‹ Cours d'arboricultureChapitre 27 sur 83 · LK CLIMAT DB PARIS · texte numérisé non relu

LK CLIMAT DB PARIS

Fin de juillet et août.

Août.

Septembre et octobre.

Septembre à décembre.

Septembre à novembre.

( ctobre à décembre.

Octobre à février.

Décembre à mars.

Décembre â mars.

Décembre à février.

Décembre à mars.

Novembre à janvier.

Novembre à février.

Décembre à avril.

Janvier à mars.

Novembre en avril.

Décembre à mai.

Janvier à avril.

Décembre en avril.

Octobre en avril.

Décembre à mai.

Décembre en avril.

Novembre à mars.

Janvier à mai.

Mars et avril.

On peut faire, à Tégard de cette liste, les deux remarques suivantes : c'est d'abord le très- petit nombre de pommes de première qualité qu'on peut compter au milieu de l'énorme quantité de variétés que Ton cultive; puis, en second lieu, que les meilleures pommes appartiennent toutes à des variétés dont l'origine est fort ancienne. Oa n'en compte pas ou presque pas parmi les variétés d'obtention plus ou moins récente.

Climat. — Le pommier redoute les climats secs et brûlants. Il réussit sous un climat un peu froid et surtout brumeux et humide. C'est en eflet dans ces conditions que sont placés les immenses vergers de pommiers de la Normandie, de l'Auvergne, des Cévennes, de la montagne Noire, de l'Angleterre, etc., qui donnent de si beaux et de si bons produits.

Sol. — Le pommier réussit mal dans les argiles compactes, dans les calcaires et dans les terrains très-siliceux. Il ne prospère que dans les sols de consistances moyennes, un peu graveleux et suffisamment humides, à la condition toutefois que cette humidité ne soit pas stagnante et qu'elle résulte d'eau suffisamment oxygénée. Aussi les pommiers se plaisent-ils particulièrement dans les terrains de transport qui existent à la base des montagnes et qui sont traversés par les eaux qui s'écoulent des terrains supérieurs.

Multiplication. — Nous n'avons pas à nous occuper ici de l'élève du pommier dans la pépinière, ni de sa plantation à demeure dans le jardin fruitier, lorsqu'on choisit pour cela des arbres greffés. Ces soins ont été examinés précédemment aux pages 10 et 33. Étudions seulement les soins que réclame la multiplication de cet arbre lorsqu'on veut créer soi-même une petite pépinière et planter à demeure les jeunes sujets après une année de développement du greffon.

Le pommier peut être greffé sur trois sortes de sujeis : le pommier franc, le pommier doucin, le pommier de paradis. Le choix à faire entre eux est déterminé par la forme à donner aux arbres et par la nature du sol.

Le pommier franc, obtenu au moyen du semis des pépins, est le sujet qui imprime aux arbres la plus grande vigueur. La première fructification se fait attendre assez longtemps; mais les arbres qu'il produit présentent une très-longue durée. On

le choisit exclusivement pour former des arbres à haut vent, quelle que soit la nature du sol.

Le pommier doucin est une variété obtenue oridnairement de semis et qu'on continue de multiplier dans les pépinières au moyen des boutures et du marcottage. Cette sorte de sujet, un peu moins vigoureux que le premier, vit un peu moins longtemps; mais la mise à fruit des arbres qu'on en obtient est plus prompte. On choisit le doucin pour greffer, dans tous les terrains, les pommiers destinés à former des vases*ou gobelets, des espaliers ou des contre-espaliers ;on choisit aussi ce sujet pour faire des pommiers nains dans les terrains secs.

Le pommier de paradis est une autre variété obtenue aussi de semis et qu'on multiplie comme le doucin. Il donne lieu aux sujets les moins vigoureux. Il est exclusivement employé pour former des pommiers nains, auxquels il donne son nom. Ces petits arbres, très-fertiles, produisent dès la troisième année de greffe. Les fruits sont très-remarquables par leur grosseur; mais ces arbres ne vivent que pendant un petit nombre d'années.

Les motifs qui font adopter l'un ou l'autre de ces sujets doivent être pris en considération, non-seulement lorsqu'il , s'agit de greffer soi-même les sujets, mais encore lorsqu'on achète des arbres greffés.

Pour se procurer ces divers sujets pour la petite pépinière qu'on voudra créer, on achète dans les pépinières des boutures ou des marcottes de doucin ou de paradis âgées d'un an.

Si la végétation de ces sujets est vigoureuse, on pourra les greffer en écusson Vitry dès le mois d'août suivant. S'ils sont encore trop faibles à cette époque, on retardera l'opération d'une année. Lorsqu'au printemps qui suit cette sorte de greffe on remarque qu'elle n'a pas réussi sur certains sujets, on la remplace par la greffe en fente anglaise ou par celle en couronne perfectionnée. (Voir le chapitre des greffes dans le premier volume de cet ouvrage.)

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