‹ Cours d'antiquités monumentales professé à Caen (volume 2)Chapitre 42 sur 43 · CO N US · texte numérisé non relu

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dispersé (i Y Une grande partie des inscriptions a été publiée dans les recherches topographiques et historiques sur la Saintonge, par Bourignon , et dans le bel ouvrage de M. de Crazannes sur les monuments de Saintes.

Mukaielbs antiques du Mans. J’ai eu l'avantage d’examiner plusieurs fois l’enceinte antique de la ville du Mans, et j’ai reconnu l’exactitude des limites indiquées par M. Richelet, conservateur de la bibliothèque de cette ville (a). En commençant par la porte d’Anille située entre deux tours dont une seulement existe encore dans un jardin d'e l’ancien évêché, ces murailles descendaient en ligne droite vers la rivière pour reprendre l'alignement de la porte des- Pans-de-Gorron , détruite depuis quelquesannéesj elles s’étendaient ensuite dans lu rue des Chapelains et la rue de Gourdaine , jnsques dans la cour du Portail Sainte- Anne r

(i) Une grande quantité de ces précieux restes tarent, il y ■ ia ans, brisés et employés comme moellon! dans de nouveaux murs faits à l’hôpital, sans que les administrateurs de ia ville se soient opposés à cet acte de vandalisme. Quand j’ai visité Saintes, j’y ai remarqué dans plusieurs rues des têts de colonues employés à faire des bornes.

(a) Le Mans ancien et moderne, un volpme in-lS de aâo psges.

d’ ANTIQUITES MONUMENTALES. 3 $7

où elles formaient un angle pour aller rejoindre l’eglise de Saint-Pierre-de-la-Cour, et de là se diriger à travers une partie des dépendances de l’Hôtel-de- Ville; elles prenaient ensuite la rampe de la place des Jacobins pour gagner le point de départ, en passant sous les chapelles du chœur de la cathédrale (i).

D’après le plan tracé par M Richelet , cette enceinte en forme de carré long (pl. XXXII, fig. ia) présente un développement de 1,080 pieds sur 600 ; elle occupe un des points les plus élevés de la ville. J’ai figuré sur la pl. XX une partie des murailles qui bordent la rue de Gourdaine, et une des tours qui les garnis* sent, remarquables parles dessins symétriques résultant de la combinaison des pierres du revêtement qui sont de deux couleurs et rangées de manière à former des espèces de mosaïques. L’épaisseur des murs est de 11 pieds, comme àToursetà Orléans; elles reposent également sur des fondations formées de pierres volumineuses non cimentées dont quelques-unes ont été sculptées (a).

(1) Ouvrage cité page i»6.

(a) Essais historiques sur le Man», par M. Renouar , i" vol.

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