COURS
•Porte de France a Nismes. — La Porte de France , autre porte antique de Niâmes , beancoiq> moins intéressante, que la précédente , n’offre qu’une seule ouverture; elle est aussi ftanquéc de deux tours rondes, et surmontée d’un attique-orné de'quatre pilastres supportant un ^tablement. ''
. Indiquons encore rapidement ^quelques arcs de triomphe et quelques portes.
- — A Besançon , on voit un arc de triomphe percé d’une seule arcade ■, orné de baà-reliefs et de pilastres ioniques. : '
' — Langres possède aussi les débris d’un arc de triomphe , qui a été plusieurs fois décrit , notamment par Caylus (Antiq. t. 3. p. CXI V), et par M. De La Borde , dans ses Monuments de la France classés chronologiquement.
— L’art de triomphe de Carpentras, long-temps enclavé dans les murs de la cuisine de l’éréché , et qui vient d’étre dégagé et isolé , présente une façade décorée de pilastres cannelés , avec une seule arcade. Des colonnes occupaient les angles de l’édifice. Dans les petits cétés , on remarque des captifs surmontés de trophées. La partie supérieure du monument est détruite (i ).
■ (1) V. Millin , Toy«(çc dans le Midi de ia France , l. IV , et U'
d'antiquités monumentales. a55
—L’arc de triomphe de Cavaillon , figiicé par Millin et par Montfaucon , u’avail, comme le précédent , qu’une grande ouverture cintrée. Les deux côtés du cintVe sont décorés de vietoî^ rcs, tenant une palme d’une main, et de l’autre une couronne. L’archivolte et les pilastres qui supportent l’entablement , sont ornés de- rinceaux (i). ' ■ - ' ••
— A Cologne, j’ai trouvé , dans la cour chi Musée , une grande quantité de blpcs sculptés , dans lesquels on voit encore la trace des tenons qui servaient à les lier les uns aux autres. On reconnaît, parmi ces -morceaux., des portions de frise et de corniche ; et il paraît qu’ils proviennent d’une porte monumentale antique , qui existait à peu de distance de la cathédrale.
— En examinant les fragments de frises^et les autres blocs sculptés qui ont été incrustés daUs les murs de Narbonne , au temps dé François 1*'. , et qui proviennent évidemment de plusieurs grands monuments, ort ne peut güères douter que quelques-uns de ces moreeaux n’aient appartenu à des arés de triomphe , ou'à
pl. LXXI de l'alUi da même ouvrage.
(I) V.- l’allaa du voy. dana le Midi de la Fr., par Milliu,. flg. U, pl. LXXI. .
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dés portes dont cetto importante ville romaine dut être décorée (i).
—•A Périgueux , on remarque , parmi les nombreux fragments sculptés qui se rencontrent dans la Cité , des trophées , des débris de comiches , des casques , des boucliers , et d'autres bas-rebefs qui paraissent aussi avoir fait partie de la décoration d’un arc de triomphe, Il est même probable que 'ces débris ont appartenu à deux monuments de ce genre. Le style des moulures parait , d’après M. de Taillefert , se rapporter au siètde des Antonins»
. Il y avait aussi, dans* les murs de la ville , plusieurs portes de grand appareil , dont une
^1) Lorsqu'on .répara les murs de Narbonoe , sous François I". , Hingénieur chargé de-ce trarail rassembla tout ce qu’il put recueillir de baa-reliefs et d’inscriptions antiques , et rangés ces morceaux sur la même ligne , de manière i en former une espèce de Mae dans la muraille. Oo y voit des insctiptiona tumiilairea et des débris d’entablements doriquea ^ corinthiens , ioniques; des fragments de bss-reliefs, etc., .etc.
Lei^ ba.s-reliefs sont priuetpatement rsssemblés et groupés près des pertes de Is riHe. Ces curieux fragmenta, qui oatété soigneuseaeut étudiés par M. Domège, de Toulouse , doirent être décrits etfigurés par cet habile antiquiiire,dana son grand onrrage intitulé Archéologie Pyrénéenne. On rapporte qu’une partie de ces pierres sculptées 'prorient de la démolition d’une grosse tour , dans laquelle elles avaient été employées arec précaution, et de telle manière que la .face sculptée de ch ique bloc était retournée et cachée dans l’épaisseur, du mur.'
d’antiquités monumentales. a53
enclavée dans les murs antiques de la ville (i). Elle offre aussi dans ses ouvertures une disposition pareille ; car on y voit quatre portiques ; deux , d’égale grandeur , qui devaient servir au passage des chars , et deux autres plus petits pour les gens à pied (V. pi . XXXIX, fig. 4)- Une tête de taureau en demi-relief , sur laquelle s’appuie la saillie de l’entablement , surmonte chacun des deux cintres des grands portiques ; au-dessus des deux autres portes sont des niches , qui probablement contenaient des statnes.
Le monument est décoré dé quatre pilastres d’ordre corinthien , qui encadrent les deux petits passages ; les deux grandes portes sont séparées par une petite colonne ionique appuyée sur une console , à la naissance des arcs. Deux tours semi-circulaires flanquaient et protégeaient la porte. ,
On remarquait au-dessus de l’entablement, une inscription cpii a été plusieurs fois publiée et commentée.
(1) Cette porte fut décooTcrte en IC93 , en démolissant les murs du chiteau situé place des Carmes. ( V. Guide du Voyageur à Nismes ). Elle corri^onâait à la rue antique dont nons avons précédemment décrit le pavé et l’égout ( V. page 218).
COUKS,
Porte de France a Nismes. — ‘La Porte' Je France , autre porte antique de Nismes , beaucoup moins intéressante que la précédente , n’offre qu’une seule ouverture ; elle est aussi flanquée de deux tours rondes , et surmontée d'un ajtique orné de quatre pilastres supportant un entablement.
> Indiquons encore rapidement quelques arcs de triomphe et quelques portes.
Arc -DE Langres. — L’arc de triomphe de Lanj^'res qui paraît avoir été élevé du temps de l’empereur Marc-Aurèle , se trouve aujourd’hui enclavé dans la muraille du rempart , entre les portes du Marché et de St.-Didicr ; il a servi d’entrée à la ville , sous la domination romaine (i) , et je ne serais pas surpris qu’il y eût eu près de là un forum.
D’après la notice de M. Luchet , sur les monuments romains de Langres , notice dont j’ai pü reconnaître moi-mème l’exactitude , l’urc tel qu’il existe aujourd’hui est à peu près .complet sur la face extérieure, à l’exception de l’attique qui n’existe plus depuis un temps immémorial ; il est percé de ijcux arcades d’égale
(1)11 faisait face à la voie romaine qui je rendait de Langres an camp de Ste.-Geriqpine, près de Bar-sur-Aubr.
d’antiquités monumentales. . a55
Imutcur. La décoration sc composcjde cinq pilastres corinthiens dont deux à chaque extrémité et un dans le centre séparant les deux arcades. ’ T rois des chapiteaux sont bien conservés /celui du centre a été piqué au marteau et complètement cfiFacé ; un autre détruit en partie par l’ouverture d’un créneau. La frise était ornée d’ormures sculptécs en dcmî-rclicf et formait une suite continue de faisceaux où l’on remarque I surtout des boucliers de diverses formes ; toutes ces sculptures ont très-peu de saillie et sont tresfriistes. Dans la corniche on distingue à peine quelques rtiodillons Vnufilés , des oves et des denticules dont la découpure, ainsi que l’observe M. Luchet , est loin de la pureté et du relief des beaux temps du Haut-Empire.
« Ltfs arcades sont accompagnées d’archi- « voltcs unies bien nettes encore et d’ime belle «< exécution ( i ) , reposant sur des impostes pro- « filées du coté des pilastres comme à l’intérieur « des arcades ; ces impostes sont en outre sup- « portées sur une sorte de ,pied^roit ajant la « meme largeur que l’archivolte , mais dont la « saillie est peu sensible. Cette disposition in-
(1) CeS afchÎToltes reuemblent \ celles des portes 'romaines d’Antun.
M diquc encore une époque qui s'*écartc déilà « du beau style do Tart romain : une autre im- « poste profilée de chaqué' côté se -continue « entre les pilfistres. Les cannelures qui dé « corent CCS derniers sont pleines dans la partie « inférieure , et ad sont pas trcs-profondénicnt « senties. - '
« Le monyment repose sur un socle carré « supportant une base qui règne dans tout le « pourtoqr et sur laquelle sont indiquées Ica « saillies des pilastres et des pied-droits (i). » Les faces latérales de l’édifice , dont une est restée dégagée , portent les mêmes ornements que les faces principales ; on y voit deux pilastres semblables aux autres et formant retour siir les angles avec ceux des façades.
Le mouument était nécessairement frrminé par un attique qui portait peut-être une inscription. M. Luchet suppose que les pierres qui ont servi à murer les deux arcades proviennent de cet attique. Deux de ces pierres portent des lettres de o*". 2 3 de hauteur qui pourraient avoir fait partie de cette inscription. , '
L’appareil de l’arc-dc triomphe de Langres
(1) MéiooirR Rur Ici antiquités romaines.de Lanftrea , par M. Ludiet , arebiteete.
d’aïctiqoitês monumentales. 337
est d’une grahde fceaolé; on remarque 30 assises depuis l'a base jusqu’à la comiche (i).-
Cet arc a ëté figurë dànsCaylus, recueil d’antiquilës , t. lll*. , et dans l’ouvrage de JC De La Borde, sur les monuments de la France ( lo*. livraison)., r
Un autre arc de triomphe existait a Langrès, dans remplacement de l'a porte appelëelkmÿe- Porte ; on en voit encore quelques vestiges , et l’on peut reconnaître qu’il ëtail percé -de deux arcades d’égale hauteur, comme- Ife précédent, et orné de pilastres cannelés, distribués d'6 la même manière ; on voit encore en place , celui de ces pilastres qui divisait lès deux arcades , avec l’imposte , le pied-droit et le commencement des voussoirs de chaçuiic d’elles ; plusieurs fragments de la fnse employés iLins la construction du rempart voisin présentent même style et les mêmes sculptures que celles de la frise du premier arc (s)..
Ane DE Besançon.— Besançon possède un arc de triomphe bien autrement omc que ceux, de
(I) V. le tablean des dimensions da monument, dkns le mémoire de M. Luchet.
(1) En voyant les débris incrustés dans les remparts, quelques personnes ont pensé qu'il existait ii Lan);rcs un troisième arc de triomphe.
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Langres et qui doit appartenir à, une époque plus récente , à en juger par la profusion des 1 moulures* dont jl est couvert les colonnes d’ordrd^eçaiposite offrent des bas-reliefs séparés les uns des autres par des cercles qui divisent le fut en parties égales; une autre colonne est ornée de riqçeaux pu de moulures depuis l’astragale jusqu’à la base inclusivement ( V. pl-
XLII BIS, fig. 5 èt 6,).. .
. La décoration du reste de l’édifice répond à celle des colonnes' ces ornements trop nombreux ne Sont pas de très-bon goût ; maïs pour entrer- avec vous dans l’examen dé ces détails, il ,me faudrait des dessins. Le monument pris dans son ensemble est d’un bel effet ; il est percé d’une seule arcade fort élevée,, comme l’arc de Titus à Rome (i).
(1) L!irc »e trouve placé près de la cathédrale, à l’extrémité d*UDe Ttie , entre deux lignes de' maisons , dans lesquelles les deux faces Istéralcs sc trouvent engagées. \u Xll*. siècle la grande arcade avait été rétrécie au moyen d'un mur dans le* quel on avait incrusté lestigures symboliques des quatre Evangârstes , et la partie supéijeure de l'arc était surinuntée d’un bètiment qui servait de grenier aux ebsnoines. Ou a fait dis* paraître ce grossier remplissage , èt le côté droit de l'cdiflce qui se trouvait fort eodotmnagé a été presqu'entièrement reconstruit; ces restaurations, si elles ne sont pas çompictenaent satisfaisantes , ont au moins consolidé le monument et lui ont rendu sa forme première.
Deux ordres superposés de colonnes entre lesquelles se
n’ ANTIQUITÉS MONUMENTALES. ' aSf)
A.IÏC de Carfentras. — L’arc de triotriphe do Carpentras, long-temps enclavé dans les murs de la cuisine de l’évèché , et qui vient d’être dégage et isole , présente une façade décorée de pilastres cannelés, avec ime seule arcade. Des colonnes occupaient les angles de l'édifice. Dans les petits cèles , ôn remarque des captifs surmontés de trophées. La partie supérieure est détruite (i). ' .
Arc de CAVAitLOi^. — L’arc de triomplie de Cavaillou, figuré par.lVlillin et par Montfaucon , n’avait , con»mc le précédeirt , qu’une graiïde ouverture cintrée. Les deux côtés du cintre sont décorés de victoires , tenant une palme d’une main, et de l’autre une couronne. L’archivdlte
trouvaient des fltçurcs de haut relief , décoraient les façades de chaque cdté de l’arcade triomphale; les colonnes , du fdté droit, ont été refaites en entier vers la place; celles du cAté gauche sont anciennes : je crois toutefois que le fét de la dernière colonne à gauche a été- rétabli en partie véra le Xll* . siècle , peut-être è l’époque oh l’on rétrécit l’arcade triomphale. En effet , la base de cette colonne ne ressemble pas à celle des autres , il m'a semblé y distinguer sur le tore une de ces pattes , si communes au XII*. siècle. La partie basse da fdt, que je crois refaite , est d’ailleurs restée lisse et ne s’accorde pas atec la partie supérieure ni avec te chapiteau.
(I) V. Millin , voyage dans le Midi de la France , t. IV, et la pl. LX\I de l’atlas du même ouvrage.
coims
et les pilastres qui supportent rentaLlemcnt , sont ornés de rinceaux (i).
On peut affirmer que toutes les villes galloromaines de quelque importance ont été ornées de portes monumentales ou d'arcs de triomphe, dont il est facile encore de retrouver des débris.
— A Cologne, j’ai remarqué, dans la cour du Musée , une grande quantité de blocs sculptés , dans lesquels on voit la trace des tenons cpii servaient à les^dier les uns aux autres. On reconnaît , parmi ces morceaux , des portions de frise et de ccrhiche et ils ont fait partie d'aune porte monumentale antique , qui existait à peu de distance de la cathédrale.
— Eh examinant les fragments de frises , et les autres blocs sculptés qui ont été incrustés élans les murs de Narbonne , au temps de François I". , et qui proviennent évidemment de plusieurs grands monuments , on ne peut guères douter que quelques-uns de ces morceaux n’aient appartenu "à des arcs de triomphe , ou à -des portes dont cette importante ville romaine dut Être décorée (2).
(I) V. l'atlas du voy. dans Midi de la Fr. , par Millin , flg. U . pi. LXXI.
‘(2) Loraqu 'ou répara les murs de Narbonne, sous François
d’antiquités monumentales.
— ' A Périgueux , on remarque parmi les nombreux fragments sculptés qui se Rencontrent dans la Cité , des délnris de corniches des trophées, des casques , des boucliers , et d’autres bas-reliefs qui paraissent aussi avoir fait partie de la décoration d’un arc de triomphe. 11 est même probable que ces débris ont appartenu à trois monuments de ce genre. Le style , des moulures parait , d’après M, de Taillefer,, se rapporter au siècle des Antonins.
Suivant lui , le plus' intéressant de tous Ces fragments , est un tambour de colonne de deux pieds sur deux pieds deux pouces et demi de diamètre : une coquille termine par le bas chaque cannelure, et les arêtes de ces, canne-
I*'. , l'ingénieur chargé'^de ce travail raueniMa tout ce qu’il put recueillir de baa-rclief^ et d'inaériptions antiques , et rangea cea morceaux sur la même ligne , de manière ù en furiiier une espèce de frise dans ta muraille. Oi\ y «oit des inscriptions tumiilaires et des débris d’entablements 'doriques , corinthiens , ioniques; des fragments de bas-reliefs , etc. , etc.
Les bas-reliefs sont principalement rassemblés et groupés près des portes de la ville. Ces curieux fragmènts, qui ont été soigneusement étudiés par M. Dumège, de Toulouse, doivent être décrits et figurés par eet habile antiquaire, dans>;sun grand ouvrage intitulé Archéologie Pyrénéenne. On rapporte qu’une partie de ces pierres sculptées provient de la démolition d’une grosse tour , dans laquelle elles avaient été employéca avec précaution, et de telle manière que la face sculptée de chaque bloc était retournéè et cachée dans l’épaisseur du mur.
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lurcs sont décorées <lc j!;rains de chapelet ou de ]»erles. La partie inférieure du bloc représente des armes et des armures de toute espèce, sculptées en très-petit relieL Entre les cannelures et ceS Ornements est une plate-bande ou ceinture de 1 0 pouces 6 lignes de large , dans laquelle sont sculptés des Tritons conduisant et retenant des taureaux, et des chevaux marins entre lesquels semblent se jouer des danphins de différentes gramlcurs.
M. de Taillefer. conclut de ces sculptures , que l’arc de triomphe auquel elles ..avaient appartenu avait été érigé à . l’occasion d’’unc victoire navale. Nous avons vu que l’arc de triomphe d’ Orange (V. ce qui a été dit,p. 337) est également orné d’attributs maritimes ou fluviatiles (i). . .
Il J avait- aussi , dans les murs de la ville , plusieurs portes de grf.-nd appareil , dont une existe encore à ' peu de distance de l’ampliitliéâtr'e.
Celle qui précédait le temple de Mars dans les remparts de la Cité , a été restituée et figurée par M. dé Taillcfer , pl. XVI de son
(I) M. Mérimée, dans un oüvrage récrmment publié, pegan que ccanUributs pourraient bien rappdvr dr« combats sur. le Danulm et les victoires de Mjrç-Aiirèlc en Germanie.
d’antiquités monumentales. 263
ouvrage sur les Antiquités de Vcsone. Elli* n’avait qu’une ouverture cintrée entre <ler« tours semi-circulaires ornées de pilastres toscans -ou doriques, dont l’ enlacement se liait a celui de la porte (1). / ; , , ' '
—Sous Louis XIII , il existait à Arles uù arc de triomphe dont le cardinal de Richelieu avait fait faire qn dessin , il n’en- reste aucune trace, aujourd’hui (2). Des actes du XVI®. siccle font mention d’un autre arc de triomphe dans la même ville , dont les murailles d’enceinte étaient vraisemblablement- ornées de plusieurs portes monumentales.
— J’ai remarqué dans les curieuses galeries qui existent sous les murs d’enceinte de Tours formés de débris de gramls édifices et dans les murs de Sens , construits de mémo , des pierres sculptées qui m’ont paru provenir de monuments semblables (3).
Tous CCS faits prouventbjen, Messieurs, que les aresde triomphe ont été nombreux dans les villes
.<!) V. Ie< détails donnés dans le t. Il des antiq. de Vésone, p. 136 et suir.
(2) ' Cet arc, détruit en 1743, a été graré dans l’ourragc de
La Lanzière , pl. XV. *’ '•
(3) Je comptç retourner 4 Tours et à Sens 'pour étudier en detail et faire dessiner les nombreuses sculptures qui se trouTcnt enscTclies sous les anciens murs.
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de la Gaule , jusqu’à Tépoque où elles furent dépouillées de leurs ornements , et foreéés de sacrifier leurs plus belles constructions pour se défendre contre les invasions et le pillage. Alors , au lieu de ces portes en grand appareil , si riches de sculptures, on vit.s’éhîver des portes en petit appareil , dans lesquelles les chaînes de briques , disposées eh cordons , ‘ remplacèrent les moulures efe l’entablenient , et encadrèrent Içs archivoltes des cintres en guise’ de cymaises. '11 reste qiiclques-unes de ces portes dans nos enceintes murales de petit appareil (Sens, le Mans, etc.) ; mais nous ne croyons pas devoir les décrire ici , quoiqu’elles aient aussi leur genre , d’intérêt , parce qu’elles s’éloignent trop des arcs de triomphe et des portes monumentales , qui font l’objet de notre conférence de ce jour.
D’après l’examen que nous venons de faire , les aresde triomphe les plus complets et les plus beaux d’cfict , présentaient une gronde arcade centrale entre deux arcades plus petites . comme ceux d’Orange , de Keims , etc.
D’autres n’avaient qu’une grande ouverture cintrée, comme ceux de Saint-Rcmy , de Cavaillon , de Besançon , de Carpentras cl de Saint-Chamas.
d’antiquités monumentales. 265
EliGn nous avons vu plusieurs arcs de triomphe percés de deux portes d’un égal diamètKç; ^ce sont ceux de Saintes , de Langrcs et de Trêves.
Il y a lieu de croire que cette ordonnance a été motivée par des circonstances particulières , telles que la position de l’un de ces arcs à l’ex- ^ trémité d’un pont donmnt accès à une^ ville populeuse ( Saintes ) , et la position des autres.à l’extrémité des rues les plus fréquentées de Trêves et de Langrcs (1). Il était nécessaire sans doute que deux portes existassent sur ces différents points , l’une pour les chars entrant dans ces villes , l’autre pour ceux qui en sortaient.
Ce motif me paraît d’autant plus probable , que les portes de ville qui étaient enclavées dans les murs d’enceinte , et sous lesquelles il fallait nécessairement passer pour arriver aux principales rues , à l’extrémité desquelles se trouvaient toujours ces monuments , présentent
(1) L’arc de tiioropbe de Trêves formait la principale i^sue par où l'ou sortait de relie ville pour aller à Cologne, à Mayence et sur les bords du Rhin. Du re.ste , ce monument sort, comme Je l’ai déjà dit , île la classe ordinaire des arcs de triomphe. Il date vraisemblablement du temps de Constantin, on y voit comme dans les portes de ville deux toiirs^uii-circolaires du rAtë (le Is campagne, et il offre autant et plus de rapportsavec cctles-ei qu’avec Icsarcs de triomphe proprement dits.
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souvent ces deux ouvertures parallèles ; nous les avons vues dans -les portes d’Arrou- et de Saint-André à Autun , dans celle d’Auguste à Nismes , qui toutes trois faisaient face à des rues principales et tres-fréquentées (i).
D’après çes inductions d’ailleurs assez naturelles nous pouvons admettre' que , dans les villes populeuses (a) i les arcs à une seule ouverture sans portes latérales devient -être placés dans des lieux pcïl rréquentes par les chars i effectivement nous avons vu que l’arc de Besançon , à une seule arcade-, était au pied d’une montagne sur laqpieUe les chars ne devaient pas monter sans difficulté et qu’ils parcouraient vraisemblablement beaucoup moins que les parties basses de la ville antique.
(1) Dans les portes d’Arrou et de St.>Audré A Autun., on a ru qu*indépendaminpDt des deux grandes ouvertures parallèles , IL; avait deux portes plus petites pour les piétonq., correspondant A des trottojrs,
(2) On, conçoit que dans des villes de peu d'importance les arcs à une srnie onverture pouraient offrir assez d’espace pour Ja circulation, queile que fût la place qu’ils occupaient.
d’antiquités MONUMENTAtES.