‹ Cours d'anatomie médicale, ou, Élémens de l'anatomie de l'homme [electronic resource]Chapitre 18 sur 37 · DE -L X K É V R O I. O G I E · texte numérisé non relu

DE -L X K É V R O I. O G I E

n'en avons jamais distingué aucun d'une manière assez sensible pour pouvoir l'admettre (i).

Un rameau remarquable du côté droit , qui se rend à ce plexus cardiaque supérieur , sort du ganglion cerviccd moyen, ou du tronc même du grand sympathique , quand ce ganglion n'existe pas, ce qui est assez fréquent : ordinairement seul, il reste isolé dans line certaine étendue ; mais quelquefois il prend son origine de deux ou trois filets , dont quelques-uns lui proviennent du ganglion cervical inférieur. De cette réunion, il résuite un seul nerf, souvent deux, et quelquefois davantage , qui se portent, en se communiquant réciproquement, sur l'artère carotide et sous-clavière , et s© rendent au plexus cardiaque supérieur : souvent un de ces rameaux se porte sur le côté antérieur de l'artère pulmonaire , s'însinuo derrière la partie supérieure de l'arcade de l'aorte, où il reprend divers filets, lesquels s'écartent et forment une espèce de pate d'oie. Quelques-uns de ces filets parviennent à l'oreillette droite, d'au^ très sur l'artère coronaire du même CQté , et se joignent à quelques rameaux , avec lesquels ils forment les petits plexus dont nous venons de parler.

Du côté gauche , le ganglion cervical moyen du grand sympathique ou le tronc même de ce nerf fournit des rameaux assez semblables , et qui concourent également à former le plexus cardiaque supérieur ; il en part des filets qui se portent à l'oreillette gauche du cœur, et d'autres accompagnent l'artère coronaire du même côté , sur la face inférieure et aplatie de ce viscère.

(i) Voyez la description de ces nerfs que Haller a donnée d'après un de ses disciples qu'il cite avec beaucoup d'éloge. iElement. physiol. t. I, p. 358. ) Voyez aussi le grand ouvrage de Scarpa^ sur les nerfs du cceur, avec de superbes gravures, in-fol. Faviey 1794.

ANATOMT33 MEDICA

En général, les branches que le grand sympathique gauche fournit aux plexus cardiaques supérieur et inférieur, sont plus variables que celles qui y parviennent du côté droit; il paroît aussi que les l'nemières forment un plus grand nombre de plexus.

Plexus cardiaque inférïeur{\). Le plexus cardiaqu^ inférieur est plus postérieur , plus grand, et situ^à ' jîlus à gauche que le précédent ; il reçoit peu dà lilets du nerf vague , et est princip£(,lement fortiiS par les nerfs que i'un et l'autre sympathique lui four-{ Tiissent , tant de son tronc que des ganglions cer4 ' vicnrîx , moyens, inférieurs, et des premiers gan^j ■ ' glions thorachicjueK. ^ '

Ordinairement l'origine des nerfs fournis au pîextî^ 1 ' cardiaque inférieur du côté gauche se fait plus bdë i 1 qu^ celle des nerfs droits. ^ ' .

Le ganglion cervical supérieur fournit quelque! rameaux jnous qu'il est souvent possible de suivd jusqu'au piexus cardiaque inférieur; les autres gair- ^liorici fournissent également d'autres branches^ mais plus solides ,.et dont la dissection est par corf séquent plus aisée , lesquels se portent derrière crosse de l'aorte.

Lorsque le ganglion cervical moyen manque c'est le tronc dti grand sympathique qui donne alo un rameau assez considérable, qui se porte obliqué nient, en descendant, vers ce plexus.

Les rameaux q\ie le ganglion cervical inférieur et ceiix que le ganglion thorachique su])érieur fbur^ nissent pour ce même plexus, se réunissent ordi^^ nairement ensemble , du moins par quelques uni de leurs filets , avant de parvenir au piexus , oii ils ont de plus fréquentes communications,

(i) Nous avons dit que dans ce plexus inférieur nous comprenions le 2)lexus moyen et le plexus posténeur , cardiac|U(°s dé?' Boyer,

DE LA NÉViJOXOGIE. 829

On volt aussi d'autres rameaux , mais peu nombreux et.bien variables , qui se joignent à ceux des 'an^lions , et qui sont formés par le grand sympa- Lhiquc , soit au-dessus, soit au-dessous de ces ganglions.

Mais l'origine , le nombre et la direction des nerfs qui vont former les plexus cardiaques , sont trèsvariables ; observation t|ui a été faite avec raison j)ar Senac (i). Les nerfs cardiaques , dit-il , sont ])lus variables que les vaisseaux sanguins du cœur. Cette variété est plus remarquable du côté gauche que du côté droit. Les plexus sont beaucoup plus constansj du moins nous n'y avons pas observé toutes ces différences , ni pour leur position , ni pour leur étendue , ni pour leur communication.

La situation de ce plexus est telle, qu'il est placé à la base du cœur près des artères aorte et pulmonaire j il fournit des rameaux entre ces deux artères, qui se distribuent sur la base du cœur , et dont quelques filets nerveux accompagnent les rameaux de l'artère coronaire droite.

On voit aussi quelques rameaux du plexus cardiaque inférieur se répandre sur le côté gauche de l'aorte , et parvenir à l'oreillette gauche et à la base du cœur du même côté Ca). J'ai plusieurs

(1) Structure du cœur ^ explicat. .des fig. t. I , p. 5] 2.

(2) On ne doit pas être surpris quand on sait que le cœur reçoit un si grand nombre de nerfs , que les malades dans lesquels on a trouvé cet organe attnint d'inflammation, d'ulcération et d'autres altérations , aient éprouvé des douleurs plus ou moins vives , comme l'ont remarqué Vesale ^ Kerkringius ^ Ha^ zenohrl , cités par Lieutaud dans sou Histoire anat. rned. Scarpa a. fait de pareilles observaiions , qii'il a rapportées dans son grand ouvrage sur les nerfs du cœur , en y joignant celles de Morgagni y de Penada , auxquelles nous pourrions nousmêmes réunir quelques faits qui le prouveroient.

33o ANATOMIE MÉDICALE,

ibis suivi des rameaux de ce plexus sur les artères coronaires gauches , très-avant dans le cœur.

Ce plexus cardiaque inférieur communique avec le supérieur , et fournit des rameaux qui passent sur^ le canal artériel , et qui se jettent sur le« artères pulmonaires. Nous avons aussi vu le plexus cardiaqne inférieur communiquer à la bifurcation de l'artère pulmonaire , par deux filets avec une branche du ganglion cervical supérieur , et avec des rameaux des nerfs récurrens. . j

Nerfs splancliiiiques. Le grand sympathique four- i nit , vers la septième vertèbre dorsale , quelquefois \ plus bas, plusieurs rameaux qui se portent en avant ' obliquement, descendant sur le corps des vertèbres, et se réunissant avec des branches des nerfs inter- '\ costaux , pour former de chaque côté , par leuf concours , les nerfs communément appelés splanch- \ niques. j

Ces rameaux sortent ordinairement des ganglions ^ inférieurs thorachiqiies : ceux qui jproviennent di; septième et du huitième m'ont paru fréquemment plus gros. Cependant ce ne sont pas toujours les gan-r glions qui les fournissent : quelquefois ils partent; du tronc même du grand sympathique , sinon tous , du moins plusieurs j et quelques-uns , avant de parvenir au tronc commun , se réunissent avec leurs collatéraux , soit supérieurement , soit inférieureraent.

On peut dire que les nerfs splanchniques ne sont autre chose qu'une émanation des grands sympathiques et de quelques ganglions thorachiques inférieurs.

Ils sont placés derrière la plèvre , et parviennent dans le bas-ventre après avoir passé à travers le diaphragme entre l'appendice moyen et l'appendice interne de ce grand muscle 3 quelquefois ils pas-

DE LA NÉVROLOGIE. OÛl

îent par la même ouverture du diaphragme , qui donne passage à l'aorte et à la veine azygos.

Ensuite les nerfs splanchniques se prolongent ilansle bas-ventre, derrière le péritoine, de manière cjue chacun aboutit à son ganglion semi-lunaire, aur dessus de l'artère cœliaque'5 le ganglion serai-lunaire gauche est si près de l'aorte , qu'il y est presque

TltigU.

Les branches du grand sympathique , qui constipent le nerf splanchnique, varient beaucoup par leur ni igine , venant tantôt de très-haut, et tantôt de très- I ds : on les a vues sortir sur la sixième, sur la sepli«- ine j et enfin sur la dixième ou même sur la dou-? sième vertèbre dorsale : bien plus, des anatotnistes (1) assurent avoir vu les troncs de ce nerf aboutir eux- ::iêmes aux ganglions semi-lunaires ; de sorte qu'alors il n'y avoit plus de continuité entre la portion tho- ; ichique du tronc du grand sympathique et la por- Ltion ventrale. Nous n'avons jamais vu le tronc ainsi interrompu.

Il est bien vrai que le tronc du grand sympathique est quelquefois si grêle , après avoir fourni les branches splanchniques , qu'il n'en reste qu'un lilet trèspetit qui établit la continuation du tronc du grand sympathique thorachique avec celui du has-ventre 5 mais ce filet existe toujours, du moins je l'ai toujours trouvé ; il grossit à proportion qu'il s'approche du has-ventre, par la réunion des branches que des nerfs spinaux lui fournissent.

Les branches du nerf splanchnique varient no» seulement par leur grosseur, mais même par leur nombre ; les supérieures sont ordinairement plus grosses que les autres : mais cela n'est pas toujours constant ; car quelquefois les premières sont bien plus grêles que les suivantes , et quelquefois , entre deux grosses

(i) Pioland Martin, Institut, nevrolog. 141 •

"branches , on en a trouvé une ou plusieurs quii| étoient très-petites. ^ ' '

Leur nombre varie. J'en ai quelquefois compté trois d'un côté , quatre et même cinq de l'autre ; souvent on en peut compter six, même sept , et peut-être au-delà 3 car il n'y a rien de constant,' , îii sur le nombre , ni sur la grosseur absolue et re-v lative de ces branches : on observe toujours des di& ^ férences d'un côté à l'autre.

Quoi qu'il en soit, la plupart de ces branches nerî veuses se réunissent ]irès du diaphragme, forment un tronc , lequel , après avoir traversé ce grand . •muscle , comme il a été dit, aboutit dans le basveiitre au ganglion semi-lunaire : ordinairement laÈ^ 1 dernière, et quelquefois deux des premières branches du nerf splanclinique percent le diaphragme et se réunissent aux inférieures avant de pai venir au a-an* ^lion ; quelquefois ces brandies inférieures y arri^, • vent séparément , d'autres fois quelques-unes d'elles" vont directement se perdre dans les plexus voisins^ J'en ai suivi , du côté droit , dans le plexus hépatique, et, du côté gauche, dans le plexus spléniqueS bien plus , nous avons suivi jusqu'au plexus réna' droit des filets des nerfs spianchni(jues ; il en par vie également dans le plexus rénal ganche.

( Ganglions semi-lunaires . Les ganglions semi-lu naires sont ordinairement au nombre de deux ; quel quefois cependant chacun est comme divisé en deuxou trois, d'un côté seulement ou des deux côtés alors l'un est presque toujours très - gros relative- ■ ment à l'autre : bien plus , il y a quelquefois plusicursi filets en forme de ])lexus , et grossis en quelcjues endroits comme par autant de ganglions, qui, ainsi divisés, forment par eux-mêmes, et par les rameaux mitoyens qui les réunissent réciproquement ^ un plexus assez considérable

Il est cependant bien rare que ces ganglions se-

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■-lunaires .soient remplacés par xin tel plexus; ils xsetal)leut à un croissant, ou, comme les anatoistes le (lisent, à une demi-lune dont les cornes ou l -s extrémités sont obrupement tournées en bas et eu dedans : mais cette ligure est bien variable. Quelquefois le milieu du ganglion étant plus gros , on a I u y entrevoir la ressemblance d'un oiseau dont les , ies seroient déployées : mais on comprend que toutes ces comparaisons sont peu exactes.

Ces deiix ganglions sont placés entre les deux caples atrabilaires, de manière que l'un est à droite l L l'autre à gauche , et au-devant de l'aorte ; le tré- ^ "ed do la cœliaque est entre deux , mais plus près i g inglion gauche que du ganglion droit. Gansdion \iroit. Le ganglion droit est ordlnairemeut plus volumineux que le gauche : sa ngure n est ]>;i8 toujours celle d'un croissant ; il est quelquelois allongé, très- grêle j ses extrémités sont quelquelols plus grosses, et irrégulièrement plus arrondies que son milieu. J'ai vu ce ganglion plusieurs fois dil'férem aient configuré , tantôt formé de divers corps arrondis , contigus , qui diminuoient de volume à proportion qu'ils étoient près des extrémités; et tantôt les corps orbiculaires étoient tellement arrangés , que ceux du milieu étoient iijjoins gros que ceux des extrémités , et qu'ils étoient séparés par des plexus de nerfs très- serrés.

Ce ganglion est situé entre le pilier droit du diaphragme et la veine-cave, près de la grosse extrémité droite du pancréas : son extrémité supérieure est près de la capsule atrabilaire droite , et l'extrémité inférieure est souvent contic:uë à l'artère rénale u mémo cote.

Gang/ion gaitcke. Le ganglion semi-lunaire gauche est place obliquement au-devant du piller gauche du diaphragme, souvent sur l'artère diaphragmatique , qui lui fournit des rameaux qu'on peut aisément suivre

jusque dans sa texture. Sa face antérieure est recouverte par l'extrémité gauche , grêle , et supérieure du pancréas; son extrémité supérieure est près de la veine splénique , et son extrémité inférieure est voisine de l'artère rénale gauche.

vers plexus du bas- ventre Jbrmés en çrrande partie par les ganglions se mi- lunaire s. De ces ganclions part une multitude de nerfs qui vont former divers plexus (1). Nous considérerons d'abord ceux 1 qui sortent à peu près de la concavité ou du bord ^ semi-lunaire et interne de ces ganglions} nous parlerons ensuite de ceux qui émanent des autres par- j lies de ces ganglions. '

Les premiers paroissent se rendre d'un ganglion i à l'autre , et il en est en effet qui y parviennent sans | avoir auctine communication entre eux j mais ils »

(1) C'est par le nombre prodigieux des nerfs formant ces divers plexus abdominaux j que les viscères dans lesquels ils se distribuent, jouissent d'une si grande sensibilité 5 laquelle est bien augmentée dans certaines coliques, dans les infliininiations , et même dans d'autres maladies des vicères abdominaux Van Hclmont. ayant reconnu l'extrême sensibilité de la région épigastrique , y avoit fixé le siège de l'ame. Lacaze ^ Bordeu , ont reconnu dans les régions précordiales la plus grande sensibilité} et quelques phy--' biologistes roédecÉis , Fabrs particulièrement, ont voulu fixer le siège de l'ame dans le plexus solaire , c'est-à-dire qu'ils ont regardé , cette partie du corps humain comme la plus sensible, et vérita- | blement il n'y en a pas qui le soit davantage. Il faut considérer ' que les douleurs, moyennant les divers pbxus abdi^minaux, se transmettent avec une grande pro mptitude d'une partie à l'autre. Souvent nrème elles se font ressentir dans un lieu très-différent tlu siège de la maladie. Un lein , par exemple, est quelquefois plein de concrétions pierreuses, et la douleur existe dans la ^ région rénale de l'autre côté. Les affections du plexus transversal se transmettent à l'estomac , celles du foie à la rate, et vies •versâ^ de sorte que les douleurs peuvent facilement induire le médecin en erreur, s'il n'y fait pas une extrême attention, surtout s'il n'est pas intimement persuadé qu'il peut facilement se tromper.

23E LA NÉVROLOGIB. 335

sont en bien petit nombre : la plupart se réunissent ivec les branches nerveuses qui viennent de l'autre î;inglion. Souvent , après s'être divisés en plusieurs filets, dont les uns sont plus long -temps [Holongés, sans se réunir, que les autres, leur marche est à peu près transversale ; et aussi le plexus -ju'elles forment a-t-il été nommé transversal.

Plexus transversal. Quelques" nerfs sortis de la l'ace concave des ganglions , soit qu'ils se prolongent seuls d'un ganglion à l'autre , soit qu'ils se réunissent avec des rameaux formés par les nerfs transversaux, concourent à former le plexus transversal, en s'éloignant en forme de rayons plus ou moins divergens 5 ce qui a sans doute déterminé JVillis à désigner ces assemblages de nerfs sous le nom de plexus solaire. Joints à quelques branches du nerf vague , divers rameaux du plexus solaire se jettent sur le tronc de l'artère cœliaque, et lui forment une (espèce de gaîne dont plusieurs rameaux accompagnent les artères gastriques, spléniques et hépatiques.

Ces rameaux , assez gros d'abord , diminuent à proportion qu'ils s'éloignent de leur origine , en se divisant en d'autres rameaux qui forment, par leur concours , divers petits plexus , lesquels se répan~ dent sur les branches de l'artère cœliaque (i).

On peut aussi suivre facilement , par la dissection , plusieurs iilets sur le pilier droit du diaphragmeet sur la face inférieure de ce grand muscle j ils y forment un petit plexus en forme d'éventail : je n'y ai jamais aperçu aucun ganglion. C'est du plexus solaire que proviennent principalement les nerfs qui

(0 Voyez les savant'îs observations de Comparetti. {Occursus med. etc. V enet. in-S^.) Nous avons suivi quelcjues rameaux des nerfs du plexus solaire jusque sur les brandies secondaires des artères du trépied de la cœliaque ; mais nous n'avons pu en observer un aussi graiad nombre que cet anatomiste dit l'avoir fait.

forment les plexus gastriques supérieur ou coronaire stomachique, ainsi que le plexus gastrique supérieur, le plexus hépatique, le plexus splénique-, les plexuA, rénaux, le plexus mésentérique supérieur, le plexu^ mésentérique inférieur et le plexus hypogastrique* Le plexus solaire , par la raison qu'il fournit tous ces plexus, a été aussi appelé le plexus commun.

Plexus gastriqice supérieur ou coroiiaire stoma^, chique. De la partie moyenne et supérieiu'e du plexus, transversal partent quelques rameaux nerveux, les-^-. quels , en se réunissant avec trois ou quatre autres^ du nerf vague du côté gauche , forment un plexu assez considérable , ()u'on peut appeler plexus gas trique supérieur , ou le petit plexus coro7iaire , pou^^ le distinguer de celui de l'estomac , qui est placé à 1^ grande courbure et vers le pilore , et auquel celui-c* fournit divers rameaux bien remarquables , sur-tou vers la face postérieure et inférieure de l'estomac. Onf en voit aussi plusieurs qui se distribuent au cardia' conjointement avec des rameaux du nerf vague d côté droit; quelques-uns des rameaux du petit plexu coronaire parviennent jusqu'au plexus hépatique (i)^^ et s'y confondent. \

( 1 ) On pxpliqxie naturellement les vomissemens qui survien-* nent aux diverses affeclioits du foie, comme les engorgemens , les inflammations , les câlails dans la vésicule du fiel principalement, par la communication du plexus hépatique avec le plexu gastrique : Paugmcnlation de sensibilité du premier se transme dans l'autre, et*, par suite , la contraction des fibres musculaires d" l'estomac a lieu quelque fois , et donne ainsi lieu aux vomissemens C'est donc par la communication des nerfs de l'estomac aveç ceux du loie qu'on peut expliquer pourquoi la jaunisse survien ^ dans quelques inflammations de l'estomac , et aussi par la com-V munication dos nerls du foie avec ceux des intestins , du colon j sur-tout, qucles coliques qui ont véritablement leur siège dans lè^ colon sont cependant suivies quelquefoi^s de jaunisse. ^\ On peut croire nussi que lorsque cette maladie survieut a desp affeclioxis morales, et cela n'est que trop commun, la sensibilité

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Plexus gastrique in férieur. Les rameaux du plexus gastrique infiérieur qui accompagnent l'artère coro-; jiaire inférieure , ou la grande artère stomachique ^ sont remarquables j ils lui forment d'abord une esH pèce de gaine , et quelques-uns accompagnent ses aanieaux fort loin sur l'estomac , en se sous-diyiisant , et en se répandant sur sa grande convexité , et Iraême sur ses faces. On en voit qui se réunissent avec les nerfs dont nous avons parlé , et qui sont principalement fournis au bord supérieur de ce viscère et au cardia.

D'autres rameaux du plexus gastrique inférieur abandonnent l'artère coronaire inférieure, après lui avoir fourni quelques filets qui l'accompagnent , et se prolongent sur la région pilorique de l'estomac, où ils fournissent divers petits rameaux conjointement avec quelques-uns du plexus gastrique supérieur , et avec des rameaux du nerf vague droit.

Plexus hépatique . Du plexus commun ou solaire que nous avons déjà décrit , et dont la plupart des branches accompagnent d'abord le tronc de l'artère cœliaque , partent divers rameaux qui suivent l'artère hépatique , et semblent lui former une espèce de gaine plexiforrne , de laquelle résulte un petit plexus qui est d'abord placé au-dessus du bord supér rieur du pancréas, à côté du canal cholédoque, et

des nerfs de la région épigastrique , ceux du diaphragme , des muscles abdominaux , étant fortement excitée , ces muscles entrent dans une forte contraction , et le sang est refoulé vers le foie; d'où résulte un prompt engorgement de ses vaisseaux, de ceux de la veine-porte sur-tout , avec compression des canaux biliaires. Alors la bile, ne pouvant plus pénétrer ces canaux pour parvenir dans le duodénum par le canal cholédoque , ne reflue-t-elle pas dans le sang, et ne produit-elle pas ainsi la jaunisse avec plus ou moins d'intensité ?

338 ANATOMIE MÉDIGALE.

im peu au-dessus Ju tronc de la veine-porte. On voit des rameaux de ce plexus qui se prolongent et se perdent dans l'épiploon , et il en est qui se rendent au pilore et à l'intestin duodénum.

Cependant les nerfs du plexus hépatique , qui sont presque contigus à l'artère du même nom depuis sa sortie du tronc cœliaque , s'en écartent davantage lorsqu'ils sont parvenus près de l'entrée de cette artère dans le foie y et se réunissent assez visiblement en trois faisceaux qui prennent une direction bien "différenl;e ; deux vont vers la partie droite du foie, et l'un est antérieur à l'autre 5 le troisième faist:eau se poirte vers la partie gauche de ce viscère.

Le faisceau antérieur droit comprend six ou sep rameaux bien distincts , dont quelques-uns commu« niquent avec des rameaux du nerf vague droit. De cette réunion sortent des nerfs qui accompagnent; les artères du pilore , du duodénum , du pancréas,' et d'autres qui s'enfoncent dans le foie avec les ra-i 'meaux droits de l'artère hépatique. \

Le faisceau droit et postérieur du plexus hépa-) tique est formé de rameaux qui accompagnent la, "veine-porte , et plusieurs d'entre eux communiquent avec des rameaux du nerf vague droit , plus posté-' rieurs encore (jue ceux dont nous venons de parler. Quelques-uns de ces nerfs parviennent au foie , et le ï pénètrent par la fosse du conduit veineux près du pe-. ■ tit lobe 5 d'autres sont comme les satellites des ra- ■ 'jneaux de la veine-porte. Je les ai suivis très-loirui danslapropre substance du foie: j'en ai vu plusieurs^ qui se réunissoient entre eux j d'où résultoient quel-ljques gonflemensgangliformes qui n'ont point échappé ; aux recherches du célèbre pfaher. À

Le troisième faisceau du plexus hépatique parvient! au côté gauche du foie, et suit d'assez près les ra-

fin

DE LA NïVROLOOIEk 33^

ncflux eaticlies de la veine -porte dans ce viscère. 1 ai vu deux ou trois de ces iilets nerveux communi- [lier avec des filets que le nerf vague droit fournit k

L Lté partie du foie.

Tel est l'exposé succinct du plexus liépatique et les nerfs qu'il fournit au foie , qui sont , comme 3n voit , fort nombreux. Il faut encore faire menion de quelques autres nerfs qui parviennent à ce

iscère sous le petit lobe , et qui viennent directe-* ncnt de la convexité du ganglion droit semi4u- Kiire. J'ai souvent vu quatre rameaux , à peu de listance l'un de l'autre, de la partie convexe de :e ganglion , lesquels formoient un petit plexus pariculier j d'où provenoient quelques filets qui pénéroient le foie sous le petit lobe , et dont je n'ai pu uivre la marche dans le parenchyme de ce viscère Flexus spléiiique. Les nerfs dont le plexus splé* uque est formé, proviennent de la partie latérale gauche du plexus solaire , et du ganglion semi-lulaire gauche , ordinairement de son appendice fauche , près de l'extrémité du pancréas qui lui correspond ; quelques-uns de ces nerfs parviennent i la grosse tubérosité de l'estomac , et y fournissent Plusieurs rameaux. On y observe quelquefois bien namfestement un petit ganglion , duquel sortent )lusieurs petits nerfs qui se perdent dans les tu nques de l'estomac, et y forment un lé^er plexus j iion peut nommer le plexus gastrique inférieur

Le plus grand nombre des nerfs du plexus splé- |ue suivent l'artere de ce nom, et lui formant uup .pèce de ga ne, d'abord le long du pancréa.^ dans nie sinuosité pratiquée à sa partie supérieure et un - H postérieure , à laquelle les nerfs spléniques four^ .sent divers petits filets. quesiour-

Parvenus près dç la sinuosité de la rate , les nerfs

34o ANATOMIE MEDICALE,

du plexus splénique s'écartent les uns des autres, efj accompagnent d'assez près les branches de l'artère? du mâ:ne nom , en même temps qu'elles ]">énètrent la.i rate. J'en ai suivi plusieurs très-proi'ondément danss/ la substance de ce viscère.

Plexus rénaux. Les ganglions semi-lunaires four-nissent de chaque côté de leur pointe supérieures plusieur:. r;mieaux , desquels résulte un plexus trèsconsidérable , connu sous le nom de plexus ré— nul. A ces rameaux provenant du ganglion se mi-lunaire , se joignent ordinairement des rameauxc du nerf splanchnique : mais il y a à cet égardl une grande variété ; car si , dans quelques sujets,, les ganglions semi-lunaires paroissent former seulss les plexus rénaux , en d'autres les nerfs splancliniques concourent tant à leur formation , qu'ils? fournissent peut-être le tiers de leurs rameaux. C'estt ce dont nous nous sommes bien convaincus parn diverses dissections réitérées et faites avec soin (i). ,

(i) C'est par la communication des plexus gastriques aA'fc lesi plexus rénaux, qu'on peut rendre raison des Tomissemens qui sur**» viennent quelquefois à ceux qui ont les plus légères affections des B Teins. N'est-ce pas aussi par les communications des noifsde l'es^ tomac avec ceux des parties de la génération chez les femmes , qu''^ les vomisseinens surviennent , lorsque la sensibilité des nerfs de la i matrice est portée à un très -haut degré , au commencement des s grossesses, ou dans les jeunes filles qui ne sont pas encore réglées^', quoiqu'on âge de l'être , ou qui le sont mal , et encore ckez les « personnes de l'un et l'autre sexe qui se livrent à la masturbation??

Les tumeurs et engorgemens des testicubs cliez les hommes j, ou des ovaires cliez les femmes, donnent quelquefois lieu à des» vomissemens qu'on ne peut attribuer qu'à l'irritation des nerfs « spermatiques , qui se transmet à ceux des plexus rénaux , et bientôt t à ceux de l'estomac. Tous les nerfs des viscères du bas-ventre ont t une telle correspondance entre eux, que l'uffect ion des uns se fait t bientôt ressentir aux autres et à ceux encore du tronc et des extre- mités , comme on n'en a que de trop malheureux et de trop fréquens t exemples dans la colique des peintres j car, dans cette maladie, »

DE LA NKVROLOCIE.

Quelques anatomistes ont donné le nom de petit nerf splancJini que aux branches du çrand sympathique qui parviennent à ce plexus rénal, pour le distinguer de celui ou de ceux qui se rendent au j^anglion seini-huiaire : mais , comme nous l'avons déjà dit, ce second nerf splanchnique n'est pas constant, et, quand il existe , il n'est pas toujours le même , soit . jjour son origine, soit pour le nomijre, la grosseur et la direction des rameaux qui le forment. Quelquefois le dixième, le onzième et le douzième ganglion tliorachique fournissent encore un rameau chacun , lesquels , réunis dans la poitrine , forment ce petit jiorf splanchnique qui passe par une ouverture praticpiée dans le pilier du diaphragme, séparément de celle qui. donne passage au grand nerf splanchnique. Ce nerf reçoit dans le bas-ventre un ou deux rameaux idu sympathique, et fournit ensuite au plexus rénal , et même au petit ]^lexus qu'on trouve sur l'artère aorte, dont nous parlerons plus bas.

Les plexus rénaux, indépendamment des rameaux • du ganglion semi-lunaire et du petit nerf splanchnique dont nous venons de parler, reçoivent aussi directement des rameanx du grand sympathique abdominal ; ils sont ordinairement fournis par les premiers gaulons qui résultent de la commuidcation de ce nerf . ec les nerfs lombaires supérieurs. J'ai même vu des i rfs des plexus rénaux qui provenoient de la ijranche antérieure du premier nerf lombaire.

Plusieurs des filets nerveux des plexus rénaux se ])ortent aux capsules surrénales , et l'on en voit qui

plus que dans aucune autre, on voit la propagation du mal ilos intestins, du colon principalement, aux extrémités inférieures, presque toujours en ])remier lieu , et ensuite aux supérieures ) au Jiaphragme , au larynx, au ])harynx ; ce qui donne lieu à la paralysie et à l'atrophie des extrémités, à l'aphonie et à la dysi^'hagie , comme Dehaen et Camper roiit fort bien xemarqué.

remontent et qui se répandent sur les parties latérales ; du diaphragme (1)5 d'autres, qui sont bien plus nom- • breux, accompagnent les vaisseaux sanguins rénaux et les entourent diversement, en fournissant des filets . qui pénètrent la substance des reins. J'ai vu dans quelques-uns de ces nei fs de petits gonllemens gangliformesj leur nombre ne m'a pas paru toujours le • même. Il y en a un plus constant qui est plus gros ; que les autres : il est placé ordinairement vers le; côté inférieur et postérieur des vaisseaux rénaux,, très-près du rein.

C'est de ce ganglion que sortent plusieurs filets,, dont quelques-uns s'enfoncent dans la propre subs-tance du rein; d'autres se portent vers le cordon i spermatique, s'y répandent en se soudivisant, accompagnent ceux du plexus mésentérique, ceux fournis par le tronc sympathique abdominal, et ceux du,i ganglion mésocolique, qui forment, par leur réu-',nion , le plexus spermatique. Quelques-uns de cesis nerfs accompagnent le cordon spermatique cbez les; hommes, hors le bas- ventre, jusqu'aux testicules (a),'!

(O Cette communication des nerfs du diaphragme avec ceux» des plexus rénaux donne lieu sans doute au resserrement violenlj^ que les malades ressentent dans les hypochondres et dans Ifl^ région épigastrique , pendant les coliques néphrétiques. La conj traction violente du diaphragme produit l'extrême difiicuUé di respirer que les malades éprouvent.

(2) C'est par ces nerfs qu'on peut expliquer pourquoi, dan, les maladies douloureuses des reins, les testicules remontent vers * les anneaux , ou sç contournent dans les bourses, comme RioLinf l'a remarqué.

De la communication des nerfs spermatiques dans l'homme avet^ï les plexus rénaux et avec le plexus lombaire, il en résulte (jua^t lorsque les testicules sont irrités , enflammés , gonflés, les malade^Js éprouvent des douleurs aiguës ou gravatives dans la région de^ s lombes, et ipêrae que l'inflammation survient dans les viscère§^

ilans lesquels pénètrent quelques rameaux de ces nerfs, qu'il nous a été impossible de suivre bien avant dans ces organes, malgré nos recherches multipliées à cet égard : ces nerfs deviennent mous dans le testicule, ce qui empêche sans doute qu'on ne puisse les suivre plus loin.

Dans les femmes , ces nerfs accompagnent les vaisseaux artériels et veineux des ovaires j quelques-uns de ces nerfs pénètrent leur substance.

Plexus mésentérique supérieur. Le plexus mésentérique supérieur est plus inférieur que ceux que nous venons de décrire ; il est placé presqu'au milieu du bas-ventre, entre le pancréas et l'intestin duodénum, au-dessous du tronc de l'artère cœliaque, du plexus solaire, et des ganglions semi-lunaires. Il est unique , et il est formé de filets flexueux qui lui proviennent tant des ganglions serai - lunaires droit et gauche, que du plexus solaire, des plexus hépatique, splénique, et des plexus rénaux.

•Comme les plexus hépatique et splénique accompagnent les artères du même nom, de même le plexus mésentérique supérieur accomy3agne d'abord le tronc de l'artère mésentérique supérieure , et lui fournit une espèce de gaine jusqu'à ce qu'elle se divise en diverses branches. Le plexus se divise aussi, et fournit des nerfs qui suivent les branches de la mésentérique et se rendent aux intestins grêles. On peut observer dans le plexus mésentérique supérieur des nerfs qui en sortent et qui passent le long de l'extrémité droite du pancréas, et accompagnent un ou

abdominaux ; c'est ce qui est arrivé après l'oi>ération de la castration , lorsqu'on a lié le nerf sperniatiqiie avec les vaisseaux sanguins pourarréter riiémorragie. T.e j)rince Lani balle ayant été ainsi opéré de la castration , mourut quelque temps après , ayant éprouvé de vives douleurs dans la région des rciiis, des vomissemens et la

ter

deux rameaux artériels que l'artère mésentérique supérieure fournit aii duodénum. Ces iieriis m'ont paru constans ; ils proviénnent du plexus commnu mésentérique , avant (|u'ii fournisse aux intestins grêles. Ceux-là loiment aussi de petits plexus qui en accompagnent d'autres près des artères mésentériques : -on peut les suivre jusqu'aux intestins grêles et gros, et même jusfju à la tunique villeuse, pour jj se terminer aux papilles qu'on y observe.

Plexus mésentérique injerieur. Le plexus mésentérique inférieur est placé le long de l'aorte , auclessous du mésocolon ; ce qni a déterminé Haller à le nommer mésocolique : ce sont les trousseaux Un arrière- mésentériques de pyinslo'w ; c'est le plexus mésentérique inférieur de LAeutaud et de Sabatier.

Ces derniers anatomistes n'ayant pas regardé le plexus liypogastrique comme un plexus mésentérique, il en résulte qu'au lieu de trois plexus attribués au mésentère, comme Vieussens l'avolt l'ait, ils n'en \ admettent que deux, le supérieur et l'inférieur, et ils connoissent sous le nom <V hypoga s trique le plexus abdominal du bassin , que Vieussens avoit ' nomuié le plexus mésentérique inférieur ; dénomination qui n'est pas exacte, et que les savans ana-J tomistes modernes, que nous venons de nommer, ontî su éviter.

Quoi qu'il en soit de cette dénomination, le plexus . mésentérique inférieur est formé d'un assemblage de

fièvre lente. On trouva un abcès considérable dans la région du pancréas. Les femmes qui ont des engorgemens dans les ovaires ou dans les ligamens larges, dont la matrice est aussi alors quel- * quefois obstruée , éprouvent des tiraillemens dans la région , rénale, de même que les femmes grosses. Or, dans ces derniers cas, les douleurs sont quelquefois suivies de coliques violente*, | qui terminent par donner lieu aux fausses couches ou à un ao coucliement prématuré.

LA NÉVROLOGIE.

nerfs qui proviennent des ganglions semi-lunaires, ot principalement du ganglion gauche j ,du moins jions avons toujours yu un plus grand nombre de iieris qui venoient de ce ganglion , lesquels vont se répandre sur Taorte, et accorajDagnent ensuite J artère mésentérique inférieure, en s'étendant sur toutes ses branches en manière de gaine nerveuse (i), liiais qui n'est pas comparable, ajoute avec raison Lieutaud (2), à celle de la cœllaque et de la mésentérique supérieure. A ces nerls s'en joignent quelques autres qui. proviennent du plexus mésentérique su- ])érieur, et quekjues nerfs encore Iburnis par le tronc du grand sympathique. J'en ai vu qui pro venoient (les premiers ganglions lombaires, et même quelquefois des nerfs lombaires eux-mêmes.

Le plexus mésentérique inférieur répand ses ra- 7neaux au mésocolon 3 plnsieur-s parviennent au recnun, où ils se réunissent avec ceij^ du plexus liypo- ,astrique dont nous allons parler.

Flftxus h^po gastrique. Le plexus hypogastrique, ou le sous-mésentériquè de FFinslo w . est celui au- (juel Vieussens a sans raison donné le nom de mésentériq'ue inférieur. Ses rameaux ne se distribuent on aucune manière au raésenière. 11 est en partie îormé des trousseaux arrière-mésentériques , ou des nerfs qui accompagnent l'aorte, et dont plusieurs rameaux ont déjà concouru à l'armer le plexus mécntéri(|ue inférieur. Ces nerfs, parvenus vers l'angle Jormé par. les artères iliaques primitives, se réunissent ])lus particulièrement, et reçoivent des filets que le tronc du grand sympathique fournit vers les trois dernières vertèbres des lombes et les deux preny-ères

(1) Sabatier, Traité d'anatomie^ t. Il, p. 760.

(2) Anat. histor. t. I, p. 658.

ANATOMIE MÉDICAI.E,

pièces de l'os sacrum : ces filets sont inégaux en grosseur. En général , ils décroissent à proportion qu'ils sont inférieurs : leur: nombre n'est jms absolument le même 5 mais il y en a toujours de trois jusqu'à cinq : c'est par la réunion de tous ces nerfs que le plexus liypogastrique est formé.

Ce plexus se prolonge jusque vers le milieu de l'os* sacrum ; il reçoit des filets des nerfs sacrés , et fournit divers rameaux aux parties contenues dans le bassin, au rectum, à la vessie, à la matrice, au vagin chez les femmes, et aux vésicules séminales dan s l'homme (1). Tels sont les plexus du bas-ventre, et non pas dans un seul sujet, mais dans plusieurs;' de sorte que nous sommes assurés que ce que nous^ avons annoncé est le résultat de ce que les anatomistes pourront observer quand ils se livreront à de pareilles recherches. ' \

Suite de la description du grand sympathique dans ' lapoitruie et dans le bas-ventre. Je viens de décrire les rameaux du grand sympathique qui forment les plexus abdominaux , et j'ai , pour en donner une des- : cription suivie, suspendu celle du tronc de ce nerf. ' Le grand sympathique^ après qu'il a fourni les nerfs , splanchniques , devient très-grêle 5 et, parvenu vers la onzième vertèbre dorsale , il se porte obliquement, en descendant, de dehors en dedans, sur la face antérieure de la douzième vertèbre, passe à traver?/|

(1) C'est sans dvinte par ces nerfs qu'est établi ce cow^c/zjb* |1| si étendu dos parties de la génération avec la plupart de nos ^' oroanes, sur-tout avec le cerveau , dont les fonctions relatives aux^ affectons morales sont si souvent troublées pnr celles des parties de la génération ; c'est par ces nerfs et le\u-s communications réciproques qu'on peut expliquer les suites funestes de l'abus de l'acte vénérien , de la masturbation sur-tout , dans les deux sexes , comme les aliénations diverses de l'esprit et la perte do la mémoire^ etc.

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