‹ Cours d'arboricultureChapitre 25 sur 83 · RESTAURATION DES POIRIERS · texte numérisé non relu

RESTAURATION DES POIRIERS

11 n'existe aujourd'hui qu'un bien petit nombre de poiriers qui soient traités avec les soins que nous venons d'indiquer. Il ne faut donc pas s'étonner si beaucoup d'entre eux ne donnent pas tous les produits qu'on pourrait en obtenir. Est-ce à dire qu'on doive les remplacer par une nouvelle , plantation? Nous devons reconnaître qu'il est possible, à l'aide de certaines opérations, de rendre à la plupart d'entre eux, sinon une forme parfaitement symétrique, du moins une disposition assez régulière et toute la fertilité dont ils sont susceptibles. Voyons d'abord ce que l'on peut tenter dans ce but pour les ai'bres en espalier.

Arbres en espalier, — Si les poiriers à restaurer, quel que soit d'ailleurs leur âge, sont encore assez vigoureux et qu'ils ne présentent aucune forme régulière, on cherche parmi les diverses ramifications de la base les trois plus convenables pour former l'origine d'une palmette Verrier (page 143). L'une, celle du centre, formera la tige ; les deux autres, até-

raies, donneront lieu aux deux premières branches sousmères. Toutes les autres branches seront complètement suppràmées. La tige centrale est coupée. immédiatement au-dessus du point où doit naître le second étage de branches sousmères, et les deux branches latérales -sont taillées sur mie longueur de O'^^SO environ. On applique, ensuite à cet arbre les soins prescrits soit pour former les palmettes, soit pour obtenir et entretenir les rameaux à fruits. - Si, au lieu de, trouver, à la base de ces arbres, les trois branches dont on a besoin pour former une palmette Verrier, on n'en trouve que deux, par exemple, à peu près d'égale force, on pourra imposer à ces arbres la forme en palmette le Berri/aislV, le chap. du Pécher). Pour cela, on recèpe ces deux branches à environ 0"%30 du sol, afin de faire développer à chacune d'elles les deux bourgeons qui doivent servir à commencer la charpente de la palmette à double tige. Les autres branchés sont supprimées. .

Si, enfin, la disposition des branches inférieures ne se prêtait à l'adoption d'aucune de ces formes, on couperait l'arbre à 0™,30 du sol, pour obtenir du tronçon de tige conservé trois bourgeons destinés à commencer une palmette Verrier.

Dans ces diverses circonstances, on voit naître sur les tronçons de branches conservées après le recepage, et cela dès le commencement du mois de mai, un grand nombre' de bourgeons. Tous ces bourgeons sont conservés jusqu'à ce qu'ils aient atteint une longueur d'environ 0"si5. Alors on les supprime tous, moins ceux nécessaires à la nouvelle charpente. •Si l'arbre à restaurer appartient à une mauvaise variété, on profiterait de cette opération pour remplacer cette variété par une autre au moyen de la greffe en couronne. Les greffons seront placés sur les tronçons de branches conservés, et ce sont eux qui serviront à constituer là nouvelle charpente.

Parfois les poiriers présentent une charpente à peu près régulière; mais les branches sous-mères sont plus ou moins dégarnies de rameaux à fruit, ou bien elles sont couvertes de nodosités qui ne produisent chaque année que des bourgeons vigoureux. Deux causes principales nuisent à la formation des rameaux à fruit dans les arbres soumis au traitement encore le plus Usité aujourd'hui pour les arbres en espalier : c'est

d*abord le mode de taille des proioDgements successifs des branches sous-mères, eè celui des rameaux que portent ces branches. Les rameaux de prolongement sont taillés beaucoup trop courts. On les coupe en A (fig. 167) au lieu de les tailler en B. Il en résulte que Faction de la sève, concentrée sur un très-petit nombre de boutons, les fait se développer en bourgeons vigoureux qu'il est presque impossible de transformer en rameaux à fruit. Une partie de l'action de la sève, ainsi concentrée vers la base de chaque branche, vient également paralyser les efforts que Ton a faits pour mettre à fruit les

Fig. 167. Branche d'an poirier mal taillé.

rameaux latéraux développés les années précédentes. D'un autre côté, les soins que l'on donne à ces diverses productions pour les transformer en rameaux à fruit sont loin d'être les plus convenables. En effet, lorsque ces bourgeons vigoureux commencent à se développer, on ne met aucun obstacle à leur allongement; on ne pratique pas le pincement qui diminuerait leur vigueur. Dans le courant du mois d'août, et quelquefois plus tard, on les coupe à O^sO/i ou O'",05 de leur bg,se (C) ; mais, comme il ne s'est point formé de boutons vers ce point, ces petits prolongements ne donnent lieu, l'année suivante, à aucune production (D), et finissent par se dessécher et déterminer autant de vides sur les branches. Ou bien, si un ou deux bourgeons apparaissent, comme la sève a pris son essor de ce côté, et que, d'ailleurs, elle y est constamment

Du Bbbuil, Fruits de table. 13

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accumulée par la taille trop courte des prolongements, ces bourgeons donnent lieu à des rameaux aussi vigoureux que celui qu'o« a cassé Tannée précédente (E).

Chaque année, on recommence la môme opération, et chaq(ue année le même résultat se produit (F) ; en sorte qu*au bout d^un certain temps on n^a plus, à clxacun des points occupés par les premiers rameaux, qu'une série de ramifications très-courtes, assez grosses et surmontées d'une sorte d*excroissance formée par les bases d'un grand nombre de rameaux vigoureux qu'on y a supprimés chaque année. Le& cultivateurs donnent à ces productions le nom de têtes de saule (G). C'est tout au plus si, au milieu de ces ramifications inutiles, on parvient à obtenir quelques rameaux à fruit. Si l'on essaye de remplacer ces faisceauxjde rameaux par d'autres productions, en les supprimant près de leur base, comme la cause qui les avait produits subsiste toujours, on en obtient deux ou trois au même point au lieu d'un seul (H), ou bien, comme cela arrive quelquefois, il ne se développe rien à leur place, et il en résulte un vide sur la branche (I). A mesure que l'arbre avance en âge, le mal s'aggrave, car ces têtes de saule, en s'accroissant sans cesse, nuisent à tel point à la circulation de la sève dans les ramifications, que l'extrémité devient languissante et se dessèche. Les têtes de saule ellesmêmes, en vieillissant, développent plus difficilement de nouveaux bourgeons; elles finissent aussi par s'anéantir, et la branche meurt. C'est ainsi que nous avons vu périr des arbres en espalier, qui, âgés de plus de soixante ans et traités de cette manière, n'avaient pas produit, pendant ce laps de temps, pl«s de deux ou trois cents fruits.

On pourrait tenter la restauration de ces rameaux à fruit; mais il sera toujours beaucoup plus prompt de reconstituer à nouveau la charpente de l'arbre, au moyen du recépage, comme nous l'avons expliqué aux pages précédentes.

Arbres en plein vent. Cônes ou pyramides, — Le plus généralement encore aujourd'hui on taille beaucoup trop court les branches latérales inférieures des cônes en formation et l'on coupe trop long la flèche et les branches latérales qui l'avoisinent. Il en résulte que, l'arbre contiAuant à s'élever, la sève, qui tend toujours à affluer vers le sommet, s'arrête à

peine dans les parties inférieures, où elle n'est attirée que par un trop petit nombre de feuilles. Dès lors, Taccroissement des branches latérales inférieures cesse avant qu'elles aient atteint la longueur qu'elles devraient avoir; elles se chargent d'une grande quantité de fruits qui les épuise rapidement ; elles disparaissent progressivement, et l'arbre, continuant de s'élever, finit par prendre sa disposition naturelle, la forme en tête.

Si ces arbres n'ont encore que de i'",50 à 2 mètres d'élévation {fig. 168) et qu'ils soient suffisamment vigoureux, il n'y a d'autre moyen à employer que le recépage : on coupe la tige en A, à environ O^.GO du sol. On ravale ensuite les branches latérales B, c'est-àdire qu'on les coupe tout contre la tige en conservant leur empâtement, puis on applique à ces jeunes arbres les mêmes soins que pour un cône au début de sa formation.

Si l'on veut renoncer pour ces arbres à la forme conique, rien ne sera si facile que d'en faire des colonnes (p, 131). Il suffira de leur conserver toutes leurs branches, puis de casser complètement celles-ci en leur conservant une longueur de 0"',/iO pour les plus vigoureuses et de 0™,20 pour les plus faibles. Ces branches sont en outre soumises au cassement partiel vers la moitié de la longueur conservée. Chaque année ces branches latérales sont raccourcies au-dessus des boutons à fleur, de la base, jusqu'à ce qu'elles ne présentent plus qu'une longueur de 0'»,06 à O^jOS. Quant au prolongement de la tige, on re-

Fig. 168. Restauration d'un jeune poirier en quenouille.

tranchera chaque année la moitié de sa longueur totale.

Mais, lorsque Tarbre à opérer aura atteint une hauteur de 6 à 5 mètres, comme celui qu'indique la figure 169, et que la base sera encore pourvue d'un certain nombre de ramificatioiis, il ne faudra supprimer, pour lui rendre la forme conique, que la moitié de sa hauteur totale. S'il n'était pas très-vigoureux, on ne conserverait que le quart de • cette hauteur. Toutes les branches situées au-dessous de ce point sont rapprochées, c'està-dire coupées à 0™,02 environ de leur naissance. Dès les premiers jours du mois de mai, cette tige se couvre de nombreux bourgeons; on n'en conserve qu'un nombre égal à celui des branches latérales qu'on veut obtenir.

Pendant l'été suivant, on favorise l'allongement des bourgeons inférieurs en pinçant ceux du sommet, à

Fig. 169. Restauration d'un poirier déjà âgé. l'eXCeptiOU tÔUtCfoiS de

-celui que Von choisit pour prolonger de nouveau la tige. Lors de la taille d'hiver suivante, on n'enlève que le quart de la longueur des ramifications inférieures, puis on raccourcit successivement les autres en laissant seulement une longueur de 0"»,20 à celles du sommet; on ne donne à la flèche qu'une longueur de 0",/|0. Pendant l'été suivant on favorise encore la végétation des parties inférieures de l'arbre en soumettant au pincement les bourgeons du sommet. A la fin de la végétation, l'arbre a repris sa forme conique, et l'on peut continuer sa formation en lui appliquant les soins que nous avons prescrits pour les cônes.

Nous terminerons ce qui a trait à la restauration du poirier par l'observation suivante, qui s'applique aussi bien aux arbres en plein vent qu'à ceux en espalier : il arrive fréquemment que, trompé par la description exagérée de la qualité des fruits de certains arbres, ou que, victime d'erreurs commises dans l'envoi des variétés demandées aux pépiniéristes, on plante des poiriers qui ne méritent réellement pas la culture. " Ce qu'il y a de plus fâcheux dans ce cas, c'est qu'on ne s'aperçoit de cela que quatre ou cinq ans après la plantation, c'està-dire lorsque les jeunes arbres commencent à fructifier. Pour ne pas perdre inutilement le temps et les soins que l'on a donnés à ces arbres pour leur plantation et la première formation de leur tige, on pourra, au lieu de les sacrifier pour planter de nouveau, leur appliquer l'opération de la greffe.

Ainsi, s'il s'agit d'arbres destinés à former des cônes, des vases ou gobelets, ou même des arbres en espalier, on devra placer un ou deux écussons Vilry (voir le chapitre des greffes dans le premier volume de cet ouvrage) sur chaque branche sous-iuère. Pour les arbres en cône ou en espalier, les écussons seront placés sur ces branches à 0™,05 ou 0'",06 de leur naissauce pour celles qui seront les plus élevées, et à 0™,30 pour les plus basses. Quant aux arbres en vase, les écussons seront placés sur ces branches à 0",20 de leur naissance sur la tige. Pour les branches sous-mères des arbres en cône ou en vase, les écussons devront être posés sous les branches; pour ceux en espalier, on les placera en avant de ces mêmes branches; pour les arbres en cône ou en espalier, l'écusson destiné à prolonger la tige ou branche mère devra être posé à la base

de la fraction de cette tige âgée de trois ans. Si Ton plaçait Técusson au point où cette tige devait être coupée Tannée suivante, il serait à craindre que les ramifications inférieures, taillées très-court, ne se développassent plus assez vigoureusement et ne reprissent plus, dans l'intérêt de la forme de Tarbi^e, l'avantage qu'elles avaient sur les branches supérieures. En plaçant l'écusson terminal assez bas, ainsi que nous venons de le recommander, on est obligé de ravaler la tige, et cela tourne au profit des parties inférieures.

Nous avons conseillé de poser deux écussons au même point sur chaque branche : c'est afin d'échapper plus sûrement à un non-succès. Si ces écussons se développent tous deux, on en supprime up, peu après son premier développement. Ces écussons placés, il n'y a plus qu^à couper chaque branche,, en février, au-dessus du point où ils ont été posés, puis à donner une direction convenable aux nouveaux bourgeons, à mesure qu'ils s'allongent.

Nous avons également employé la greffe en fente et en couronne pour changer la nature des fruits des jeunes arbres, • et nous en avons obtenu de bons résultats. Toutefois nous pensons que, si l'écorce des branches est encore assez mince ^t tendre, il y aura plus d'avantage à se servir des écussons. Les amputations que nécessite la pose des premières greffes donnent lieu, sur les ramifications un peu volumineuses, à des difformités nuisibles à la végétation.

Opportunité des opérations de restauration. — Les opérations de restauration que nous venons de décrire ont perdu beaucoup de leur importance depuis que nous avons imaginé les cordons obliques et verticaux. En effet, ces formes permettent d'obtenir le produit maximum des arbres en plein vent ou en espalier vers la sixième année après plantation, tandis qu'il en faudra toujours dix à douze pour les grandes formes soumises à la restauration; d'où il suit qu'il y aura presque toujours avantage à substituer à ces opérations une nouvelle plantation en cordon. Dans l'hypothèse où tous les arbres d'un jardin auraient besoin de recevoir ces opérations de restauration, on procéderait ainsi : on supprimera tous les anciens arbres sur le tiers de l'étendue du terrain où ils sont en plus mauvais état, puis ils seront remplacés sur cette

même surface par des cordons. Lorsque ceux-ci commenceront à fructifier, on procédera de la même façon sur Je second tiers, et quelque temps après sur le restant du jardin. En outre, les anciens arbres appartenant à la seconde et à la troisième opération serojit, en attendant leur suppression, taillés très-long et les ramifications soumises à Tarcure (p. 76 et 77), afin de les épuiser promptement par une abondante production de fruits. Tout le jardin sera ainsi successivement restauré sans qu'il en soit résulté une privation de fruits. C'est là, à notre avis, le mode de restauration le plus rationnel.

Transformation des arbres en cône en double palmette Verrier. — Nous avons démontré plus haut les inconvénients que présentent les arbres en cône ou pyramide.

Fig. 170. Arbre en cône transformé en double palmette Verrier.

Fig, 171. Plan de la figure 170.

Si l'on avait un certain nombre de ces arbres complètement formés, mais encore sains et vigoureux, il serait. déraisonnable de les supprimer pour y substituer d'autfes dispositions. Dans ce cas, nous conseillons de les transformer en doubles palmettes Verrier (/î^. 170 et i 71) . Ces arbres étant plan-

tés à 3 mètres d'intervalle, on en supprimera un surldeux, puis on conservera à la tige de ceux qu'on a réservés une hauteur de 2™,60. On établira ensuite au pied de ces arbres un support semblable à celui indiqué par les figures de 4 72 à 17/i. Ces supports seront ainsi établis : placer dans le sol à 2 mètres du pied de l'arbre deux poteaux A {fig. 172 et 173) de 3 mètres de hauteur, 0"™,l/i de diamètre et enterrés sur une longueur

fig. 172. Face du support pour la double palmette Verrier do !a figure 170.

Fig. 173. Plan de la figure 172. ^

de 0™,50; — Placer un troisième poteau B, de mêmes dimensions, à 0'",20 du pied de l'arbre D pour ne pas blesser les racines de celui-ci. Consolider ces trois poteaux à l'aide de fils de fer C, disposés comme pour les supports indiqués à la page 166 et suivantes. Fixer contre chacun de ces poteaux, à des distances égales de 0'",30, une série de petites traverses en fer E, longues de 0'»,60 et percées d'un trou à chacune de leurs extrémités. Faire passer dans chacun de ces trous un fil de fer galvanisé H, n» ili, et tendre «baque ligne au moyen d'un roidisseur F. Ce support ainsi terminé, rechercher sur l'arbre un nombre de branches plus ou moins latérales, égal au

nombre des lignes de fil de fer des deux faces, susceptibles d'être étendues sur ces lignes et supprimer les autres. Les branches choisies sont contournées avec précaution pour les amener sur les fils de fer. Attendre, pour faire cette dernière opération un peu délicate, que la sève, déjà en mouvement, rende les tissus plus flexibles. Il ne faudra pas trop s'inquiéter des quelques fractures partielles qui pourront se produire. On y placera quelques attelles, un peu de mastic et elles se cicatriseront rapidement. Si les branches de l'arbre n'ont pas la longueur voulue pour occuper l'espace réservé à chacune d'elles, on procédera à leur élongation avec les soins indiqués plus haut pour la palmette Verrier. En fin de compte, on obtiendra très-rapidement le p^^^j ^^^la^gûre i':2. résultat que montrent les figures 170 et 171. Ces arbres, qui offrent dans leur ensemble 20 mètres carrés de surface, ne présentent plus aucun des nombreux inconvénients inhérents aux arbres en cône et peuvent encore vivre pendant de longues années après cette restauration*

Transformation des arbres en cône en gobelet à branches renversées. — On peut aussi modifier les arbres en cône en leur donnant la forme d'un gobelet renversé (p. 139). Pour cela, la tige de l'arbre sera coupée à environ 2«,Z|0 au-dessus du sol. Puis, vers ce point, on conservera une dizaine de branches latérales et on supprimera complètement toutes les autres. Les dix branches conservées sont abaissées horizontalement et coupées à environ 0'",f 0 de leur base, de façon à les faire bifurquer. Ce résultat étant obtenu, on continue la formation de cette charpente comme nous l'avons expliqué à la page 138. Si les arbres en cône sont placés tous les trois mètres, il ne sera pas nécessaire, comme dans le cas précédent, d'en supprimer un sur deux.

Transformation des arbres en cône en gobelet à branches verticales ou à branches croisées. — Enfin ces arbres en cône peuvent également être transformés en gobelet (p. 133 et suivantes).

Pour obtenir ce résultat, couper la tige de l'arbre de façon à conserver à sa base environ dix branches ; raccourcir chacune d'elles en leur conservant 0"\50 de longueur pour les faire bifurquer, puis les abaisser presque horizontalement; continuer cette formation à l'aide des moyens indiqués aux pages 132 et suivantes.

On pourra profiter de ces trois dernières. transformations pour changer les qualités des fruits si ces arbres appartiennent à de mauvaises variétés. Il suffira, à cet effet, de placer à l'extrémité des branches, après les avoir raccourcies, un greffon d'une variété préférable et vigoureuse. Ce greffon fournira les bifurcations dont nous avons parlé.

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