COL'RS
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couverts d’un vernis irisé très-mince qui m’a paru métallique (1). Un très -petit nombre de débris de vases , ornés de figures en relief et formés dans des moules , m’ont offert la même couverte au cabinet de la ville du Mans, et je crois, à Angers, dans la collection de M. Grille.
poterie micacée. Une autre poterie qui imite la couleur bronzée, mais qui est bien différente de celle que je viens de mentionner présente une pâte grise remplie à dessein de petits grains de sable quartzeux , et sur la surface extérieure de laquelle on a appliqué des paillettes de mica pour lui donner une couleur bronzée ou cuivrée. Ce n’est pas sans étonnement que j’ai observé sur des morceaux déposés dans les musées de Tours et d’Orléans, cette couverte d’un nouveau genre qui devait, dans l’origine , produire un effet assez remarquable (2).
(1) M. Girardin , profesaenr de chimie A Rouen , se propose de faire l’analyee de ces poteries.
(a) On ne peut douter que le mica n’ait été appliqué avec soin après le moulage des vases ; car la terre qui les forme n’an contient point , et il est facile de dépouiller la poterie de son kiillant, en enlevant les paillettes de mica avec uii instrument.
d’antiquités monumentales. ai 5
Poterie rouge et grise sans couverte.
Ces poteries, assez légères et souvent travaillées avec soin , sont formées de terres fines dans lesquelles on a fait entrer des grains de sable; elles sont parfois ornées de guiliochis et de filets. J’ai trouvé des assiettes , des plats , des bouteilles et des vases de différentes formes de ces deux espèces de poterie dans tous les lieux où j’ai remarqué des traces d’habitations romaines.
Poteries grossières. Les amphores , les grands vases d’un usage habituel, tels que les terrines , les plats , jattes , cruches , bouteilles, etc. , etc. , ont été fabriqués avec une terre rouge , jaune, ou grise, peu différente de celle que je viens de mentionner, mais préparée avec moins de soin et toujours remplie à dessein de sable et de petits cailloux.
Les amphores ( pl. XXVIII, fig. 1-2 jetaient, comme vous le savez , de très-grands vases munis de deux anses , terminés par une base fort étroite et parfois pointue, qui ne pouvaient se tenir debout sans être engagés dans la terre et qui servaient à renfermer l’eau, le vin , l’huile et les autres liquides nécessaires
COURS
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à la vie(i). On en rencontre très-souvent de brisées ; il y en a d’entières dans les cabinets de Caen , du Mans , d’Orléans , d’Evreux , de Paris , etc., etc. Elles sont ordinairement faites en terre rouge ou jaunâtre ; je n’en ai point vu en terre grise.
Les vases figurés (pl. XXVIII, fig. 3-4), tantôt en terre rougeâtre , tantôt en terre grise , ressemblent beaucoup à ceux dont on se sert encore aujourd’hui et que l’on nomme terrines ; iis se rencontrent dans nos campagnes du Calvados partout où l’on trouve des tuiles et des vestiges d’habitations romaines.
(l) La mesure de capacité dont les écrivains romains font le plus souvent mention, est l’amphore ( AMPHORÀ ): ils l’appelaient aussi qo adh autal , ou cABoi , et les Grecs mitreta ou reremium ; cette mesure contenait a urnes, 3 rnodii , 8 eongii , 48 leectarii, ou sentiers, et 96 heminœ , ou eotylce ; mais l’amphore attique contenait a «rnœ et 7a seœtarii.
L’ampbore romaine équivalait à près de 36 litres ; le poids de l’eau de pluie qu’elle contenait peut 6tre évalué 4 J4 livres.
Un teætariui , sextier , contenait a hermines, !\ quartarii , 8 aeelabula, et la cyàthi. Toutes ces dénominations indiquaient la division de l’as romain; ainsi les coupes ( vel calices ) étaient appelées «s® (antes, quadrant et , trientee, selon le nombre de eyatki qu’elles contenaient
Un cyathui était la mesure de la liqneur qu'on pouvait avaler aisément d’un seul trait. Il contenait 4 ligules vel lingutes , ou eoehlearia, cuillerées, Columett. xu. ai. — P/i*. xx. S. — J/arliai. xiv. no. .
( t'oyez antiquité* romaines par A. Adam , recteur du grand eollègt d’Edimbourg. )
«'antiquités monumentales. 217
J’ai aussi remarqué assez fréquemment ( Jort , Orléans, Clinchamps, etc. , etc.jdes vases portés sur trois pieds, semblables à celui que vous voyez ( pl. XXVIII, fig. 5 ).Ces espèces de marmites sont presque toujours en terre grise; j’en ai vu qui avaient i5 pouces de diamètre et 7 pouces de hauteur : d’autres ne présentaient qu’un diamètre de 9 pouces sur une hauteur de 4 à 5 pouces.