‹ Cours d'arboricultureChapitre 72 sur 83 · EMBALLAGE DES FRUITS · texte numérisé non relu

EMBALLAGE DES FRUITS

8 à 10 décimètres carrés sur une hauteur de 6 à 40 centimètres, selon la grosseur des fruits. On ne pourra placer ainsi qu'une ou deux couches de fruits, et Ton évitera les froissements. D'un autre côté, les caisses étant très-petites et le poids de chacune d'elles étant peu considérable, les secousses (}u'elles éprouveront pendant le trajet seront moins violentes et les fruits seront moins contusionnés ; Ix"* remplir les caisses assez complètement pour que l'ébranlement continu ne donne pas lieu à un tassement qui, produisant un vidé, expose les fruits à se déplacer et à se meurtrir dans la caisse. Indiquons maintenant les soins particuliers que réclame chacune des sortes de fruits de cette catégorie.

Les pêches ne doivent former qu'un seul lit dans les bottes dont notis venons de parler. On place au fond et sur les côtés de ces boîtes une couche de rognures de papier; on enveloppe chaque fruit dans une ou deux feuilles de vigne, et on les place les uns à côté des autres en les séparant par une couche de ouate. 11 convient de les serrer le plus possible sans les froisser et de bien remplir les vides avec de la ouate. On termine en plaçant par-dessus une dernière couche de rognures de papier. Ces fruits ainsi emballés pourront faire, en grande vitesse, sans altération, le trajet de Marseille à Lopdres.

Les abricots et les prunes seront emballés comme les pêches, avec cette seule différence, que, par suite du volume moins grand de ces fruits, on pourra en placer deux lits dans la même boite en le séparant par une pouche de rognures de papier.

Les cerises seront disposées de la même façon; mais on pourra en superposer trois ou quatre lits, en les séparant les uns des autres comme nous l'avons dit plus haut.

Les raisins recevront aussi le même mode d'emballage. Chaque grappe sera séparée des voisines par une feuille de vigne ou une feuille de papier Joseph, et l'on pourra superposer deux lits de grappes en interposant entre elles une couche de ouate.

Fruits à chair ferme. — Nous n'avons dans cette catégorie que les poires et les pommes, et ces sortes de fruits réclament le même mode d'emballage, qui devra être le suivant :

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Choisir des caisses ou des paniers assez solides et d*uiie grandeur telle, que le poids total ne dépasse pas 20 kilogr., afin que les secousses ne soient pas trop violentes. Placer au fond et sur les côtés de ces caisses ou de ces paniers une couche (épaisse de mousse sèche ou de regain. Placer sur cette couche un premier lit de fruits bien serrés et préalablement enveloppés d'une double feuille de papier Joseph et séparés les uns des autres par des rognures de papier. Superposer ainsi autant de lits de fruits que la caisse peut en contenir, en séparant chaque lit par une couche épaisse de rognure de papier. Faire en sorte que ces caisses ou ces paniers soient pourvus d*anses qui permettent de les saisir et de les transporter facilement.

Si les fruits sont destinés à voyager pendant l'hiver et qu'on ait à redouter la gelée, le meilleur moyen de les en défendre consistera à placer la caisse dans une autre plus grande, de façon à ce qu'il reste entre elles un intervalle d'environ O^.IO, que l'on remplit avec de la paille ou de la mousse bien sèche. On pourra également employer, dans ce cas, deux tonneaux placés l'un dans l'autre.

Fruits ordinaires. — Les divers procédés que nous venons de .décrire s'appliquent aux fruits de premier choix qui peuvent être vendus à un prix assez élevé pour être grevés de ces frais d'emballage. Pourles fruits plus communs, et surtout lorsqu'ils ne doivent pas parcourir de grandes distances, l'emballage peut être très-sîmplifié.

Les pêches, les abricots, les figues, sont placés dans des paniers plus larges que hauts ; ces paniers ne doivent recevoir au plus que trois rangées de fruits superposés. Ces fruits sont séparés par des feuilles fraîches.

Les .prunes, les cerises, les raisins, un peu plus» fermes que les fruits précédents, sont placés dans des paniers plus grands, et on ne doit employer les feuilles que pour garnir seulement les parois et le dessus des paniers.

Les groseilles à grappes et les cassis supportent encore une pression plus forte; aussi on les place dans de grands paniers garnis seulement de feuilles fraîches.

Les framboises sont, de tous les fruits, les plus difficiles à transporter; on les place dans de petits paniers garnis de

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feuilles fraîches et pouvant en contenir au plus 2 ou 3 kilos. Leur transport au loin est presque impossible, à moins qu'on ne procède comme les cultivateurs de Plombières, auprès de Dijon, qui cultivent le framboisier sur de vastes surfaces. Les produits de cette localité sont placés dans de petits tonneaux et expédiés ainsi à Paris et à Londres. Ils y arrivent à rétat de marmelade, mais on les emploie immédiatement et seulement pour faire des sirops ou des gelées.

Quant aux poires et aux pommes, on les plac^ dans de grands paniers garnis de paille ou de foin, et Ton sépare chaque lit de fruits par une couche de regain.

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