CHAPITRE VI
Objet du cliapitre. — Places publiques des Tilles galloromaines ou fora. — Elles étaient garnies de portiques.- - Disposition de ces derniers , leur magnificence dans cer- • ' taincs villes. — Fora d’Arles, d’Orange, d’Aveiicbes , ^ de Vienne, de Besançon et de quelques autres cités galloromaines. — Des basiliques, leur usage, leur forme et leur proximité des places publiques ou Jord. Détails donnés par Vitruve sur la basilique qu’il av^it construite à Fano. — Vestiges de basiliques dans quelques villes de France. — Un mot sur certains édifices d’utilité publique antres que les basiliques. — . Les palais , leur analogie avec les grandes maisons privées. — Leurs accessoires et. leur magnificence. — Plaa du palais des Empereurs à Lyon , levé par M. Artaud. — Autres palais. — Palais de Constantin à Trêves et à 'Arles.
J’ai à vous entretenir à présent des portiques des places publiques; des basiliques , édifices adjacents qui en étaient en quelque sorte une dépendance ; des palais , qui eux-mêmes étaient ordinairement précédés de places et de
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portiques plus ou moins vastes ; et de quelques autres grands édifices d'’utilité publique.
POBTIQITE8 DES PLACES t>DBLIQDES.
Alexandre Adam , dans son savant ouvrage sür les antiquités romaines , que j‘’ai, souvent eu occasion de citer, décrit les places publiques ou fora des Romains et le système de décoration qui avait prévalu pour elles. Le forum était ordinairement, comme il le dit, une place assez vaste où se tenaient les assemblées du peuple , où l’on rendait la justice et où l’on traitait des alfijircs publiques. 11 était environné de portiques , d’édifices et de boutiques. Certaines locutions latines indiquent clairement la diversité des usages auxquels il ' était alîecté. Ainsi , ratio peeuniarum , quæ in fôro versatur , affaires financières ; fidem de foro tollere , détruire le crédit public ; in foro versari, commercer; foro cedere , faire banqueroute ; in forO esse , être engagé dans les affaires de l’Etat ; fori tabes , la fureur de la chicane , etc. , etc.
Les portiques ou arcades qui environnaient les places pübliques étaient portés sur des pilastres ou des colonnes et quelquefois ornés de
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statues: Us prenaient orclihairëment les nom»' des édifices auxquels ils étaient joints , comoie porticus'^ Concordiœ , Apollints., Quirini , Herculis , Theatri , Circi' ; Amphitheatri , etc. ou celui des personnes, qui les avaient fait élever, comme porticua Pompeia , Livia% Octavia, Agrippée , etc. Ils servaient d’abris aux passants et l’on pouvait s’y promener à couvert. Les marchands y étalaient quelquefois leurs marchandises (i).' '
Dans lesvillesd’une importance médiocre, où les portiques n’étaient pas multipliés comme à Rome, ils SC trouvaient principalement près des grands monuments publics, tels que les -théâtres , les thermes , les palais , les temples, etc., etc.. Ainsi l’on plaçait assez souvent des portiques derrière la scène des théâtres, afin que, dit Vitruve , quand il survenait inopinément de la pluie pendant le spectacle , le peuple pût s’y réfugier (a). L’architecte romain conseille de faire CCS portiques doubles ou à deux rangs de colonnes; il indique l’ordre dorique comme le
(1) I,«g auteurs' y récitaient aussi leurs ourrages , .et les philosophes y discutaient. ■
(?) Post scenam {>orticus suht constitue'nd» , uti cum imbtvs repentinè ludos interpellaTerint , habeat populus,quô se rrcipiat CK tbeatro.
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meilleur pour les colonnes et rentablemenl extérieurs, et l’ordre ionique ou le corinlhicnponr les colonnes du . second rang qui devaient être plus hautes que les autres ; il dit aussi que la largeur des .portiques , lorsqu’ils avaient ainsi deux rangs de colonnes, devait être égale à deux fois la hauleurtles colonnes dQrlques(i); eufin il indique, comme je l’ai dit précédemment (ch.
pag* ïi, note seconde), pour le dorique appliqué à ce genre d’édifices , des proportions tfiffeTcntcs de celles du dorique usité pour les temples- (2). "
Les portiques ordinaires n’avaient bien souvent qu’un rang de colonnes.
(1) Circaiheatra sunt pprticus et ambulationes , quæ^identur ila oportere collocari ut) duplioes aint , halieaiitqwe exteriarea 'columnaa dorirat. cura epUliliia et oroamentis, ex rali ODC niodulationia doricæ perfectaa. Latitudinea autem rarum ilà.oporfcre 6eri «ideolur , ati quaata aliiiudine calumnK fuertnt exteriorea , tantam latitudioem babeant ah iaferiore parte columnarutn extremarum ad médias et k medUois ad parietea r qui includunt porticas ambulationes. MediailK aatem colamuæ quints patte sttiorea sist quini ex* iériorea , sed aut^ioniep aut cotinthio genere deformentur. Coiumnarum aiitem proporiionet et^ simetrie , npn crunt iisdem raiioaibus, quibus in ædibua ^cris acripai. — Vil. , arch. , lib. V , chap. i.
(2) Qiisiorze medulea pour le'f&t de la oolonae.et !uu module pour \e obapiteau , ce qui-, it on module près, donne tes dimeoaiona de noire dorique moderne.
d’antiquités monumentales. 371
La forme des places ou fora était' celle d’un carré long. Vitruve veut qu’eljes- aient un tièw en étendue surunsens de plus que sur l’autre (i).
Les portiques ïfvaient souvrtit deux étages ou deux ordres de colonnes * et l’architecte romain prescrit de feârè les colonnesdu secondétagcd^ quart moins fortes que celles du premier (3^.'
Le forum de Pompéi conservé presque intact sous les cendres , pendant tant de .siècles , et qui est complètement déblayé , montre mieux que toutes les descriptions la disposition des portiques et des monuments' groupés aiitôur dé la place publique. Je ,vous présente le plan de ce forum etjalusieurs vues des constructions qui l’entouf^&nt.
(1) Latitado avtem ita finiatur «ti longttiido fs trea jiartel cum dtTîaa fderit, ex hia duo; partea et dentnr. — Vit. , lib. V.cbap. I.
(X) Vitruve notire cette preacription sur la néçeaailé de se conlornier aux lois de la nature, qui veulent que la tige dea arbres ait d’autant moins de diamètre ' qa’eHe s’éloigne plus de la terre. '
Columnæ superiores quartA parte minores, .qutra inferiorea sont constttuendæ i propterea quàd oneri ferendo qute.sunt inferiola flriaiora debent este, quàm soperiota. Non minus quod etiàm nascentium opurtet ' imiuri naturam ut in arboribus teretibns , abiete, oupretso , pinu è quibus ^ulla Wb crassior est ab radieibus,- deindè crescendo progre^tur In altitudinsm , naturali codtractnra perarquata nateens ad cacumen. — vit. , liv. v, cbap. i".
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" Comme vous le voyc* par ce plan et ces esquisses, le forom jde Pompéi présentait un carré fort allongé, à*rextrémité duquel s’’élevait un temple de Jupiter. Sur l’urt des grands côtés , dferrière les portiques se trouvaient une basilique et un autre témplc que l’on croit avoir été dédié à Bacchus DU à Vénus.
• Sur le côté opposé on voit les restes d’une autre basilique terminée par desapsides, et qui, sclon^lqute apparence, scrvaitde tribunal ; un temple de Merciire, plusieurs autres édifices, etc . Des -arcs de triomphé ornaient les extrémités de là place ^i). -,
A Home , on voit les restés du forum Romaniim, aujourd’hui le Campo V acetnio, celles du forum de T rajan ét de quelques autres ; mais i l «’entre-pas dans notre plan,. vous le savez , Messieurs , de faire d’excursions hors les limites dc^rançiennc Gaule , et je n’ai cité le forum de Pompei que pour offrir un type qui pût vmis aider à reconnaître les faibles vestiges qui
(t)'IiM.Tnes ptéaentéra pxr M. d« Canmont A aej «n^itrurs •raiKiit été tirées de l’ourraftc imprimé en 1818, chez M. DiiloT, el tnliluté : ' rfei ruines de Pompéi , publiées 'd'après l'rmyrage imprimé à Londres en 1819 : on d'ü pu en rooséanence' reproduire ici ce* . riies ; • nous- ne pouroos qnè rentoyer tes lecteur.* i l'ouvrage ij|ue nous Tenons de ciiçr et qui «St d’ailleurs très- répandu.
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rCvSlciit chez nous de ces monumenls.' Je passe à rindication de qnelqnes-unés de 'ces ruines.
Forum o’’i\>RLES. « Le forum d’Arles ,• dit « M. Jacquemin , formait uncaiTC long de go « mètres de ^rgeur , sur 4^ de profondeur. Un « portique composé d’une double 'galerie cou- «. verte, lacpelle était ornée d’un entîlbleiAent « d’une grande simplicité , l’entourait tout « entier et “^régularisait ainsi ses quatre faces. « Au râjjport de Sidoine Apollinaire , qui écri- « vait an cinquième siècle , et qni^ était venu à « Arles à la suite de l’empcrènrlfajorien ,-le a forum d’Arles était orné de statues, bordé de <(' riches colonnades et cette quantité prodi- « gieuse de bases, de chapiteaux et de fûts de « marbre et de granit qu’on trouve à chaque c< coin de rue , peuvent en être regardés comme « les restes. C’est du forum qu’étaient venues (( sans doute les deux statues d’Auguste , que le « chevalier de Romiieu dit avoir vu servir pen* « dant long-temps de montoir près de l’auberge 'duSauvage ; et cette autre de l’empereur Adrien <? qui fut- donnée au grand prieur de France , «, M.Françoisde Lorraine. C’étaitprobablement (c au forum que les Arlésiens avaient p^cé la w statue qu’ils élevèrent à Recilius Titius
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« Ppittpeianas leur protecteur, et dont le pié- « destal est anjourd'^hm conserrë dans le Musée , « avec rînsertption cpii fait foi de la reconnaistt senc*. de nos -pères. . ’ ■ '*
« Ce devait être alors que bien belle chose M , que le forum' de notre ville , avec son peuple « de statués^ et sa forêt de colonnes , vu à trau vers les cintres élevés de sa doublé galerie. « Placé' dans le quartier le plus central ", le « -plus riche et le. plus fréquenté'de la eité , « les vastes magasins ouverts çous ses por- « tiques senraient d’entrepôt aux produits les «- plus' précieux de rindustrie nationale et « . étrangère. C’eslde la que sortaient , pour se ««répandre partout où le bon goût et leluxe « avaiént pénétré , les riches broderies d’or , « d'argent et de'soie , les ouvrages d’orfèvrerie « et les armes, si renommées que nos ateliers « étaient en possession de fournir à toute l’Ita- « hé» Tout ee qui avoisinait le forum, était « monumental et magnifique. C’était le palais « impérial avec sa façade de marbre et ses «) fontaines jaillissantes , les deux temples « d’-j^LUguste et de Minerve , le prétendu mo- «- nnmént des Constantin , le théâtre , le palais « prétoire et les thermes , .dont l’emplace- M mWt ne nous est pas connu , mais qui né « devaient pas être éloignés de là.
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« (^)ue reste-l-il aujourcriiui de toutes ces li- « cliesscsP Temples et palais , ,p<^ulation et c< industrie, tout a disparu; et le forum,' ente seveli sous 1 5 pieds de terre, nous lais^ à « peine l’espëranfce de le voir rèvivre , an jour. « Néanmoins , quand on vient à parcourir: ces « galeries enfouies , ees promenoirs à moitié U eomblés et fermés de loin -en loin par' les K murs de cléture que les propriétaires ont « élevés pour s’isoler de leurs voisins , On se « prend à regretter qu’il soit si difficile de re- « mettre en lumière un édifice aussi entier. Le « déblaiement de la partie intérieure du porti- « que , fait avec l’autoiisation et le concours « des personnes dont les caves s’étendent jusr « que-là , serait un travail aussi glorieux pour <( radministratîon que profitable pour le « pays. »
Les débris des arcades du forum ^ d’Âjrlçs sont, comme le dit M. Jac^uemin , ensevelis dans des caves où je les-ai vus moi-ménte. La Lauzicre cpii en avait fait des thermes , les a figurées dans son ouvrage.
Nous avons dit que dans beaucoup de villes le forum , la basilique , les thermes, été., étaient réunis; d’après ce qui précède il en était ainsi à Arles. M. Estrai^iii supjiosc que les ruines ro-
marnes que Ton voit dans les caves et la grande cour du collège , sont celles de la basilique attenant au forum (i). Les vestiges d’bypocaustes découverts sur la place de l’hôtel-de-ville ; tout près du forum , portent à croire que là se trouvaient les thermes. . . ■ -
Forum d’Orange. La place publique que l’on voit derrière la Scène du théâtre d’Orange , était le forum de cette ville si intéressante par ses ruines antiques. Il se trouvait ainsi dans la position que Vitruve recommande, et au centre des principaux monuments de la ville ; car le . cirque qui était accolé au théâtre et se prolongeait beaucoup plu.8 loin que la scène de celui-ci, formait aussi un des côtés du forum. 11 est probable qu’une barilique , un temple ou quelques édifices publics bordaient les deux autres côtëa de ce forum. : • ' • ' ,
■ Forum d’Avenciies. On voit à Avenches , V ancien Aventteum Uelvetiorum (2) , près le
,(I/Dmnont et quelques antiquaires , d’.aprèg lui, avaient fait de ces ruines un panthéon ; mais , d’après M. Estrangin , rie» ne justifie reite altril)i.tion.
(5)Je ne peux que recommander aux arch^logtiea,To;ageurs de «laiter la ville d’Avcnches : ils y verront, outre des débris
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lac Moral en Suisse , Templacismejat d’un forum dont un des pilastres orné de colonnes engagées est encore debput.- La colonne quu décore la face principale du pilastre, a Z'] pieds de hauteur y compris un fragment d’entablement qui ' la surmonte, 3 pieds ip dediamètre, et environ 2 pieds de saillie ; elle est d’ordre Corinthien , sans piédestal. La figure i , pl. XL; vous montre que l’une des parois latérales du massif (X) était décorée d’un pilastre cannelé surmonté d’un chapiteau corinthien ; au lieu qîiedu côlé opposé (B), une colonne secondaire s’élevant à moitié de la hauteur de la colonne de face portait uneimposte et vraisemblablement uh cintre dont on voit encore quelques arrachements et que j’ai
d'arobitecture très-intér£tsanU , d€s Ihermcs dés arènes , un ihéiktrc eCunc vastc-cnceintc de iiiuraltles pre'sque complète qui a pins d’une lieue de tour. Ces murs s’élèvent encore à là pieds de hauteur dans plusieurs endroits, et leur ëpaisseùr la plus ordinaire est de 4 à 5 pieds ; ils sont en muelliiu , sans (haines de briques. La ville actuelle qui compte è peine 1.500 habitants n'occupe pas la dixième partie de cette enceinte. La partie du territoire enclos de murs, dans laquelle on découvre le plus de débris, est celle qui s’incline vers le lac, Morat , i partir de la ville actuelle et du tbéètre ; plusieurs mosaïques y oni été trouvées ainsi qu’une prodigieuse quantité de placageÿ en marbre , des peintures à fresque , des briques, des fragments de colonnes , etc. On y voit ’çn place une musaüiue que le propriétaire a eu soin de faire couvrir d’un pavillon.
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iiidiqoc par la ïiigne ponctuée c (i)< Pour m'expliquer cçtte disposition , j'ai pensé qu'au milieu des arcs de la dimension de celui que j’indique par la ligne ponctuée c c , il se trouvait dans le portique » une ouplnsieursouvertures plus ' •
élevées.. Peut-être même celle que nous révèle romementàtion de la paroi A , a telle été motivée par l’exi'stcnce d'une rue qui donnait de ce oêté accès au forum. La dispositi<Mi<les lieux et dès ruines environnantes rend , je crois , cette supposition ^missifalc : en tous cas je pc pense pas qu'il soit possible , de regarder', cette colonne comme ayant appartenu à un arc de triomphe composé de trois portes, et dj»nt la grande arcade aurait été décorée intérieurement par le pilastre corinthien A. Le. diamètre du pilier, qui n'est que de 3 pieds ip , en laissant de cêté la saillie ilupibstrc A et de la colonne '
B , ne permet guère de s'arrêter à celte idée , à moins de . supposer à l'ccKficc une maigreur
(I) PDur mieux faire comprendre la diapoaitioo des arcades du portique, j'ai dessiné' te pHastre pris de côté, en B. On *<>it dans ce dessin , reproduit pl. XL, flg. 1, les moulures qui Ornaient le ni.àMif foroiant Jalon derrière les colonnes de tire et qui- supportait probshieuicnl le cintre nii ta «o6te du ptirtiipie , dont |’indique. la courbure présumée par tes points ôô.
d’ahtiquités mowijmemtai.es. 37g
qnc les moiraments connus de même genre ne noos ont. point présentée. Tout , au contraire , me paraît annoncer un portique ; et les min*s de fondation dont j'’ai tracé le plan à Tue d’oeil , pl.' XL , fig. 3 , et' sur lesquels repose la colonne de marbre qui nous occupe , forment, un carré à angles droits qui annoncent l’extrémité d’un forum. Ajoutons qu’èn face de ce carré se trouve un théâtre dont ^ la scène devait être adossée aux portiques , en regard de ceux dont je décris les vestiges.
'Des c'emstmetions dans lesquelles M. Tingénieur Dolejre a cru reconnaître des thermes « existaient sur l’un des. grands côtés de la placc(i)' ; elle devait être bordée de plusieurs autres monuments qpi n’ont pas laisse de vestiges apparents. „ ' '
Quoi qn,’il en soit , la colonne en marbre qut nous reste du forum tFAvénehes suffit pour donner une haute idée de sa magnificence. Jæ» débris de statues en pieiTd et en bronze qu’on voit au musée de la ville , déjà riche en nior-
(t) On voit à Avenchea un autre bain trét*curieux dont les baignoires revêtues- de iXaeages en marbre reposent sur des bypuesustes. Il seÿair à dd'sirer que l'caplDraliqii de cc bain , découvert depuis long-tcups , fût enfln terminée et qu'on en publiit nii.*plsn et une bonne description.
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ccaui de sculpture et d’architecture- (i) , permettent de supposer quede forum était décoré de' statues comme celui d’Arles (2).
Forum DE Trajan a Lyon. D’après le beau plan de Lyon antique dressé parMftL Artaud et Çhenavard (3) , un forum entouré de portiques
XI) Cemuséo a été formé par Ica soina de M. de Dompierre de Paterne, et de quelqueahaliilaota d'Arrochea. C’eat un dra p’uâ iotéressanta que t'aie rencoatréa.
(2) II eat difficile de ae prononcer aur l’âge du fo/um'd’A- «enchea,en préaence du peu qui en rcatei mais en considérant U-s frises , les cornicliês et les débris épars à Areiiehea ou déposés dans le musée i^u'on Vient d'y former , )o suis porté A croire que la plupart des monumenta de la ville n'éiaient paa antérieurs au temps des Antdnius : j’ai loénie repiarqué des colonnes dont les bases chargées' de moulures , comme' celles do l’ar: de triomphe' de' Busanpon et de ,quelqiiea-unea que l'on voit â Périgueux , annoncent une éimquc moins ancienne. ‘
J'ai trouvé dans re musée une très-grande qyantité de placagçÿ brisés, en marbre bisnc, couverts de lettres , et dont l’asscfliMage a dû former une très-longue inscription. Je anppose qne ces placages étaient appliqués en revêtement sur les murs de quelque, édifice public; peut-être était-cü une .ordonnance de police ou quelque inslrnction à laquelle il fallait donner une grande publicité : il serait très-intéressant de voir si ces fragments pourraient s’adapter les uns aux autres,- afin de lire nu moins quelques lignes de l'iiiscrip» .tiop. Hais elle est si longue et les fragments très-nombreux ont été .si loDg-temps disséminés dans la terre , qu’il u’est pas probable qiiei’on puisse jamais la recuit sir il ire en entier.
(.2) Ce plan encore inédit et fort curieux 'est déposé à la bibliolbèquc de l'iosiitut. ‘ ‘ '