LB CLIMAT DB PARIS
Commencement de juillet.
Commencement de juillet.
Commencement d'août.
Milieu d'août.
Fin d août.
Commencament de septembre
Fin d'août.
Fin d'août.
Commencement de septembre
Septembre.
Septembre.
Milieu de septembre.
Fin de septembre.
Fin de septembre.
Fin de septembre.
Commencement d'octobre.
Octobre.
Fin de septembre (midi).
Milieu d'octobre (midi).
Fin d'août.
Septembre.
Fin d'août.
Août et septembre.
Fin de septembre.
Climat. — Le pêcher ne peut être cultivé en plein air^ sans abri, que sur une partie de notre territoire qui s'étend de Lyon à la Méditerranée et d'Angoulême aux Pyrénées. Au nord de cette ligne, le pêcher exige la culture en espalier et remploi d'abris d'autant plus complets qu'on s'éloigne davantage du Midi. On devra également choisir des variétés d'autant plus précoces qu'on se rapprochera plus du Nord.
Sol. — Le pêcher aime un sol profond, perméable, de consistance moyenne, et surtout contenant une certaine proportion de matière calcaire. Dans les sote très-légers et exposés à la sécheresse, sa végétation est languissante, ses fruits restent petits et deviennent amers. Dans les terrains compactes, humides, les arbres poussent d'abord assez vigoureusement; mais ils sont bientôt atteints de la gomme, qui les ruiner complètement. Cet accident est toutefois moins à redouter sous le ciel brûlant du Midi que dans le Nord. Sous ce dernier climat, on peut diminuer cette influence fâcheuse en greffant les pêchers sur le prunier, car ses racines pivotent moins que celles de l'amandier.
Ce que le pêcher redoute par-dessus tout, c'est la surabondance d'humidité du sol. C'est pour cela que, dans le Midi même, ces arbres succombent promptement sous Tinfluence des irrigations auxquelles on soumet la terre pour les soustraire à l'excès de la sécheresse. Dans ce cas, il convient de remplacer ces arrosements par des défoncements d'autant plus profonds, lors de la plantation, que le sol est plus sec. Les racines pourront alors, en s'enfonçant, aller chercher l'humidité qui leur manque.
Multiplication. — Nous nous sommes longuement étendu à la page 12 sur les divers modes de multiplication du pêcher. Nous avons aussi indiqué, au chapitre Des Pépinières, dans le premier volume de cet ouvrage, les soins que réclame la première direction à donner à la greffe de ces arbres. Enfin nous avons également dit, en parlant du jardin fruitier (page 37), les divers soins qui se rattachent à la plantation à demeure de cette espèce, lorsqu'on choisit des arbres tout greffés. Disons seulement ici ce qu'il y a à faire lorsqu'on veut créer soi-même une petite pépinière de pêchers.
Le pêcher peut être greffé sur diverses sortes de sujets: Vamandier, le pêcher et plusieurs espèces de pruniers. Le choix à faire entre eux est déterminé surtout par la nature du sol.
Vamandier est le sujet le plus vigoureux. On le préfère pour tous les terrains assez profonds et exempts d'humidité surabondante et un peu calcaires.
Parmi les différentes sortes d'amandiers, celle dont on doit choisir les semences pour faire des sujets est Vamandier doux
à coque dure. Toutefois les variétés du pêcher, pourprée hâtive, bourdine et madeleine rouge, réussissent mieux greffées sur amandier à fruit amer.
Le pêcher franc est obtenu au moyen de noyaux de pêches choisis parmi les variétés les plus vigoureuses. On en obtient des sujets dont les racines pivotent un peu moins que celles de Tamandier et qui conviennent mieux aux terrains secs et peu profonds.
La greffe en écusson est aussi mieux assurée sur ce sujet que sur Tamandier. La difficulté de se procurer des noyaux de bonne qualité empêche les pépiniéristes du Nord de faire un usage fréquent de ce sujet.
Les pruniers donnent lieu à des arbres moins vigoureux que les deux premiers sujets ; mais, comme leurs racines pivotent beaucoup moins, on les préfère pour les terres compactes à sous- sol humidp. Plusieurs espèces de pruniers sont employées comme sujets ; le plus usité est le prunier commun (prunus domestica), dont on préfère les variétés les plus vigoureuses, telles que la Sainte-Catherine^ le damas d* Italie, \dL, royale de Tours et surtout le damas noir. On rejette les sujets obtenus de drageons ou de boutures. Ils donnent lieu à des arbres mal venants et qui s'épuisent en rejetons.
Depuis quelques années, certains pépiniéristes ont essayé d'employer le prunier Mirobolan {prunus Myrobolana), Cette espèce, multipliée au moyen des boutures, donne lieu à des arbres plus vigoureux; mais il paraît peu convenir au pêcher.
Fig. 258. Prunellier épineux.
M. le curé d'Auxonne (Côte-d'Or) nous a communiqué, en 1856, le résultat très-satisfaisant qu'il a obtenu de la greffe du pêcher sur le prunellier ou épine noire {prunus spinosa, fijg. 258). Ce sujet donne lieu à des arbres nains qui sont aux pêchers greffés sur amandier ou sur prunier commun ce que sont les pommiers greffés sur paradis à ceux entés sur pommier franc ou sur doucin.
Ces indications s'appliquent non-seulement aux pêchers que Ton veut greffer soi-même, mais encore à ceux que Ton achète tout greffés dans la pépinière.
Pour se procurer ces sortes de sujets destinés à la petite pépinière que Ton voudrait créer en vue de la plantation du jardin fruitier, nous renvoyons à la page 12 en ce qui concerne les sauva-geons d'amandier et de pêcher franc.
Quant aux sujets de prunier, il est plus simple de se procurer de jeunes plants d'un an, qu'on plante dans la petite pépinière.
Les sujets d'amandier et le pêcher franc sont greffés en écusson à œil dormant vers le mois de septembre qui suit leur ensemencement. A la fin du mois de février suivant, on coupe la tête du sujet à 0"\08 au-dessus du point où l'écusson a été posé.
Pendant l'été qui suit, les écussons se développent, et on les maintient dans une position verticale en les fixant au sommet de la tige qui sert de tuteur; à l'automne suivant, on enlève la portion de tige conservée au delà de l'écusson, et ces jeunes arbres sont immédiatement plantés à demeure. Les sujets de prunier ne sont écussonnés qu'après une année de plantation, et cela en juillet. On leur donne ensuite les mêmes soins qu'aux précédents.
Culture. — - Le pêcher est cultivé soit dans le jardin fruitier, soit dans les vergers. Co mme ces deux modes de culture présentent des différences notables, nous allons les étudier séparément.