui vont se réunir avec les nerfs récurrens du nerf vague. Ces rameaux rendent les nerfs récurrens beaucoup plus gros qu'ils ne le sont à leur origine du nerf vague ou à leur tronc. Haller avoit déjà fait cette observation , et elle est bien confirmée par mes dissections.

Ce ganglion moyen , quand il existe, ou le tronc

OlG A N A T O M I E MEDICALE, '

<lu grand sympathique à sa place, fournit plusieurs rameaux nerveux qui se rendent au plexus cardiaque, et dont nous parlerons plus bas en détail j il eu fournit aussi d'autres sur l'artère vertébrale et autourr de la soticlavière : quelques-uns de ces nerfs accora-pagnent les artères mammaires dans la poitrine;; d'autres , qui sont ordinairement plus postérieurs,, et qui partent aussi du ganglion moyen quand ill existe, fournissent des lilets aux muscles antérieurs du cou, et se rendent au ganglion cervical supérieur, et au premier ganglion thoracliiiiue.

Vers la cinquième ou lu sixièiue vertèbre cervi-cale , il sort assez constamment du côté externe dui grand sympathique, rarement de son côté postérieur,, un rameau qui forme , en se contournant, une espècis» d'anse dont la convexité est en bas , et la c^ncavitél en haut. Ce rameau se répand sur la face antérieure? du cou , fournissant plusieurs filets au muscle grandi droit antérieur, et s'insinue entre ce muscle et celuii appelé long du cou. |

Les rameaux que le grand sympathique fournit par' son côté interne sont plus nombreux. En général^ du. côté gauche , ils se divisent et forment quelques petits plexus qui n'existent pas du moins aussi sou-» vent du côté droit ; le plus fréquent est celui qui , se trouve sur l'artère thyroïdienne inférieure, là où. elle est contournée : on pourroit l'appeler le plexus thyroïdien. Le tronc du grand sympathique passe derrière elle , se place sur l'artère vertébrale, et se rend au ganglion cervical inférieur.

Ce même plexus thyroïdien gauche fournit un ou deux filets au nerf diaphragmatique du même côté.

Il sort encore du grand sympathique , mais plus bas et du côté interne ordinairement , des rameaux qui passent sous l'artère carotide primitive , se placent à côté de l'œsophage, lui envoient plusieurs fdets , et vont communiquer avec les ncrls récurrens.

DE LA NÉVROrOGIE. Si/

Du côté droit, assez constamment, les rameaux J.ii grand sympathique qui vont à l'œsophage, ainsi tjiie ceux (jiii vont aux nerfs récurrens sortent du • jnc mémo du grand sympathique.

Dautres rameaux partent du ganglion cervical in rérieur ou du tronc du grand sympathique , trèsj es de ce ganglion , ou en partie de Tun et en. I n tie de l'autre 3 leur origine varie ; ils se portent Mir le tronc commun de l'artère carotide et de la souclavière placés à côté du nerf vague, serpentant sur l'aorte à laquelle ils sont adhérons , et ils se réunissent avec d'autres rameaux qui viennent du premier ganglion thorachique. Quelques rameaux passent ienière cette grande artère , et se réunissent encore ivec des filets du premier ganglion thorachique, ou ivec des rameaux fournis par la partie thorachique lu tronc du grand sympathique. Quelques-uns de :es rameaux se réunissent avec des rameaux du nerf vague , ]iar viennent jusqu'au cœur , et se plongent ians sa substance.

Mais , soit les nerfs qui serpentent sur la face intérieure de l'aorte , soit ceux qui rampent sur sa ace postérieure , ils fournissent des filets au péricarde , dont la plupart passent entre cette enveloppe nembraneuse du cœur et l'artère aorte.

On y voit des réunions bien marquées de plusieurs filets du grand sympathique avec des filets du nerf vague.

C'est sur-tout du côté gauche que l'on suit ces nerfs avec plus de facilité j on y découvre deux cor- Ions nerveux placés entre le tronc de l'artère pulmonaire droite et l'aorte , qui se rendent à la base du cœur, et se distribuent aux oreillettes et aux ventricules de cet organe.

Extrémité inférieure du grand sympathique dans le cou; gantrlion cervical ijifé rieur. Ce nerf parvient

3l8 ANAÎ0MI13 MlîDICAtE,

au ganglion cervical inférieur, et le pénètre à peu près au milieu de son extrémité supérieure.

Ce ganglion est placé sur l'apophyse trans verse et près du coqis de la dernière vertèbre cervicale, derrière l'artère souclavière j il est un peu moins gros que le ganglion cervical supérieur, sur-tout beaucoup plus court; il est assez souvent double, et alors les deux ganglions sont liés ensemble par deux ou troia|j|j>J filets qui vont de l'un à l'autre , en laissant un iri-tervalie en forme d'anse : quelquefois le tronc âuà f grand sympathique est comme coupé par les deu3( M ganglions, et l'anse nerveuse fbi-me alors le nœud k communication. Dans d'autres sujets, le premiei'* w des deux derniers ganglions fournit l'anse nerveuse/i, li sans que le second ganglion y concoure en aucune'» i« manière : alors le tronc du grand sympathique n'est't tf point tronqué. '

Le ganglion cervical inférieur, seul ou double,*, li fotirnit plusieurs iilamens, dont le nombre est pluMj ai ou moins grand, à la sixième, à la septième, et la huitième paires cervicales, et même à la prémièreelè paire dorsale j quelquefois il y a deux rameaux poui^iï l'une de ces paires : j'ai remarqué que cela étoit assezTSje! constant pour la septième. Vjl'i

Le ganglion cervical inférieur fournît encore des^ijti filets au plexus cervico-bracliial. J'en ai suivi un qui^ft se rendoit dans la cinquième paire et un autre dansàlp la septième y ces rameaux en fournissent d'autres quïlfc s'engagent dans le conduit vertébral, et accompagnentv>itl fort loin l'artère vertébrale : ces filets partent quelque- ;J fois immédiatement du ganglion cervical inférieur. Am

Un rameau bien remarquable de ce ganglion esîriêi celui qui passe sur l'artère souclavière^ et aboutifiilu au premier ganglion thorachique; il sort ordinuire-^l ment de la partie antérieure et supérieure du ganglioiLvl cervical inférieur, et se termine à la partie égaie- -li ment supérieure et antérieure du ganglion tbordr.--!

. i) E LA N iî V R O X O O ï E. OI9

;îilr]ue supérieur : cependant il y a beaucoup de variétés à cet égard. Quelquefois ce nerf part du ronc du grand synipatliique , au-dessus du gangl^îon :crvical inlérieur, et se rend au tronc du môme lerf, au-dessous du ganglion thoracliique supérieur: l est quelquefois double ; l'artère souclavière se rouve ainsi dans une espèce d'anse, dont la partie )Ostérieure est formée par le tronc même du grand lympatliique , et la partie antérieure par le filet que e viens de décrire , lequel entoure aussi quelquefois 'ntièremcnt cette artère (i). Ce ganglion fournit aussi les filets qui concourent à composer les plexus pulnonaire et cardiaque : ordinairement ils sortent le la partie latérale interne et un peu inférieure le ce ganglion ; cependant quelquefois plusieurs de :es nerfs viennent du grand sympathique.

Du grand sympathique dans la. poitrine. Le tronc 3e ce nerf dans la poitrine est plus gros qu'il ne l'est m-dessus, dans la région du cou. Il est d'abord placé ur la face antérieuie et latérale de la première ver- :èbre dorsale, entre son corps et la tête de la prenière côtej il s'incline bientôt vers la partie latérale îxterne , en s'éloignant du corps pour se placer sur 'extrémité postérieure des côtes , entre lesquelles iî ient par deux racines à chaque nerf dorsal \ elles xDrment, par leiu' réunion au tronc du grand sym- :ialhique , un angle très-aigu, et c'est du concours le ces nerfs que résultent les ganglions thora-n ;hiques.

Huiler a eu une opinion un peu différente des matomistes. 11 a considéré le ganglion cervical infé- •leur , ou celui qu'on nomme généralement ainsi , :oramele premier ganglion thoracliique 3 il est fo: nié

(1) Voyez la pl. VIII que nous avons ajoutée au Traité svr la tructure e,t sur les maladies du cceur , pariScTîac, t. I, second» dit. 1774.

par la réunion des deux nerl's spinaiix sortant par les trous de conjugaison fonués par la réunion de la dernière vertèbre cervicale avec la première vertèbre dorsale.

Quelquefois le tronc du grand sympathique se trouve double, ou formé de deux nerfs, entre le ganglion cervical inférieur et le premier ganglion tliorachique. Ces deux nerfs m'ont paru presque égaux en grosseur dans plusieurs sujets; mais cependant ils sont quelquefois très-inégaux, et c'est tantôt la branche antérieure qui est la plus grosse, et tantôt la^ j branche postérieure ; il y a beaucoup de variétés à* iri cet égard. J'ai trouvé la branche antérieure divisée'^ i' en deux rameaux qui se rapprochoient en entrant^ dans le ganglion tliorachique supérieur. j «

Ces deux branches paroissent se réunir dans ceîs ganglion j mais quand on les suit dans l'intérieur Jr< on voit non seulement qu'elles sont bien divisées etHo plus ou moins écartées l'une de l'autre , en se com muniquant cependant entre elles par quelques filets j mais encore on voit que les rameaux nerveux de cha- -lo cune de ces branches sont séparés^ écartés, épanouis": ce n'est qu'en sortant du. ganglion que les deu Ijranches , presque désunies dans son intérieur, & rapprochent pour ne former qu'un seul tronc. Le premier ganglion tliorachique est oblong et 1

peu plus latéralement et plus extérieurement que ganglion cervical inférieur , au côté externe (htâ muscle long du cou ; il se prolonge quelquefois sî près du second ganglion thorachique , qu'il paroîtl confondu avec lui , sur-tout par sa face antérieure :1. cependant quand on soulève l'enveloppe commune,!, on les trouve séparés ; il est bien rare qu'ils soient tellement réunis qu'ils ne forment qu'un seul gaU*** glion.

DE LA NÉVROrOOIE. 321

Ensuite le grand sympathique continue son trajet dans Ja poitrine, toujours placé près des articulations des côtes avec les vertèbres 3 il reçoit, par chaque trou de conjugaison des vertèbres dorsales, deux cordons nerveux de la moelle éninière (1) , dont l'un , e ]ilus long, est externe et postérieur; l'autre est nterne et antérieur. Les ganglions qui résultent de a réunion de ces cordo;ns nerveux avec le grand lympathicpie , sont placés dans l'intervalle des apophyses transverses : leur figure n'est pas par- tout la uême, les uns étant oblongs, fusiformes, et d'autres riangiilaires ; quelques-uns sont légèrement aplatis, l'autres sont arrondis.

J'ai souvent observé que les cinquième et sixième janglions thorachiques étoient un peu plus petits que es supérieurs du même ordre , et que les deux ou rois ganglions suivans grossissoient un peu , , surent le septième. Ces ganglions communiquent 'Dsemble par un ou deux rameaux.

I^a ])ortion thorachique du grand sympathique burnit, du côté interne et supérieurement, des raneaux qui se rendent au plexus cardiaque , après 'être réunis avec d'autres rameaux que ce plexus eçoit du translion cervical iniéricur et du premier ,anglion tnoiachique.

Il sort de cette partie thorachique supérieure du rand sympathique quelques filets qui se perdent ans l'extrémité inférieure du muscle long du cou.

(1) C'est par la communication du grand sympathique avec îs nerfs dorsaux qu'on peut expliquer pourquoi les phthisiques prouvent des douleurs au dos et sur-tout entre les épaules^ ourquoi ces douleurs ont aussi lieu dans les péripneumonies et arts les pleurésies, sans qu'il y ait souvent aucune lésion dans la lèvre : et si ces douleurs sont plus fortes quand la fièvre redouble

le-mème , n'est-ce pas parce qu'alors les vaisseaux du poulmon , ap pleins de sang, produisent des distensions dans les neris des lexus pulmonaires?

Pléxus pulmonaires. Ces plexus étant formés de divers nerfis qui sont fournis par la portion cervicale du grand sympathique et par la portion supérieure, thoracliique de ce même nerf, nous ne pouvions les décrire qu'après avoir parlé des deux portions de ce nerf. Ces plexus sont non seulement composés d'unet ' multitude de filets que le grand sympathique leur fournit , mais ils sont plus particulièrement formés par des filets qui leur sont envoyés par le neri vague (i) j au lieu que le plus grand nombre de nerfs des plexus cardiaques viennent du grand sym-: pathique.

Ce sont ceux-là que nous décrirons plus particu-: lièrement ; et comme le plexus pulmonaire , d'ur: côté, ne ressemble pas à celui de l'autre, noui; allons décrire l'un et l'autre séparément.

plexus pulmonaire gauche et postérieur. C(i plexus, qui test postérieur, reçoit des filets du gan-i glion cervical inférieur directement, et quelquefoid de ceux que le grand sympathique envoie de som tronc. J'ai suivi assez loin les branches du granûi sympathique , qui se confondent avec celles du nen vague.

(i) C'est ce qui a déterminé les anatoniistes à en réunir II clescription à celle de ce nerf : cependant, comme les plexus pulil monaires communiquent par divers rameaux avec les cardiaques^ et qu'il faut souvent y avoir égard poiir rendre raison de divert faits pliysiologiques et palhologiques , j'ai cru devoir rapproche* dans cet article la description de ces plexus pulmonaires. C« plexus ont aussi de nombreuses communications avec les plexua cervico-brachiaux ; ce qui fait que les poumons ont des rap" ports avec le cou, qui se démontrent , soit par des douleurs, so:'

par métastase

C'est dans la communication des plexus pulmonaires et de^ plexus cardiaques qu'on peut trouver la cause des palpitatior: violentes du cœur , peut-être aussi celle des douleurs qu'éprou' vent souvent entre les épaules ceux qui ont des palpitatiôur par vices de cet organe.

DE LA NÉVB.OLOGIE. SsS

■ J'ai aussi souvent fait observer à ceux qui assistoient à mes dissections , le filet dont parle principalement Winslow , lequel part du ganglion thorachique supérieur, et se joint au nerf récurrent du berf vague. De cette union il sort un filet qui passe ^lerrière le tronc commun de l'artère axiîlaire et

!le l'artère carotide , s'unit avec un lilet du nerf ^ague , et entre dans la composition du plexus pulnoiiaire (i).

Ce plexus , ainsi considéré, est donc moins un en- :relacement de nerfs, qu'une division du nerf vague, ^laquelle vont se rendre des rameaux des nerfs ré- :urrens et beaucoup d'autres du grand sympathique, :omme on vient de le dire (2).

Plexus pulmonaire droit et antérieur. Indépenlamment du plexus pulmonaire que nous venons le décrire, le seul dont PVinslo'W ait fait mention, 1 en est un autre qui est plus antérieur et du côté Iroit , auquel le grand sympathique droit fournit )lusieurs filets, lesquels proviennent de sa portion horachique supérieure et du dernier ganglion thoachique 3 ils se portent à la partie antérieure et nférieure delà bronche droite, d'où ils se prolongent , en se confondant avec plusieurs rameaux du lerf vague , dans le tissu du poumon.

Ce plexus reçoit aussi beaucoup de rameaux du )lexus cardiaque supérieur (3). Nous avons souvent:

(1) Winslow , Eccposit. anat. Traité des nerfs ^ n° 385.

(2) N'est-ce pas par la communication des nerfs des plexua ulmonaires , provenant du grand sympathique et du nerf vague vec celle des nerfs récurrens , qu'on peut expliquer pourquoi, lans diverses maladies du poumon, la voix devient rauque , iguë , irrégulière, tremblante, ou même qu'elle s'éteint *. Noii salement la voix peut être affectée et supprimée dans quelques laladies du poumon , mais encore la gorge peut s'enfler et s'enamraer.

(3) Traité du cœur-) par Senac, nouvelle édition, t. I » p. 5i2, * Voyez , à ce sujet , nos Obseryafions sur la phthisie pulmonaire,

suivi un lilet de ce plexus cardiaque supérieur, qui se proloiigeoit sur l'extrémité inférieure et antérieure «le la trachée - artc*:re , se réflécliissoit sur le tronc de l'aorte, et parvenoit au plexus gauche , en cotn- y muniquant avec le plexus postérieur. II aller a lailt mention de ce filet nerveux (i).

Plexus cardiaques. On peut admettre deuxplexm* cardiaques (2) : le supérieur, qui est placé entre lei; deux premières bronches, un peu plus à droite ([u'i.i gauche^ se prolongeant sur la courbure de l'aorte dans l'endroit où elle fournit la sous-clavière droite- L'inférieur , qui est plus considérable , est , par s;-, position, postérieur au précédent (3).

(1) Elément, pliysiol. t. III, p. 1 7 1 . Malgré réienaiue des ploxu i pulmonaires, et du grand nombre de nerfs dont ils sont composés- 1 il y a bien peu <]e nerfs pour un si grand viscère; on en clieir ^ cheroit même vainement en divers endroits de son éttndiue " C'est sans doute ce qui fait qu'il y a des philiisiques qui n'("t ' prouvent aucune douleur à la poitrine, tandis que d'antres ' rapportent sans éautvoque le siège des douleurs qu'ils ressentent; ^. d'autres aussi , c|ui ne se plaignent d'aucune douleur dans la po i trine , en éprouvent de plus ou moins vives entre les épaules, ( ^ d'autres dans les régions lombaires, ou à la partie postérieuit ' ou latérale de la poitrine, sans doute parce que tels ou tels nen \ des poumons étant affectés , il en résulte une augmentation de seir ' sibilité dans ceux avetf lesquels ils ont des correspondance.'s mais ce qu'il y a de bien certain, c'est que beaucoup d'individ i sont morts de la plitliis.le puluionaire , sans avoir éprouvé î plus légère douleur à la poitrine, soit intérieurement, soit ext rieurement.

(2) Boycr admet trois plexus cardiaques , l'antérieur , moyen et le postérieur; mais il remarque, et avec raison, qi; ce dernier plexus est moins un plexus particulier qu'une divisi^ ^ du moyen ; et cela nous a paru si vrai , il y a longues anné&: |^ que nous avons cru devoir n'admettre que deux plexus cardi ques, le supérieur et l'inférieur. ^

(3) On ne doit pas être surpris quand on considère le noml prodigieux des nerfs du cœur et leur développement pulpeu. qu'ils jouissent d'une si grande sensibilité, et que ce viscère sc

DE LA NÉVR-OtOGIE. 3l5

Tlexus cardiaque supérieur. Ce plexus cardiaque supérieur n'est pas le même clans tous les siijets ; (]ueif|uelbis la majeure partie de ses rameaux lui pro-

si irritable , que la seule présence du samg puisse en exciter les inouveniens *; on ne doit pas non plus être surpris qu'un excès de sensibilité donne lieu à des palpitations plus ou moins violentes et durables. J'ai guéri par des boissons adoucissantes et relâchantes , des bains et quelques anodins , des palpitations du cœur qo'on croyoit occasionnées par des vices organiques du cœur, on par l'excès de sang, ou par sa trop grande consistance , et qui n'étoient que spasmodiques. Combien d'exemples les praticiens n'ont-ils pas eu sous les yeux, de palpitations occasionnées par pareille cause, et cpii ont cédé à l'usage de ces remèdes !.

C'est par les nerfs \agues et grands sympathiques que Ic cerveau et le c«eur ont de si grandes correspondances entre eux. On a vu des malades éprouver des palpitations affreuses toutes les fois qu'ils vouloient seulement s'asseoir sur leur lit. Ils étoient obligés de rester couchés horizontalement **. Les engorgemens du cerveau ont aussi donné lieu à des syncopes mortelles, à de violentes contractions du cœur. Des fièvres dans lesquelles l'irritabilité étoit très-excitante ont produit des engorgemens sanguins du cerveau , qui ont été bientôt suivis d'apoplexie.

Quant aux effets des affections morales sur le cœur, on n*a que trop d'occasions de les observer 5 elles peuvent toutes ralentir ses mouvemens^ qui peuvent être excités à un tel point , que ses ventricules ou ses oreillettes se sont déchirés : ce qui a déterminé une syncope pron»ptement mortelle ; ou bien le cœur peut se contracter avec une telle force , qu'il pousse violemment le sang dans le cerveau , et que l'apoplexie la plus prompte peut en être la suite. Au contraire, les chagrins énervent l'action dn cœur, et à un tel point, qu'il tombe dans une espèce d'atonie, que le sang s'arrête dans les cavités, qu'il ne parvient plus en assez grande quantité dans le cerveau , d'où résulte une syncope mortelle.

Les anciens croyoient que le cervelet avoit avec le cœur une correspondance plus marquée que le cerveau , moyennant les nerfs , et VrUlis a soutenu cette opinion, que les anatomistes

* Voyez les observations de Senac, Trailù du cœur; de Haller , Elément, physiol. ; notre Cours de pkysiol. expériinentale.

Cette observation a d'abord été rapportée par pf^ilUs, et ensuite par d'autres auteurs et part;a« Swiete/i.

*** Z>e animœ imperio in cor. Sauvages. Ayenion. 1760 , i/i- j".

3l6 AJSTATOMÏE MÉDICAtE,

viennent du nerf vague : ce qui n'a pas lieu .à l'éj^ard <lu plexus cardiaque inférieur, qui est presque tout formé par des rameaux du grand sympathique.

Divers filets de ce plexus se perdent sur la courbure de l'aorte vers la racine de la sous clavière : d'autres vont se rendre au plexus cardiaque inférieur j ([uelques-uns accompagnent assez profondément dans le cœur l'artère coronaire droite, après s'être réunis et séparés plusieurs fois 5 ce qui donne lieu à plusieurs petits plexus.

Quelques-uns de ces rameaux sont plus ou moins rapprochés sur la partie supérieure de l'oreillette droite du cœur, formant de petits plexus très-serrés qu'on a pu prendre pour des ganglions; mais nous

modernes n'ont pas admise ; cependant Morgagni a rapport^ quelques observations qui tendroient, suivant lui, à prouver que la compression du cervelet a produit des syncopes plutôt qu'une vraie a[)oplexie, qui est si souvent produite par la compression du cerveau. Un homme dont Morgagni donne l'histoire fut trouvé mort dans son lit peu d'heures après s'être' couché 5 son corps étoit déjà froid : on l'ouvrit^ et on trouva beaucoup de sang dans les vaisseaux du cervelet et du cerveau, dans les oreillettes du cœur, ainsi que dans les gros vaisseaux, qui en étoient remplis. Morgagni croit que cet homme mourut' d'une syncope *.

Mais ne pourroit-on pas croire que , dans ce cas comme en d'autres, la syncope a succédé à l'apoplexie, puisqu'on a trouv» en eux les affections cérébrales reconnues comme causes de l'apoplexie , et les affections précordiales reconnues comme causes de la syncope. Le cerveau une fois engorgé du sang que le cœur y a poussé, et l'apoplexie étant survenue, le sang ne continue - 1- il pas d'affluer dans le cœ ir par les veines caves et pulmonaires que celui-ci ne peut plus expulser? Or le cœur et les grosses artères en étant pleines , et ne pouvant s'en vider y la syncope ne peut manquer de survenir.

* BpisU qnat, III, art. 27. «"

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